Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:20

Je crois que je vais finir par apprécier pousser les coups de gueule contre à peu près tout et n'importe quoi. Il y a deux semaines, c'était les fascistes et les antifascistes, la semaine dernière, le rap de banlieue. Aujourd'hui, je suis d'humeur pour matraquer un petit coup l'Europe, cette institution qui devait changer nos vies et les rendre meilleures.

Ça a commencé bien avant Maastricht, un truc du genre 1957, sous De Gaulle, c'est pour dire. A l'époque, ça s'appelait la CEE (Communauté Économique Européenne) et on devait prendre les décisions à l'unanimité. A l'époque, ils étaient 6 (France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Italie, Belgique) et De Gaulle s'était promis de mettre un beau bordel si le mode de vote n'était changé (comprenez si le mode de scrutin restait à l'unanimité et pas à la majorité). Et il le fit. Cet homme était un fou. Ou un visionnaire. Ou les deux. Pendant six mois, De Gaulle refusa que la France participe aux questions de traités (ou tout autre chose ayant un trait avec l'Europe, en fait) pour montrer que c'est bien lui qui a botté le cul des ennemis en 1945 (alors que c'est pas vrai, les Français se sont pris une branlée, mais ça, faut pas le dire, c'est mal pour le moral national, qui est déjà pas folichon. Alors, si en plus on leur dit que c'est le peuple et pas l'armée qui a triomphé de la monarchie, ils se relèvent plus) et qu'on ferait bien de pas oublier parce qu'il très vite faire dégénérer un truc (va voir comment il a niqué les plans nazis en lançant la résistance, toi). Ensuite, on a demandé aux Anglais de venir. Parce qu'il faut pas être méchant, les Anglais, ils sont cools, ils nous ont aidé par deux fois pendant les guerres, ils étaient pas là, on aurait fait la gueule et on parlerait schleu en ce moment (oui, même l'Alsace a été libérée, oui, mais ils sont un peu maso, mais on les aime bien quand même, hein).

Et après, on rajouté plein de pays qui servent pas à grand chose, du genre la Grèce, l'Espagne ou le Portugal (qui viennent couiner aujourd'hui parce qu'ils n'ont plus un rond dans les caisses) pour dire qu'on était "un peuple uni et indivisible". Je ne parle pas portugais, je ne vis pas comme un espagnol, je ne poutre pas un mot de grec, mais c'est pas grave, j'aime mes frères. En 1992 (un-neuf-neuf-deux. Prononcer mille neuf cents quatre-vingts douze, c'est has-been, loser), arrive Super-Maastricht et son traité sur l'ouverture des frontières. Un truc cool. Qui nous a raméné nombre d'immigrés roumains et hongrois (mais on va dire que c'est la rançon du succès. Oui, je suis pas une pute, je les aime bien, les roumains qui viennent me harceler dans la rue pour avoir "oune pièce pour manger. Sivouplé... Mis enfants, ils vont pas bien, je suis très faim". Constat : on devrait se cotiser pour offrir un Becherelle aux nécessiteux : comment tu veux les aimer s'ils parlent pas ta langue ?) en plus de ceux qu'on avait déjà récupéré avant 1968 : les immigrés polonais, espagnolais, portugais, italiens qui venaient chez nous pour notre accueil humain et le respect des droits fondamentaux des Hommes (y'en a sûrement qui font les ventilateurs dans leur tombe, en ce moment). Maastricht, c'est aussi le début du "On va faire une Europe économique, mais mieux". Partir de ce constat, c'était lucide. Dire qu'on va faire mieux, au vu du regard critique qu'on peut porter, je sais pas trop, en fait. Si c'est mieux dans le négatif, oui, certainement. Mais dans le positif, j'en sais trop rien.

