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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 17:24

Vers 13h00, j'ai regardé la conférence de presse de notre Président, François Groland Hollande. Autant vous dire tout de suite. Cet homme a un potentiel. Un potentiel de chef d'Etat. Un magnifique enfumage des foules. Le truc tellement fort que personne ne s'en est rendu compte, en fait. Un peu d'humour à droite, un peu de facéties à gauche, comme avec ce journaliste anglais qui, n'articulant pas un mot de français, se retrouve contraint de parler au président en anglais (à cette même personne qui a affirmé à David Cameron "I am not dangerous" (à pronconcer avec l'accent français, un truc du genre "Aï ame naut dangerousse"), donc bon), et ce dernier d'acquiescer et de répondre un truc assez flou. Comme sa conférence de presse. Il a refusé de se positioner sur le "Depardieu Gate", vous vous rendez compte ? Un président socialiste qui dit rien quand les vedettes se tirent de leur pays. Il a fait des allusions bizarres à ce qu'on appelle communément "l'éthique". Il a beaucoup hésité, beaucoup bafouillé, cherché ses mots. Au final, il en devient sympathique. Il a aussi dit que notre "Gros Gégé National" aurait du mal, là où il s'est installé, le maire étant aussi socialiste.

Mais bon, c'était pour faire passer des trucs en douce. Mais quoi... Ralala, les mécanismes de choix inconscients... 


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 17:34

La Grande-Bretagne prévoit de taxer les riches. Soit. Mais c'est dommage, de retourner sa veste, comme ça, alors que la plupart des riches Français avait prévu de déguerpir en Angleterre par "le tapis rouge", déroulé par David Cameron. Enfin je dis ça... Mais on n'a toujours pas prouvé que la Grande-Bretagne était un paradis fiscal. Donc pas une niche à riche. Non, parce que, par définition, un paradis fiscal, c'est là où il fait beau. Et la Grande-Bretagne, ben... Bah si, regardez. Gibraltar : en plein soleil, Monaco, pareil. Bon d'accord, y'a le Luxembourg et la Suisse. Mais soit. Au Luxembourg, y'a des clopes, de l'alcool et de l'essence pas chers, en Suisse, y'a du chocolat, du fromage et des montres. Si la Grande-Bretagne était un paradis fiscal sous la grisaille, par quoi ça serait compensé, hein ? Le Haggis, la panse de brebis farcie ? Par les flageolets ? Lol. Par les étendues d'herbe verte ? Par la seule présence de la Reine Elisabeth et du ou de la futur(e) prétendant(e) au trône ? Mais non. Rien de tout ça ne compenserait la grisaille anglaise.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 21:44

Je tiens à dire bravo à Barack Obama. Bravo pour cette hypocrisie américaine qu'il continue de faire régner. Ouais, c'est sûr, la plus grande et la plus vieille démocratie au monde s'occupe des peuples. Une fois par an, comme quand on donne aux Restos du Coeur. Juste pour se donner bonne conscience. 

Parce que ça serait pas mal que les States balaient devant leur porte avant de venir donner des leçons de bien-pensance. Un mec dont le pays a tué des millions de personnes dans des conflits d'intérêt ose venir pour demander des comptes à un dictateur. Ceci dit, c'est pas mal. Mais ils ont l'air d'oublier que le napalm, ça a autant tué que le gaz sarin. Voire un chouilla plus. Mais bon, c'est pas bon pour les ricains. Non mais plus sérieusement, je trouve ça grave qu'on oublie de balayer devant sa porte. Je ne sais pas comment interpréter ça. Si c'est seulement un ultimatum comme un autre ou si les Etats-Unis s'inquiètent vraiment de la situation du pauvre peuple Syrien qui se meurt depuis presque deux ans, maintenant. Parce que oui. Les Etats-Unis auraient pu agir depuis un an, quand toutes les autres révolutions arabes se sont tassées. Mais non, la Syrie, ils ont laissé faire. Et là, d'un coup, la gentille démocratie soutien d'Israël vient demander des comptes à la Syrie.

