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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 15:53

Electric-Worry-Back-to-Motor-City

Un gros son qui décrasse les conduits auditifs. C'est comme ça que je pourrais qualifier la musique des Doubistes d'Electric Worry. Un hybride entre le stoner à la Mudweiser et le gros hard-rock suintant la bière et le bourbon des années 70 (du genre Steppenwolf, notamment avec Born to be Wild). Un gros son à écouter à burne en décapotable, au soleil couchant, sur la route 66, les cheveux dans le vent, les Ray-Ban posées sur les yeux. Des clichés, oui, je sais. Mais là, mais là. Ça décape. 

Le trio envoie fort avec le premier titre éponyme, Back to Motor City. Comme je le disais, une ode aux groupes de hard 70's. Un son couillu et tranchant à la fois (ah oui, non, c'est pas eux, ça, je confonds avec la future chronique). Et pourtant, même en appliquant la vieille recette qui a tenu des centaines de milliers de routards éveillés pendant les longues nuits où on roule sur autoroute, on arrive à retrouver un vent de fraîcheur. C'est épique, on enfourche sa Harley et on décolle. Le riff principal tourne en boucle longtemps après l'avoir écouté, tout comme le titre-refrain qui tourne un peu en rond dans ma tête.

One Vision n'est pas un morceau en hommage à Queen, mais plutôt aux trois gars de Virgine-Occidentale, les Karma to Burn. Un son de guitare saturé, une grosse basse bien présente et une batterie bien lourde. Le petit plus pour le chant qui dégomme bien, qui râpe comme c'est pas permis. Tout comme pour les mecs de Karma to Burn, on retrouve la structure du riff principal qui tourne pendant une bonne partie du morceau, avec des plans harmonisés faisant office de ponts. A la première écoute, j'ai été tenté de comparer avec la reprise d'American Woman de Kravitz pour certains passages de chant, peut-être parce que l'esprit rock 70's de routier est présent dans le morceau. 

Take the Road, on ne peut pas faire plus clair comme titre, j'ai envie de dire. On prend les mêmes et on recommence, Karma to Burn et Lenny Kravitz. Dans la morosité musicale ambiante, j'ai envie de dire que ce genre de morceau, même court (trois petites minutes) relance la machine à rêver et on se retrouve en train de tracer la route et de faire le tour du désert d'Arizona, sans personne pour nous faire chier et nous chercher des noises (ou du noise, et auquel cas on lui fait écouter l'album et ça devrait plutôt bien se passer).

Side by Side, ce morceau où le chanteur à un petit relent d'Eddie Vedder dans la voix. Le gros break bien bien groovy à la moitié du morceau est vraiment maîtrisé, c'est pas trop trop lourd, ils n'en font pas des tonnes pour montrer leur technique et se servent efficacement de ce qu'ils savent faire pour sortir un truc qui cogne et qui décrasse. Et c'est ça la musique : prendre une claque monumentale quand on écoute un album.


Quatre titres pour cet EP, donc. C'est léger dans le nombre de morceaux mais ça reste quand même très très bon pour un premier EP. Personnellement, j'en redemande. Et très vite. Ma tendance à vouloir tout noter refait surface et je suis obligé d'accorder un 8/10 à cet album : parce que ça cogne et que c'est prometteur, mais on sent encore une certaine fébrilité au niveau des compositions où on s'appuie sur ce qu'on connaît pour bien se lancer (et ce n'est pas nécessairement un reproche, j'attends la suite pour voir ce que ça va donner, et je serai sans doute agréablement surpris, je l'espère) !

 

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Published by Hannibal - dans Chroniques
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