Parce que, là où je veux en venir, c'est que l'Europe est une sorte de monstre tentaculaire créé pour concurrencer les États-Unis (parce que l'URSS, c'est bien gentil, mais en 1992, ça n'existe plus et la Russie est trop faible pour tenter quoi que ce soit). Alors, dans ce contexte, l'Europe est bien contente de se faire une petite place au Soleil. Pas pour longtemps, cependant. La Chine commence à accélérer sa prise d'indépendance par rapport à l'Europe, à être plus dynamique, à avoir plus de polarisation (salaires plus bas, hé ouais). Mais, l'an 2000 apporte son lot de promesses, nouveau siècle, nouveau millénaire. Les attentats du 11 Septembre, Bush, Ben Laden, tout ça est encore loin, alors, dans ce contexte de liesse, l'Union Européenne, sacrée au rang de "puissance économique" (ce qui, entre nous, est assez stupide : comment un seul pays peut-il rivaliser avec une coalition de 27 ?) se lance dans le pressage de monnaie. Je me souviens encore (j'avais 7 ans) des gens avec leurs calculettes bleues toutes moches multipliant constamment les prix en euro par "6,55957" ou demandant, aux caisses "Mais en francs, ça fait combien ?". Une époque où on ne se demandait pas comment finir le mois (pour la plupart des français) et où le litre d'essence ne dépassait pas 1,10€ (oui, je sais, ça fait mal de lire ça). Maintenant que tout ça est bien mis en place, que nos chefs d'État consécutifs depuis 20 ans nous ont bien mis dans la panade, c'est à nous de chercher une solution à leur connerie. Ou non. Plus exactement de payer les pots cassés d'une politique qu'ils n'ont pas su mener à bien. Et ce, pour trois raisons. Il n'y a aucune harmonie européenne. Le "Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", c'est bon, c'est mort. Ensuite, il n'y a pas possibilité d'avoir de vraie réforme monétaire tant que 27 pays lècheront les bottes du capital. Enfin, on ne peut pas espérer une sortie de crise tant que trois ou quatre têtes "pensantes" européennes voudront asfixier trois ou quatres pays pour garder leur puissance économique et leur souveraineté au sein de l'Europe. L'Union Économique Européenne est donc un modèle voué à l'implosion si on ne change pas ce mode de pensée. Parce qu'il est clair que cela nous pend au nez.

L'Europe économique, pourquoi pas. Mais pas comme ça, de but en blanc. Pas directement, sans rien prévoir de stable. Parce que ce qu'ils ont créé repose sur du sable. De jolis sables mouvants qui vont tout engloutir dès que l'on bougera un tout petit trop fort. Ce n'est pas passé loin avec la Grèce. Quelles seront les répercussion après Chypre ? Pour moi, un modèle européen stable reposerait sur deux autres piliers avant l'économie. Le social et le politique.

L'Europe sociale aurait dû être mise en place dès le départ. Avant cette hérésie d'Europe économique. Pourquoi ? Comment peut-on avoir quelque chose de fiable s'il n'y a pas de sentiment de fraternité entre les peuples. J'en conclus que le drapeau européen, l'hymne européen (la Neuvième de Ludwig Van), ce n'est que du vent, le pansement qui cache l'amputation. Il aurait été aussi préférable de disséquer, un par un, tous les comptes de tous les pays membres (au niveau du déficit, la France ne serait même pas acceptée si elle présentait un dossier d'adhésion aujourd'hui) et ceux qui veulent le devenir. Sans finances saines, l'Europe se casse la gueule (on en a la preuve en ce moment). D'autant plus que ce dépouillement pourrait permettre de revoir ce qui ne va pas dans chaque pays (cotisations sociales, âge de la retraite, montant des indemnités, couverture santé), parce qu'il est inadmissible qu'au XXIe siècle, on ait encore de si grandes disparités sur notre joli continent. Et le problème des "cultures locales" n'en est pas un. C'est une chance. Regardez ce qui se fait chez nous, en Bretagne, en Alsace, dans le Nord... Ne peut-on pas faire ça à l'échelle d'un continent ? Une culture commune (les valeurs morales, la pensée...) avec des particularismes pour chaque pays. 