Perso, je trouve ça bizarre. Après, c'est peut-être de la paranoïa, j'en sais rien. Mais toujours est-il que c'est carrément hypocrite et mal venu de faire ce genre de trucs. Au fait, les Etats-Unis ont-ils détruit, en 2007, leurs stocks de gaz sarin ou il y en a encore dans les bases militaires ? 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 17:50

Le tribunal civil de Boston n'aurait pas de jugement à rendre sur l'affaire du Sofitel (mais si, quand un riche blanc, ex-directeur du FMI, le mieux placé pour dégommer Sarkozy à la présidentielle de 2012, a tenté de dévergonder une femme de ménage noire qui n'avait rien demandé à personne). En effet, DSK et Nafissatou auraient trouvé un accord "à l'amiable".

Bon, ceci dit, c'est Nafissatou qui remporte la palme, hein. Faire payer six millions de dollars l'ancien directeur du FMI pour une partie de jambe en l'air qu'il n'a pas eu, ce qui en fait certainement la péripatéticienne la plus chère de l'histoire (bon, j'admets, c'est mauvais comme argument, mais bon). Six millions pour même pas une heure. "J'me paierai de la pute de luxe". Gad, vas-y, t'as le champ libre, là. 

Non mais faut dire aussi que leur "clause de confidentialité" (parce que oui. Il doit y avoir, normalement, une clause de confidentialité qui empêche de pouvoir divulguer la façon dont s'est réglé le problème, mais apparemment, les médias n'en ont rien à carrer, quoi), tout le monde lui a marché à la gueule. Bah ouais, attends. On parle de DSK, quoi. C'est lui qui va raquer. Avec un peu de chance, il va aussi devoir raquer en France, alors bon. 

Mais aussi, quelle idée d'aller chercher une femme de chambre dans un hôtel luxueux, aussi. Il aurait pu tout aussi bien se farcir une cougar dans le Formule 1 d'une aire de repos. Il lui aurait filé deux cent euros max, il s'en serait sorti largement mieux. Mais non. Il fait dans les putes de luxe femmes de chambre qui ne demandent rien à personne, s'en sort avec de la taule, de l'assignation à domicile et une putain de somme à payer. C'est bien la première fois que je vois un économiste penser avec sa bite. 


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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 21:40

Jean-François Copé se grille une clope sur le parvis de l'Assemblée Nationale, assis sur les marches. A côté de lui, Nadine. Il a la tête basse, l'oeil humide. "Ecoute Nadine, t'es bien gentille, mais j'ai pas besoin de toi en ce moment, okay ? T'es chiante à en mettre plein la gueule à François tout le temps. S'il s'est barré, c'est de ta faute, écoute. Tu passes ton temps à le clasher, à lui dire que ses sourcils, ils servent à rien et tout. Tu m'étonnes qu'il se barre, le Fifi. En attendant, par ta faute, on perd pas loin de 100 députés, quoi. Et je veux pas être désagréable, mais on perd les meilleurs, quoi. Morano et Luca. Tu parles des soutiens, toi. Heureusement, Mickaël Vendetta s'est tiré. C'est une sacrée plaie, ce type, quand même. Gagner la Ferme Célébrités et se prendre pour un BG. Quel con, mais quel con. Il est chiant, François, putain. J'lui tends pas de piège, moi. S'il revenait, je lui laissais la vie sauve. Heu... le choix sur la suite des évènements. Mais non, il n'en fait qu'à sa tête. Et va chier, putain. J'me casse." Et Nadine "Hé, Jeff. Mais reviens, putain. Tu vas pas te tirer comme un voleur, on compte sur toi, quoi. Et nous oblige pas à aller avec François, hein. Sinon, je pète une durite, là. Tu m'entends ? Ramène ton cul de parlementaire ici, mec. Putain, m'oblige pas à venir te chercher. Et f'chier, j'ai la flemme de me lever".

