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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 22:54

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"No one's laughing now". Comme s'ils allaient vraiment nous balancer un son vraiment Stone Sour, le son, hybride de SlipKnot et un truc plus Tayloriste. Un mashup, un truc de fou. Je n'ai pas été convaincu, à mes première heures de metalleux de la force de l'album Audio Secrecy (en le réécoutant, j'avoue avoir un peu plus de facilité à l'écouter), là, c'est tout le contraire, dès le premier morceau, tu prends une méga claque. Même Come What(Ever) May me paraît fade, à côté. C'est pour dire. C'est, il me semble, le premier Stone Sour (que je n'abrègerai pas avec ses initiales, non non) sans le bassiste d'origine, Shawn Economaki.

Corey définit cet album comme un hybride entre "The Wall des Pink Floyd et Dirt, d'Alice in Chains". Peut-être. Mais je ne le vois pas comme ça. Sinon, je n'aurais pas été aussi surpris et aussi K.O. à la première écoute. J'aurais dit un truc du genre "Ah ouais. D'accord. Ca sonne Alice in Chains, ouais, c'est sûr. Le côté Floydien, ça doit être pour le côté "album concept", en fait". Voilà ce que j'aurais pu dire. Mais non.

Un son résolument plus SlipKnot, j'ai envie de dire. Surtout sur le dernier morceau, Last of the Real. J'aurais presque envie de dire qu'il y a possibilité de confusion (presque, hein). Une grosse basse, presque trash metal pour l'intro. Pour un peu, on voit les Neuf Masqués sur scène. Un morceau dans une veine du Vol.3 (Subliminal Verses), qui alterne plus les passages scream/chant clair que sur All Hope Is Gone. Si je devais choisir des points de comparaison (et ça reste sur le fond, pas sur la forme, sur l'alternance des types de chant), je m'orienterais sur Duality et Psychosocial. Mais encore, c'est une subjectivité totalement assumée. A vous de vous faire votre propre avis. 

Le son du groupe est toujours si particulier. J'ai conscience que je me répète, oui. Un truc vraiment massif, pourtant très mélodique. Gone Sovereign, première piste envoie bien. "THIS IS MINE". "So scatter all my ashes when I'm dead". Un album tourné vers la mort, vers l'idée de non-retour. Certainement un hommage à Paul Gray. On ne s'éloigne jamais totalement du Stone Sour originel (celui qu'on retrouve sur Come What(ever) May), comme sur le morceau My Name is Allen. C'est vraiment flagrant sur ce morceau. Peut-être plus que sur les autres. Peut-être le morceau qui se rapproche le plus d'un Stone Sour "brut" (mais encore une fois, ça reste vague, y'a pas eu tant d'albums que ça. Quatre, pour être précis. Cinq si on compte l'EP).

Sur cet album, le groupe nous offre deux magnifiques morceaux. Mais sincèrement, ces morceaux sont des perles dans leur genre. Ca commence par Tired, cinquième piste de l'album, qui sonne comme le pré-refrain de Gone Sovereign. Pas une chanson calme comme je l'entends, mais avec des orchestrations au violon, c'est déjà un effort. "I'm just too young to care - I just want to watch the whole world burn" : philosophie passée ? Etat d'esprit du personnage central de ce double album (eh oui, la deuxième partie prévue pour début 2013, comme l'album de Coheed and Cambria. Première partie : Ascension) ? Ou interprétation d'un nihilisme qui me semble réunir quasiment tous les groupes de metal ? Pour répondre à cette question, il faudrait demander à Corey. Malheureusement, j'ai pas son adresse mail. En tout cas, ce morceau reste d'une force phénoménale. Je dirais presque post-hardcore, mais je sais pas si c'est juste. Pour les refrains, à la rigueur. Le deuxième morceau, Taciturn. Celui-là a la force d'un Snuff, presque. Tout aussi mélancolique. Et Corey, ce monstre, ce magicien, qui en fait passer autant en chantant comme ça qu'en étant sur All Hope is Gone ou Psychosocial. "Across the world for you / My reasons have no reasons to remain / I'd cross the world for you / I don't know what I'm doing / But I can stay the same". La version acoustique est encore plus poignante. 

Les samples, c'est toujours quelque chose d'étrange. Surtout ici, sur le morceau RU486 (titre énigmatique, effectivement). Un morceau à la force brute, qui décape bien. Pas de temps morts, un solo à la SlipKnot (encore une fois, on y revient), avec les choeurs derrière, la voix râpeuse de Corey, j'ai presque envie de dire que le nouveau SlipKnot qui est sensé (j'ai pas de sources vraiment exactes, juste quelques tweets lâchés comme ça par quelques personnes, des rumeurs qui circulent sur pas mal de sites) arriver pour 2013 aussi, devrait se rapprocher pas mal de ça. Déjà que la fin de All Hope Is Gone nous montrait un groupe plus calme et plus dans la continuité du Vol.3

Pour résumer, un très très bon album. Je n'ai pas eu besoin de plusieurs écoutes pour accrocher, ce qui est, je vous le dis, vraiment vraiment rare. Il m'en faut souvent au moins deux, voire trois. Rien que pour ça, je considère cet album comme très bon. De plus, la variété des approches musicales est très recherchée, il n'y a pourtant pas de fioritures, les seuls effets qui passent sont là à bon escient, et très efficaces. Il y a, je pense, des "tributes to" Paul Gray disséminés dans cet album (faudra que je lise les paroles, mais ça ne m'étonnerait pas). Sincèrement, je ne lui trouve pas de défauts, je n'y arrive pas. Peut-être quelques morceaux un peu plus faibles que les autres, mais sincèrement, il faut les trouver... Je suis tenté de mettre le maximum. Et ouais, aller. 20/20, album parfait.

Et l'esthétique de la pochette, aussi. Plus je la vois, plus je pense au #2.  

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Published by Hannibal - dans Chroniques
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