Une fois cette Europe sociale mise en place, une fois qu'on est sûr qu'elle est viable, on peut s'attaquer à un autre problème plus délicat : la politique. Sans une politique commune, on va dans le mur. Preuve en est que, sans avoir regardé précisément les dossiers, l'Europe s'est écrasée face contre terre. Il aurait fallu avoir la possibilité d'une gouvernance commune, pas être gouverné par une hydre à 27 têtes comme c'est le cas aujourd'hui. La politique au niveau européen n'est pas impossible. On a un président européen (un mec qui est là pour le statut, sûrement, parce que, soyons francs, qui a déjà entendu parler d'Herman Van Rompuy, en dehors de ses cours de géographie ? Qui a même déjà vu son visage ?), donc pourquoi pas. Il me semble qu'il se pose la difficile question des 27 présidences nationales. Problème qui n'en est pas un, au demeurant. Pourquoi ? Est-ce un problème, aux États-Unis si 51 États ont tous un chef différent ? En Allemagne, avec les Länder ? Il ne me semble pas qu'il y ait de gros problèmes de gestion. Le problème n'est donc pas là, puisqu'on pourrait très bien, en Europe faire une présidence commune aux 27 États (avec un Président et une équipe) et laisser en place les gouvernements. On met en place un système de lois fédérales (justice, économie, défense...) et on laisse gérer les autres choses moins importantes par les gouvernements en place dans les pays. Personne ne perd sa souveraineté et l'Europe gagne en stabilité.

Il en va, enfin, de même avec l'Europe économique. Une fois que le social et le politique ont été mis en place, sont viables et efficaces, on peut sans peine imaginer mettre en oeuvre une économie commune qui s'appuie sur les différents statuts et qui prend sa source au sommet, dans les bureaux du Président de l'Union Européenne, qui ne contrevienne pas à une loi d'un pays ou d'un autre, parce que tout aura été fait pour qu'il n'y ait plus aucune différence entre les États.


Le projet européen est donc viable, il peut être mis en place. Encore faudrait-il que les gouvernements acceptent de perdre un peu de leur légitimité, de laisser le peuple choisir son destin (pas comme avec le Traité de Lisbonne), d'arrêter de prendre l'économie comme base de la vie humaine. L'Europe est projet pour les peuples, pas pour la finance.

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 18:27

Après avoir poussé un coup de gueule contre les fascistes et les antifascistes, j'aimerais pousser un coup de gueule envers ce milieu qu'est le rap (français ou non, c'est pas bien grave, en fait).

Pourquoi ? Parce que je trouve étrange qu'on donne tant de place à une musique graveleuse, misogyne (qui peut me citer des nanas en baggy et avec des casquettes NY vissées sur le crâne ayant réussi à percer ? Et oubliez Diam's, ça compte pas) et violente dans une société où l'on prône le contrôle de soi, le respect de la femme et la non-violence. Sérieusement ? C'est pas du discrédit total pour les deux côtés concernés ? De un, le rap qui se retrouve le cul entre deux chaises, à devoir faire des chansons tiédasses pour un public qui veut de la baston et du sang. Et de l'autre, la société qui est maintenant obligée de légitimer les artistes rap parce que c'est "mainstream" (et que le mainstream, ba cé cool parske tu entands les artists ke tu émes bi1 sur toute les chénes de télé et a la radio. SKYROCK BG !) et que l'élite culturelle bobo y voit les nouveaux Indignés d'une société qui tombe en lambeaux (un beau tas de conneries, oui). Non, pas d'accord. Et ce, pour deux raisons. De un, le rap n'a pas vocation à être mainstream. Comme le metal, c'est une mouvance souterraine qui n'a(vait) pas vocation de s'extraire de ce monde-là (excepté les premiers groupes qui ont fait le genre). De deux, le côté mainstream tue la musique. D'un coup, tu te retrouves propulsé en avant, tu ne sais pas quoi faire, tu dois t'adapter, ton public change très vite, tu commences à remplir des énormes salles. Et tu te retrouves là, à devoir souffler le chaud et le froid pour garder tes anciens adeptes et en ramener toujours des nouveaux.

Le truc d'autant plus moche, c'est que le rap a récupéré un filon en or : celui des jeunes en manque de repères : comme le punk au début des années 70, le rap se prétend "musique des indignés et des sans repères" (un truc de filou, puisque tout le monde a des repères, en fait). Et c'est là tout le problème : faire croire à des jeunes qu'ils ne peuvent rien faire s'ils rentrent dans les codes.