Pendant ce temps-là, dans son bureau de l'Elysée, François Hollande reçoit son premier ministre. Le dos au bureau, il demande à Jean-Marc d'entrer. Il fait pivoter son siège, il apparaît, un chat sur les genoux, un verre de rouge à la main, un cigare à la bouche et une rose à la boutonnière. "Jean-Marc, mon ami. Bravo pour le sabotage de l'UMP. Personne, mais vraiment personne n'aurait cru que ça venait de nous. Je suis fier d'avoir réussi au moins une chose dans mon mandat. Ruiner mon seul adversaire potable pour dans cinq ans. Du beau boulot. Convoque les parlementaires, on fait une soirée samedi soir. Ici. Tu connais les codes, hein. Au pire, tu me phones un coup et basta." 

Retour il y a 500 ans, environ. Quand les mayas ont prédit la fin du monde. "Les gars, j'ai une putain de mauvaise nouvelle. Alors en faisant de l'ésothérie une science, je peux prouver que la fin du monde est dans environ 500 ans. Après, faut voir avec le conseil constitutionnel si cette loi peut être acceptée. Mais soit, le problème est pas là. C'est que, dans un demi-millénaire, deux mongols vont se prendre la tête et créer un nouvel épicentre. Un truc assez profond et large pour que la terre se mange elle-même. Ouais, c'est ça. Comme un Jeffrey Dahmer schizophrène, ouais. Bon, on va arrêter les vannes parce que c'est pas drôle. C'est quand même un blanc, un mec "civilisé" qui va bouffer des humains, quoi. Ca sera pas un noir ou un indigène. Mais putain, les gars. On parle quand même d'une rupture de l'espace-temps, quoi. C'est deux mecs qui ressemblent pas à grand chose, mais l'image est floue. Je vois du rouge, du bleu, un espèce d'arbre bizarre au milieu. Trois sigles qui ressemblent à rien de connu ici. Y'a deux folles avec des cheveux blonds, deux chauves, un mec avec une tête d'alcoolique qui se fout ouvertement de leur gueule, deux types, un nabot que j'ai déjà vu une fois qui essayait de parler une langue inconnue avec une grosse blonde, et l'autre, il a été dans le même cas, mais encore avant. Il est chauve et vient d'un coin où on boit du truc rouge qui rend joyeux. Le 21 Décembre, pour eux, on atteindra le point culminant. Et John Steinbeck le savait. Les raisins de la colère éclosent. Et pour qui sonne le glas, ça va faire très très mal".

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 21:50

Le dîner au Quick avec Nicolas Sarkozy ayant débouché sur du vide, François a donc décidé de créer son groupe parlementaire.
On l'écoute : "Oui donc j'ai décidé de créer un nouveau groupe parlementaire vraiment en marge de l'UMP, un truc plus droite humaniste et gaullienne, en fait. Parce que j'aurais voulu un UMP version FN, j'aurais directement été à l'original, je me serais pas engagé avec des guignols. Et le nom de mon parti, c'est toute une sensibilité, une réflexion à hauteur de vue. Le RUMP. Non. Aucun rapport avec l'UMP, je vous l'avais dit, pourtant. Si vous voulez, c'est un peu une ode à la joie de vivre et à la vitalité que je souhaite apporter à la vie politique française, un peu moribonde, surtout depuis le passage de Sarkozy. Et en anglais, ça se rapproche du mot "jump" qui veut dire "sauter". Ce qui montre bien toute la vitalité de notre groupe parlementaire. A un moment, Jean-Louis (Borloo, ndlr) a voulu quitter l'UDI pour ce groupe parlementaire. Il trouvait que ça sonnait bien et que si on accolait un "Orange" au "RUMP", ça serait encore mieux. Et je suis un grand mélomane, fan de Van Halen, alors la chanson Jump, vous savez, ça serait presque notre nouvel hymne. Et tant que Jean-François s'obstinera à refuser ma victoire pour une place que je ne veux plus, je ne reviendrai pas."