De plus, on assiste à une éternelle ritournelle du rap : sa persévérance à vivre dans les années 90. Aucun rappeur ne s'est-il aperçu que la société a changé en 20 ans ? Ils pensent toujours que "niquer la police", c'est classe. Ils pensent toujours que la femme est uniquement à considérer sous son aspect de "vide-burnes" et de femme-objet. Ils pensent encore que si tu ne vis pas dans les cités tu n'es pas du même monde. Ils pensent encore que si t'es blanc, tu les détestes (un peu comme les fachos qui te disent que si t'es typé maghrébin, t'es un bougnoule, quoi). Un rap pour choquer Marie-Catherine de la Feuillante qui trouve horrible qu'on puisse dire que "la 6T c'est de la merde et qu'on devrait tous avoir la tehon de notre vie si on dit rien". Un rap so 90's, qui, au lieu de traiter, à sa manière, les problèmes de son époque, préfère traiter les problèmes d'une génération dorée du rap, celle des années 90 qui leur a donné confiance en ce qu'ils faisaient (légitime mais complètement contre-productif, puisque les années 90 ne sont pas les années 2010... Captain Obvious, yay !), celle qui a eu une portée symbolique car elle arrivait après deux décennies de chansons tiédasses (autant française qu'étrangère) et que ça apportait un sang neuf, un style totalement inconnu, qui vocifère sur la société sur un flow lyrique et puissant. Tout le contraire de ce qui se fait aujourd'hui. Les basses sont légitimées et portées en seul instrument, le flow est réduit à un simple ruisseau et les paroles ne représentent rien.

Bien que je sois très critique, je conçois très bien que le rap n'est pas que ça. Qu'il n'est pas seulement une machine commerciale avec des codes préétablis par des majors. Le rap, c'est aussi un univers qui permet de cracher sa détresse comme aucun autre, il permet de fédérer de vrais amateurs de musique (je parle du rap underground, celui qui a encore sa fierté, qui s'assume même s'il galère à remplir des salles) et permet de déconstruire une société du culte de plus en plus forte. 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 18:55

Encore une fois, la fac de lettres de Nancy s'est transformée en lieu de gueguerre entre fa' et antifa'. Ça fait un moment que les tags y sont, mais je n'y prête jamais attention, en fait. Allez savoir pourquoi aujourd'hui. En dehors de tout caractère politique, je trouve cela minable. Minable de dégrader des bâtiments qui sont là pour servir à d'autres et pas à des décérébrés qui se battent à coups de slogans minables et sans fond ("A mort l'État" pour les antifa, qui, la plupart du temps, ne veulent pas être confondus avec les punks, mais bon...). 

Il est vrai qu'il est légitime de combattre le fascisme (on a vu où ça a mené pour Mussolini, Hitler, Staline (qui n'était pas communiste), Pinochet). Mais pas comme ça. Pas à coup de croix gammée barrée dessinée sur le parvis de la fac. C'est complètement con comme méthode. Pour ça, je trouve les antifa complètement crétins. Utiliser les mêmes méthodes que les "ultras" (parce que, eux, ne semblent pas se considérer comme tels, c'est étrange), ça ne les dérange pas. Ils trouveraient même ça plutôt légitime vu comment les tags anti-fa fleurissent sur les murs d'entrée de la fac. Le principal problème de déontologie est là. Dans une action légitime, utiliser les armes de l'ennemi, c'est bien vu quand on est du côté des gentils (des puissants ou des majoritaires). Qu'auraient dit les pays de l'OTAN si le Vietnam avait utilisé du napalm contre les troupes des États-Unis dans les années 70 ? Ça aurait sûrement été très très mal vu, on aurait "condamné" cet acte (taper du poing sur le bureau et froncer les sourcils, efficace). Donc on laisse faire les gentils, qui se battent pour la démocratie et l'égalité, même si les méthodes utilisées sont plus que limites.

Beaucoup de gens font un amalgame (assez sordide mais compréhensif, je dois dire) entre l'antifascisme et la bien-pensance. Parce que, par ces procédés malsains, les antifa' rejettent au lieu d'essayer de comprendre (ouais, je sais, c'est limite). Mais y'a certainement un petit coeur qui bat derrière ce blouson de cuir, ce doberman, ces godasses de sécu à lames de rasoir, ce jean délavé (vous voyez, ce ne sont pas des punks, eux non plus). Parce que, comme l'extrême-droite et l'extrême-gauche en politique, ces deux mouvement reprennent les mêmes idées pour les étirer sur les extrémités de l'échiquier politico-social. Au final, ils défendent certains points de vue, de manière totalement radicale. Et sincèrement, quand on voit les antifa' débouler, on aurait tendance à les prendre des fa'. 

Si je peux me permettre, je vais taper sur l'antifascisme (parce qu'on tape trop sur le fascisme, pas assez sur les autres rigolos encapuchonnés). Soyons lucides un instant. Qualifier de "légitime" le combat des antifa' me fait légèrement rire. Qu'y a-t-il de légitime dans le fait de défendre une doctrine, quand on sait qu'elle n'existerait pas si son pendant radical n'était pas là pour lui renvoyer la balle ? C'est pareil en politique. Que serait Marine Le Pen sans Jean-Luc Mélenchon (et vice-versa) ? Rien, ils ne seraient rien. Parce qu'il faut qu'il y ait friction pour que jaillissent des idées. Il faut qu'il y ait contact pour que le courant s'établisse. L'antifascisme, c'est comme l'anticapitalisme : un truc que tout le monde soutient, parce que son opposé, c'est le mal. Comme dans le morceau de Mass Hysteria, "L'anticapitalisme est une idée vide : à moins de ne vivre que du troc, enfin, soyons lucides" (et pourtant, c'est un groupe (plutôt) de gauche). Et c'est vrai. Il n'y a pas, pour l'instant, une doctrine économico-politique potable qui ait été proposé depuis le XVIe siècle (oui, première apparition du capitalisme dans ce siècle, avec la création des premières places boursières). Je déplore cela (tout en sachant que je fais intégralement partie de ce système et que le moindre changement mettrait à mal mon être tout entier), le fait que personne ne soit capable de se lever contre les grandes dominations du fric et de l'austérité. Pour en revenir au fascisme et à son pendant gauchiste, arrêtez de vous battre comme ça, vous ne servez à rien, juste à faire tâche dans le paysage français. Si votre seul argument de vente est "Moi, je suis capable de casser la gueule d'en face, viens avec nous on te protégera", c'est limite, hein, vous convenez ?

 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:43

Les anti-mariage pour tous auront de nouveau la parole, le dimanche 24 Mars. Quel est le but d'une manifestation un mois et demi après que l'Assemblée ait voté la loi sur le Mariage Pour Tous ? Je me pose la question. En définitive, on peut y voir une tentative de renouer avec des valeurs de droite qu'une majeure partie du pays avait oublié.

Parce que le principal argument des anti, c'est de dire que la France est catholique et que toucher à ses institutions, notamment le mariage, feraient mal à tous. Non, je ne crois pas, étant donné que la France est laïque depuis 1905. Ils semblent avoir oublié le principe de la laïcité, qui est une "conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l'Église et de l'État et qui exclut les Églises de l'exercice de tout pouvoir politique ou administratif", selon le Larousse. Donc soit on scinde définitivement le tout et Christine Boutin doit changer le nom de son parti ou quitter la politique, soit on continue de faire un amalgame entre les deux et on en revient à une sorte de ségrégation basée sur des critères sexuels.

On aura beau se dire démocrate, si on refuse des droits égaux entre les Hommes, on n'avance pas et on reste au Moyen-Âge. Qui plus est, quelqu'un a-t-il demandé le droit pour les homosexuels de se marier à l'Église ? Il ne me semble pas, ces polémiques sont donc vides et relèvent d'une tentative des droites catholique et extrémiste moribondes de se faire une petite place au cœur d'un débat qui ne les concerne a priori nullement.

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 17:37

L'alcool est responsable de 49.000 décès par an. Non. Pas d'accord. L'alcool est responsable de 27.000 décès (plus ou moins) directs, soit des cancers et des accidents vasculaires. A partir de là, il reste quand même 22.000 décès liés à l'alcool mais qui ne sont pas directement liés à sa prise (notamment les maladies mentales, les cancers, des suicides, des cirrhoses), donc bon. Reste encore les accidents mortels de la route dûs à l'alcool, les chutes dans les escaliers de la cave parce qu'on a été chercher "cette putain de bouteille des Côtes-du-Rhône, tu vas voir, Gérard, il est monstrueux. Cru 1992, comme l'année de naissance de la petite. Ouais, on voulait l'ouvrir à ses vingt ans mais on était chargé comme des veaux. Et j'attends pas dix ans de plus, non".