Jean-François Copé a rétorqué vivement : "Que François Fillon quitte le navire. Je ne sais pas si c'est bon signe pour l'UMP, mais au moins, je reste président avec 952 voix d'avance. 952 voix légalement obtenues, je tiens à le préciser, encore une fois. Au cas où François veuille m'attaquer encore et encore et encore and again and again and again. Parce que moi aussi, je peux parler anglais, Fifi (à ce moment, JFC fronce les sourcils et essaie de paraître méchant. Un enfant qui passait par là a eu une crise de fou rire), ne crois pas que la langue de Goethe t'es destinée à toi seulement. Cependant, le départ de François me chagrine. Contre qui va pouvoir se défouler Nadine (Morano, ndlr) pendant les réunions parlementaires, hein ? C'est triste, elle va être abattue, la pauvre. Est-ce que vous avez essayé de prendre sa sucette à un enfant ? Monsieur Burns, oui. Et il a pris une balle dans la poitrine. Donc François, fais gaffe, j'ai mon dogue toulois. Et ça mord vite, cette chose. Et Nicolas Sarkozy qui vient faire le médiateur. Tout ce bordel, c'est, en partie, de sa faute. Il n'aurait pas perdu contre le Flanby, j'aurais pu rester Président de l'UMP. Ou François aurait pu le devenir après mon accession au poste de premier ministre. Mais vous savez, au fond de moi, je sais. Je sais que François ne supporte pas d'être relégué à un simple faire-valoir, un homme qui n'aura aucune décision importante à prendre pendant cinq ans et qui pourra dire, sans conséquences aucunes "C'est pas moi, j'étais pas au courant. Voyez ça avec Valérie, c'est elle qui gérait le sujet". Donc oui, François est un homme fondamentalement attiré par le pouvoir."


Oui, le torchon semble être bien bien cramé pour pouvoir réunir les deux parties. Mais qui va s'en plaindre, sérieusement ? On a de la matière, tous les jours ! Tous les jours, on se réveille avec le sourire en se disant qu'on aura encore du boulot, grand guignolesque au demeurant.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 22:55

Ah ! Encore du feuilleton. Après Alain Juppé, sauveur providentiel reparti la queue entre les jambes qui aurait avoué, les yeux embués de larmes "De toute façon, ce sont des méchants. Enfin je dis ça sous le coup de la colère et de la honte. J'ai de la peine de voir ma famille politique voler en éclat. Après la défaite de Sarkozy on a tous voulu rester soudés, peut-être un peu trop. C'est ce qui arrive, quand on tient à garder des siamois ensemble trop longtemps. Ca finit par gangréner, personne ne s'en rend compte, même pas ceux concernés. Et, quand on est obligé de séparer les siamois, ce sont les parents qui sont tristes. Parce qu'en plus de perdre leur enfant dans l'unité qui liait les deux entités, on sera aussi obligé d'amputer les membres infectés. Sur ces bonnes paroles, je m'en retourne, comme dirait Montaigne, dans ma librairie. Et Banzaï." Et sur ces bonnes paroles, il remonte, tel un senoble, dans son carosse tracté par un chauffeur. Ca, c'était dimanche 20h. 