C'est comme le tabac. Dire que c'est responsable de bon nombre de cancers des poumons, c'est limite, étant donné toutes les saloperies que l'on respire chaque jour (y compris les particules rejetées par les moteurs diesel). Mais bon, il faut rien dire, parce que sinon, ça va pas faire propre, quoi. Mais c'est vrai que c'est hallucinant cette hypocrisie de mettre sur le dos de gens addicts les résultats d'une comm calamiteuse et d'aides qui ne sont jamais mises en place (ou, si elles le sont, c'est vraiment bâclé et personne n'en profite). Parce que dites-vous bien que c'est pas en incriminant constamment ces gens que ça va les aider. Au contraire. La bien pensance, ce mal absolu qui voudrait que tout soit lisse dans la société.

Il serait de bon ton que les gens qui font ce genre d'études essaient de remettre en cause les défaillances du système plutôt que de regarder tout le temps du côté du consommateur qui ne fait pas assez attention malgré les recommandations préconisées par l'élite (pas plus de deux verres standards d'alcool). 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:28

Que Dany Boon soit l'acteur français le mieux payé de 2012 en dit long sur l'industrie du cinéma français. Loin de juger les qualités d'acteur et d'humoriste de Dany Boon, c'est surtout le fait que ses films passent plus ou moins inaperçus. Le dernier en date ? Un Plan Parfait, sorti l'année passée. J'en ai vaguement entendu parler, en bien ou en mal, je ne sais plus trop. Et juger un film sans l'avoir vu, juste pour son casting, et notamment parce qu'il y a Dany Boon, non très peu pour moi. Je préfère le voir. Le verrais-je ? Je n'en sais rien.

Depardieu nous avait fait des caisses et des caisses de mauvais cinéma de mauvais scénariste pour dire que les riches étaient brimés. Il a fait 1.3 millions d'euros de moins que Dany Boon (2.3 millions d'euros, quoi) avec deux films de plus. Mais bon, là encore, je ne vais pas juger. Je n'ai pas vu de film avec Depardieu depuis Tous les Matins du Monde, autant dire que ça m'avait laissé, quand même, un goût amer au fond des yeux.

Et peut-on vraiment parler de "renaissance" du cinéma français ? Parce que oui, c'est bien ça qu'on veut nous faire comprendre. On a aussi des gros paquets (de billets) en France. Et qu'on est capable de rivaliser avec les States en terme de qualité de films et de techniques de tournage (que des trucs que je ne maîtrise absolument pas, je vous dis). Même les américains nous envient notre cinéma national. Faire un remake de Bienvenue Chez les Ch'tis était prévu. Résultat ? On attend toujours, peut-être ne viendra-t-il jamais, ce résultat tant attendu, ce genre de film où un blanc, riche et catholique, va dans une banlieue périphérique (comprenez un ghetto où vivent des noirs, pauvres et athées ou alors polythéistes) et découvre que ses habitants ne sont pas si horribles que ça. Et le film devait faire un carton au box-office. Mais non. Seul le talent de Dany Boon peut rendre une sous-population (c'est pas méchant, non non. Pas du tout du tout) accueillante et fantastique.

Voilà. Vous aurez remarqué ma franchise, et ce, dès le titre. 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:24

Les Amis de Sarkozy ont encore frappé. Mais cette fois, ils ont dû compter sur la présence de l'immonde Gargamel, as known as Jean-Pierre Raffarin, qui somme ce très cher Nicolas Sarkozy de tirer les vraies leçons de son bilan. Et c'est vrai, il a raison. Arrêtons de dire que cet homme est, mais cela fut vrai, le leader naturel de l'UMP. Puisqu'il est à la retraite et qu'il ne reviendra plus (et on le souhaite) en politique. 

Le truc qui me sidère, c'est ce leadership malsain, cette chose tellement énorme qu'on se croirait revenu à un culte du Leader Naturel. Oui, la Corée du Nord, oui. Et non, je n'ai pas peur de le dire. Parce que dans le fond, c'est ça. On se réunit pour le Chef, celui qui a mené l'UMP à la victoire et qu'il l'a imposé dans le PPF (Paysage Politique Français). Admettez que faire l'apologie du Leader, c'est pas ce qu'il y a de plus démocratique non plus. Surtout quand on sait que l'UMP a fait un "apprentissage douloureux de la démocratie", selon Valérie Pécresse, après le fameux 18 Novembre et sa boucherie électorale sans nom.

J'ai dans l'idée que si le PS faisait une association Les Amis de François Hollande, on se retrouverait dans la critique fondamentale et juste, mais sans retenue d'un "retour à la politique des années 30, quand le Leader naturel était désigné et porté au devant de tous" selon Morano/Pécresse/Copé/Hortefeux/Guéant/Guaino (à vrai dire, le nom importe peu, puisque le parti se lèverait d'une seule voix contre l'horreur absolue de ce concept).

Donc oui, je trouve ce concept un peu hypocrite, parce que la même chose dans le camp adverse ne serait pas tolérée, on s'insurgerait face à cette chose et on hurlerait au scandale parce qu'on a osé parier sur un homme politique qui est hors course, de ses propres mots. 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:33

Le Mariage Pours Tous vient d'être voté à l'Assemblée Nationale. Un jour après la démission du Pape. Frigide Barjot annonce des nouvelles manifestations des "antis" (qui, admettons-le, ne seront plus que de la poudre aux yeux pour vouloir faire oublier à la France les vrais problèmes qui la concernent, comme le chômage ou la pauvreté) d'ici le mois de Mars. So what... ? On va devoir se coucher contre une poignée d'extrémistes qui ne respectent pas la décision de ses élus (ceux-là mêmes qui avaient le devoir de faire de leur mieux pour la France entre 2007 et 2012).

N'était-ce pas ce bon Jean-François Copé, maire de Meaux, porte-parole du gouvernement et président de l'UMP qui disait que "ce n'est pas la rue qui gouverne" ? Ce même Jean-François Copé qui couinait d'indignation, le 13 Janvier, quand il était en tête des cortèges à dire "Non" ? Mais... mais enfin. Je ne sais pas s'il se rend compte de ce qu'il fait. La limite du parjure serait-elle atteinte ? Si non, encore un peu d'efforts. Gageons que Jeff sera au front, le 24 Mars, aux côtés de Christine La Solitaire et Barjot L'Inconnue Médiatique.

Autres temps, autres moeurs. La démission du Pape n'a pas finit de faire parler. L'Express en fait sa couverture, ce mercredi. Pour une fois, ce n'est pas de la faute des islamistes ou des francs-maçons si le Pape a rendu les clés de la Papamobile. Enfin ce n'était pas marqué explicitement. Peut-être qu'après, dans le torchon lui-même... ce magnifique hebdomadaire plein d'objectivité (même si on sait très bien que non, l'objectivité n'existe radicalement pas), on peut retrouver quelques traces de "les islamistes, ce sont le mal, mais pas autant que les francs-maçons".

Cette journée aura été la conclusion de dix jours pleins de promesses pour l'égalité et la fraternité. Merci Christiane, à vous les studios. 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:34

Le Pape rend les clés de la chapelle. Les clés de la papa mobile iront dans la poche des prochains gardes du corps de la future Sainteté. Le compte Twitter changera de PP (mais on garde Pontifex, parce que ça fait djeun).

Essayons de savoir le pourquoi de ce retournement de veste aussi spontané qu'irréel (aucun Pape n'a laché le pouvoir en 600 ans, c'est dire). Peut-être à cause de la profusion du débat sur le Mariage pour Tous. Peut-être que les trop virulentes Boutin et Barjot finissaient par faire de l'ombre à la vraie religion d'amour et de paix qu'est le catholicisme. Et, pendant que je vous tiens, c'est comme le communisme. Beaucoup d'entre vous appellent "communisme" ce qui a été établi sous Staline. Eh bien non ! Le communisme de Marx, c'était pas ça. C'était, comme chacun le sait, une mise en commun des biens de la société, des matériaux de production et des décisions qui doivent être prise. Nullement, donc, celle logique fasciste du "Petit Père des Peuples" qui consistait à faire croire aux ouvriers qui trimaient qu'ils allaient toucher un salaire équitable (uhuhuh).