Aujourd'hui, lundi 26 Novembre, Sarkozy s'est pété la panse au Quick (bah ouais, on est français, merde !) avec Fillon. Bon, c'est sûr, ça vaut pas le Fouquet's, mais bon, quand la thune suit plus, hein... Et faut préciser un truc, c'est que François, il tolère que le pain aux grains de sésame décongelé. Alors vous pensez, le pain de seigle avec des morceaux de noix de cajou dedans, qu'est-ce qu'il en a à carrer... Par contre, Jeff, avec ses goûts de luxe, limite aristo, il l'aurait mis sur la paille. Pendant ce repas, chalereux, convivial (comprenez se faire insulter par des gôchiss pourraves incapables du moindre sens moral), Sarkozy aurait avoué "Ecoute, François. Je sais que ta situation est difficile à vivre. Moi même, j'ai vécu ça. Refiler les clés de la baraque à Hollande. Non mais sérieux, tu l'as vu, le mec tout mou, là ? Et pourtant, je revis. J'ai été me siffler une vodka chez Vladou, Carla a déboîté un ours à coup de pare-chocs, Vladi est arrivé avec son couteau à beurre et a taillé deux gros steaks qu'on a mangé cru. Faut pas déconer, François. Tu perds, la vie s'ouvre à toi. Tiens, d'ailleurs. Tu viendras te retaper dans ma maison de campagne, sur les bords de Volga. C'est pittoresque. Frois mais très agréable. Par contre, le seul truc. Si tu viens, oublies pas des bouchons d'oreilles, Carla a fait déposer son studio là-bas. Du coup, tu te fais chier, mais c'est pas perdu, tu essayes de trouver un plan pour la faire taire. Et comme on sera deux cerveaux, ça ira plus vite. Check gros ?"

Pendant ce temps, à l'UMP, Jean-François convoque les espions qu'il a envoyé dans la CONARE (oui, bon, okay) pour qu'ils lui donnent des pistes. "Bon écoute Jeff. On a essayé de trafiquer les résultats. Tu savais que les gars de Fillon étaient que deux ? Alors à cinq, tu parles qu'on a vite fait de les maîtriser, hein. Donc là, tu vois, on a réimprimé les résultats. Pas trop non plus, quoi. De 97 tu passes à 952, donc tu vois, c'est peinard, hein. Ceci dit, ça a été chiant de faire passer ça pour réaliste. Donc on a bien misé sur les DOM-TOM. Nice, on a laissé tomber. Trop dangereux." Et l'Epouvantail de leur répondre : "Beau boulot, les gars. Non sérieux, même la comission qui était chargée de recompter les bulletins de Sarkozy en 2004 n'a pas fait mieux, c'est pour dire votre niveau. Putain, aller. Champagne pour tout le monde, les gros. Et vous retenez pas, hein, les cotisations des militants, faut bien qu'elles servent." 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:00

"Et yes, Philippe, the feuilleton vire to the psycodramatic scene" . C'est en ces termes que Nelson Monfort serait venu commenter l'élection (qui ressemble plus à un épisode de Plus Belle La Vie, en fait) du "Président" (un guignol, quoi) de l'UMP. J'admets, ça fait trois jours (quatre ?) que je me la coltine, je dois dire, je trouve toujours matière. 

Maintenant que ça commence (un peu, sinon, c'est pas drôle) à se tasser au niveau de la tête du parti que voilà les militants que nous rejouent une scène de Racine. Oui, un gros psychodrame avec des morts, du sang, de la chair, des têtes qui tombe, du sexe, de la baise, du cul, de la violence, des cris, des larmes. Olivier Mazerolle qui explose en plein direct sur BFMTV. 

Le psychodrame de la carte de militant, découpée sans aucuns scrupules, j'en ai encore des frissons, en voyant ce pauvre morceau de plastique écartelé de part en part, explosé en mille morceaux par un militant chamboulé. C'est pas parce qu'on est triste qu'on est obligé de faire mal à une personne qui ne vous a rien fait. D'autant plus une carte d'électeur. Est-ce que vous réflechissez, parfois, les gars ? La petite carte, elle peut même pas se défendre, vous, vous mettez un coup de ciseau dedans. Ca va pas bien, hein. C'est comme frapper un tétraplégique. En pire. 


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Et Copé qui vient couiner, là. "J'ai mal, je suis blessé, horrifié, détruit, abasourdi, tout comme le parti, je cherche des solutions pour me sortir d'une grave dépression. Oui, je vous le dis, mes amis, compagnons de route, souffre-douleur, adversaires, femmes, petits amis, j'ai fait une grave dépression, dimanche. Me voir accablé d'une telle responsabilité, je n'y étais pas préparé. Au fond de moi, je savais qu'il y avait esbrouffe. Le directeur de la COCOE, c'est un de mes plus proches collaborateurs. Les DOM-TOM, c'était son idée. Bourrer les urnes à Nice de bulletins "Fillon" et faire accuser Eric [Ciotti, NDLR] ? Son idée aussi. C'est fourbe. Ca aurait pu très vite jouer en ma défaveur, si les gens avaient eu la jugeotte de se dire "Mais c'est pas possible, Copé est assez fourbe pour bourrer l'urne de bulletins "Fillon" et faire accuser son adversaire de triche". Mais voilà, ça a fonctionné. Maintenant, je viens me repentir devant vous. J'allais proposer à François de reprendre ma place, mais, comme il l'a très bien dit sur TF1, il ne prendra pas la place qui lui revient de droit. Donc je garde ma place d'imposteur, oui, je l'avoue, je le suis. Mais je ne laisserai pas ma place à Alain [Juppé, NDLR], je considère qu'il n'est pas l'homme de la situation. Certes, c'est grâce à lui que le parti s'est mis sur pieds.
                Mais que serait le parti sans la force et le charisme de Nicolas ? C'est pour ça que je vous demande de faire une standing ovation à Nicolas, qui revient d'entre les morts pour reprendre en main notre parti. Qu'il soit mis en examen ou non, il reste notre chef naturel. Qu'il soit mis en examen nous montre une chose : nous savons que nous faisons des erreurs, nos hommes politiques condamnés, on les affiche comme tels, pas comme cette gauche immonde, donneuse de leçon, incapable de gérer un pays sans le faire sombrer dans un marasme noir. Et si vous saviez comme il m'est difficile de voir mon pays détruit petit à petit par ce "président normal" qui se sert de son pouvoir pour aider ses amis. Voyez Jean-Marc Ayrault et son aéroport. Une droite sociale et respectueuse de ses administrés n'auraient jamais laissé faire une chose pareille. Madame Merkel, un gros problème aussi. La gauche est acculée, elle se laisse dicter sa conduite par une femme néo-libérale à moitié folle, à moitié inconsciente. Une droite unie, c'est une droite qui évite à son pays de payer des erreurs commises par les néo-libéraux européens tels que Madame Merkel. Sarkozy tenait en laisse Mme Merkel, il ne la laissait pas gouverner une seule question européenne. Vous, les petits calomniateurs, les suppôts de Satan que vous êtes en tant que journalistes, je veux vous dévoiler l'envers du décor. C'est Mme Merkel qui apportait son café à Nicolas après les repas.
                 Mais j'ai assez parlé de moi, je veux parler de l'amour de mon parti et de ce qu'il a fait pour moi. A l'UMP, à tous mes amis, je vous aime, je dois partir."

Tiens, je ne savais pas que Jeff écoutait du Megadeth. 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:04

- L'UMP, c'est, depuis 2007, un parti comique. Ils essaient de verser, quelque fois, dans la tragédie, en parlant de trahison ou de trucs comme ça, mais leur premier choix, ça devait être "Théâtre de Vaudeville". Alain Juppé, fondateur, qui a refusé de lire les conditions d'utilisation. 

- Parce qu'on a cherché quelque chose de plus rapide pour retourner des vestes, on a pas trouvé. Même l'Ancien, le "Grand", le Respecté y va même de sa pique, en disant que "pour un premier ministre, ne pas faire plus de 50% à une élection interne, c'est [un peu minable, surtout face à un fils de trou du cul proctologue]"

- Sarkozy : sur la pente glissante, convoqué par le juge Gentil (pour le coup, il le sera un peu moins, hein). Pour le parti qui prône la rigueur morale, tu parles d'un exemple. Mais apparement, pour eux, et surtout pour Nadine, il reste le seul qui ait sorti l'UMP du gouffre. Sauf que quand on est un gouffre, on a pas conscience d'en voir un. Voilà voilà.