Pour en revenir au Pape, cette nouvelle est... comment dire... un peu surprenante. En dehors du fait qu'aucun Pape n'ait lâché sa croix d'or et à son chapeau "en forme de nichon" (merci Geluck) en 600 ans, elle l'est d'autant plus dans le contexte actuel. Dans ce contexte où l'Église radicale (Civitas, notamment) commençait à se soulever pour dire non aux mariages entre gens du même sexe, entre humains et animaux, entre humains et terroristes. C'est là que l'Église aurait dû intervenir et dire "Oh, les cocos, vous vous calmez, maintenant. On a toujours dit qu'on était une religion de paix et d'amour (même si on a massacré au nom de Dieu, ça lui a pas trop trop plu, mais quand il a vu le résultat, il a vite retourné sa veste). Alors la capote, ouais, c'est cool, on peut discuter. Mais bordel de Dieu, on transige pas avec le mariage de son prochain, putain de vierge. Oui, je ferais 57 Pater et 42 Avé pour ces affronts, oui, okay, lâche-moi, maintenant". 

Mais la théorie de la schizophrénie papale est la plus forte. En effet, comment ne pas devenir fou lorsqu'on est persuadé qu'Il nous parle depuis Son Royaume de R'lyeh la morte ? Et qu'on soit obligé de répandre sa parole comme un flaque d'essence pour faire péter les bagnoles des athées et des protestants ? 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:46

Une personne bipolaire, c'est quoi ? Déjà, le terme bipolaire vient du grec bi (deux) + polos (pôles). Oui, j'ai fait un cours sur la bipolarité. Enfin... Les écrivains bipolaires. Ce qui est déjà (un peu) moins fun. 

Quand j'ai pris ce cours, je m'attendais vraiment à étudier des écrivains bipolaires au sens psychique du terme (ayant deux personnalité). Ç'aurait pu être fun. Mais non. On a juste vu des écrivains qui avaient un autre métier qui leur servait à vivre (notamment des journalistes). Cependant, la bipolarité, c'est un sujet de société.

Les piles, les batteries de nos smartphones, tout ça. Ce "double pôle", on le retrouve partout. La politique est bipolaire (la gauche et la droite). Ces politiciens sont-ils considérés comme "fous" ? Non. Ils portent notre destin, ça serait con qu'ils leur manquent une case, quoi. Imaginez qu'ils parlent d'enfants Playmobil, qu'un député, Hervé Mariton (vu la force comique de ce nom, celui qui le porte devrait se cacher s'il existe). Que la magnifique plume du discours de Dakar nous fasse un résumé poignant de sa vie, où il a été élevé par deux mamans ('fin oui... sa mère et sa grand-mère). Qu'un ancien judoka refuse de dire que, oui, il a bien écrit que "tous les hommes sont misogynes. Sauf les tapettes".

Que des "élus" de la République LAÏQUE se disent porteurs de la foi de Dieu dans la sphère publique, je trouve ça moyen. Ceci est un signe de bipolarité au sens le plus strict du terme : celui de mélanger deux choses totalement opposées et pas mélangeables (la foi et la politique, loi de 1905, tout ça...). Que des folles viennent précher la morale catho alors que des photos d'elles à moitié à poil et complètement pétées tournent sur le net, c'est pas terrible pour la crédibilité. Qu'un homosexuel se dise opposé au mariage pour tous, soit, mais qu'il arrête de comparer Hollande à Hitler.  

J'aurais plein d'autres exemples de politiciens bipolaires. Mais ça me prendrait des jours et des jours, et on m'insulterait de "sale gôchiss". 

Repost 0
Published by Hannibal - dans Réflexion
commenter cet article

Présentation

  • : My Way of Thinking
  • My Way of Thinking
  • : Vous vous rendez compte de ce qu'il se passe dehors ? Non mais allô quoi.
  • Contact