- Jean-François qui tient à son trône de Roi du Monde. Bah si, c'est ça. Bon, il a lâché un peu de lest pour aller discuter avec Fillon et Juppé, mais bon. Ce mec est un rapace. Quand il est capable de placer "chicaner" dans une phrase, on se dit que le niveau est là. Mais pas vraiment bien réparti, en fait. Il aurait aimé les belles lettres, Jeff, il aurait pas pris Morano comme soutien, cela coule de source. Nadine, ce roquet qui gueule mais qui mord jamais. 

- Romney peut aller se rhabiller avec ses soutiens de Chuck Norris et de Clint Eastwood. Quand t'as le soutien de gens aussi influents que Faudel, Mireille Matthieu ou Gérard Depardieu, ben tu sais que t'es parti pour fritter tout le monde. 

- Quand on critique le PS parce qu'il y a eu de la fraude à Reims en 2008, on évite de faire pareil quatre ans après et de venir pleurer parce que vous, ben vous aviez fait ce qu'il fallait pour que ça n'arrive pas. Par exemple, laisser Eric Ciotti bourrer les urnes de Nice avec des bulletins Fillonistes. Après, ce qu'il bourre, hein, ça regarde personne, mais pas les urnes, enfin !

- Quand t'as un institut dont l'acronyme est "COCOE", tu m'étonnes que tu vas passer une semaine de merde. Encore plus quand tu découvres que t'as convoqué la "CONAR" pour le recours, tu te dis que t'es vraiment mais vraiment dans un délire complet.

- Quand on propose Alain Juppé pour régler le conflit et que tu penses directement à "Mais il est pas mort, lui ?", c'est que vraiment, ce n'était pas la bonne personne pour régenter la maison.

- Quand Copé reçoit le soutien, à demi-caché, de Christine Boutin par coup de "François Fillon n'a rien à dire, il a perdu, c'est un lâche" touça touça, tu te dis que ça cache pas loin de 800.000 euros, ça. Pour que Christine prenne la défense de ce pauvre JF, persécuté par ses camarades qui ne reconnaissent pas son aura naturelle de chef naturel du parti naturel de la France.

- Quand tu vois que le bouquin de Copé titré "Promis, j'arrête la langue de bois", c'est que vraiment, l'amnésie a fait un carton à droite. 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:10

Je pensais mon article d'hier définitif. Et bien non. Après une "soirée" (de 24h) électorale, on croyait que Jean-François Copé en était sorti vainqueur. Partiellement détruit, mais vainqueur quand même. François Fillon a totalement démoli cet espoir aujourd'hui. 

Quelle ne fut pas ma joie de "sale gôchiss de merde" de voir ça ! Encore un peu d'animation ! Chouette ! François Fillon qui revient à la charge et qui affirme que les votes en Outre-Mer n'ont pas été comptabilisé. Soit Copé reste, et il passe pour un raciste xénophobe, soit c'est Fillon et tout ira(it) bien (mieux ?). Mais Copé refuse de lacher son steak (oui, la métaphore animale, oui. Que quelqu'un ose me dire que ça ne correspond pas), au profit de Droopy, sous prétexte que c'est lui qui a gagné. L'argument béton. Il prévoit aussi de ressortir les résultats de Nice, rien que pour lui mettre un peu sur la gueule. Jean-François refuse de "chicailler" avec François. Il essaie de tendre la main, en affirmant que "le temps électoral est terminé". En gros, c'est "François, je t'ai démoli, maintenant t'arrêtes de me saoûler, et de me mettre des bâtons dans les roues. C'est moi le président ! Alors tais-toi et cire mes pompes". Peut-être pas, mais presque.

Voilà une interview de Copé, où il semble partiellement irrité qu'un "ancien premier ministre qui n'a pas pu faire plus de cinquante pourcents soit battu" cherche des embrouilles.

Puisque la platefrome à l'air de vouloir me pourir mon article, je vous mets directement le lien de la vidéo. JFC entube FF.

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