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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 19:56

Je pourrais vous faire un résumé "Century 21-type", mais ça serait vous camoufler la réalité. "Grande pièce centrale lumineuse, grâce à ses baies vitrées donnant plein sud". Baies vitrées ayant servis au propriétaire précédent à jeter le petit dernier dans le vide. En même temps, fallait penser un peu plus avant de mettre des baies vitrées au sixième étage.

"Cuisine fonctionnelle et moderne, frigo américain encastré" pour ne pas dire que l'une des anciennes locataires s'est fait écraser par ce même frigo. "Les plaques à inductions, modernes et pratiques" ne sont pas là par hasard. Lors d'une soirée alcoolisé, un homme a brûlé le visage de son pote avec les anciens brûleurs à gaz. 

"Salle de bains spacieuse, avec douche". Un homm s'est brisé la nuque contre le rebord de la baignoire, on a pensé que ça serait utile d'éviter deux fois ce même accident. "Éclairage LED, économique et qui dure longtemps", pour ne pas faire comme Claude François, surtout.

"Trois pièces qui peuvent servir de chambres et de burau". Ou accessoirement de salles de tortures et/ou de suicide, selon les époques. 

"Si vous voulez en savoir plus, je vous donne ma carte. Laura, conseillère chez Century 21".





 
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 19:16

Quand le monde semble enfin toucher à sa fin, tout l’univers se rétracte sur lui-même. Se passe alors ce laps de temps, à la fois court et long, temporel et intemporel. Mais malsain. Tellement malsain que vous en avez des nausées. Ça vous comprime les côtes et vous avez du mal à respirer. Et alors, la lumière se fait. Une lumière noire. Le soleil lui-même est noir. Noir comme le charbon. Désincarnée, la vie se refait, un peu différente. Les êtres ne ressemblent plus à des êtres. Amas de vide et de poussière, de matière noire et de particules de lumière, plus rien ne sera jamais comme avant. Vous vous faites une certaine idée de l’apocalypse. Et alors, vous vous voyez en contre-plongée. Et vous comprenez. Que tout ceci n’est qu’une vaste mascarade. Qu’on essaie de vous cacher votre mort, de vous gâcher votre vie. Les chaînes qui vous lient cassent une à une. Les chaînons hurlent comme des êtres mourants. Votre esprit n’est que boule de nerfs compressée et hurlante. Vous ne savez pas, vous ne savez plus. Au final, qu’est-ce que mourir ? Se désintégrer, laisser son âme divaguer, ne plus avoir de besoins physiques. Ferme les yeux, regarde au plus profond de ton âme, oublie ton nom, petit à petit, deviens FOU ! Tu te détruis, petit à petit, sans t’en rendre compte, tu commences à quitter cette enveloppe charnelle, ton âme se fait plus pure, tu comprends les méandres et les mécanismes de l’univers, tu accèdes à un supplément de réalité. D’un coup, la lumière t’arrache de cette demie rêverie et tu te mets à hurler. Pourquoi ? Pourquoi te faire ça maintenant ? Alors que tu allais tout comprendre, tu oublies finalement tout. Tu pleures parce que tu as froid, faim.

 
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 18:23

Perdu dans mes réflexions et mes pensées, je sentis cette main se poser dans ma nuque. Une main osseuse et froide. Dure comme le bois. Lentement, en bougeant le moins possible, je sortis un couteau de cuisine, quarante-cinq centimètres environ (mes parents tenaient une boucherie, j'ai donc récupéré ce qui ressemblait, de près ou de loin, à une arme) et me retournais vivement, lame en avant. Je frappai le bois, tombant en lambeaux sur mon épaule. J'avais de plus en plus d'hallucinations comme celle-là. Dans les rues désertes, j'avais l'impression qu'on hurlait mon prénom. La nuit, j'avais l'impression que Satan rôdait autour de ma maison, pour me réveiller et voir la brume passer devant les lampadaires. Mes rêves étaient de plus en plus étranges. Des soirs, je me réveillai au milieu de la rue, en caleçon. Je les entendais courir, se rapprocher près de moi. Je ne trouvai pas d'issue. J'étais dans une impasse. Alors, je me terrai au fond de l'impasse, attendant qu'Il s'en aille. En attendant qu'Il rappelle ses serviteurs postés au-dessus des toits et dans les égouts. Mêmes les caves n'étaient plus sûres. En effet, dans cette partie de la Russie, pas tout à fait à l'Est mais assez éloigné de Saint-Pétersbourg ou Moscou, les gens avaient développé des moyens de se protéger du froid et des attaques en tous genre pendant les XVIIIe et XIXe siècle. Ils avaient tracé, entre les caves des maisons, des sortes de tranchées sécurisées. Très peu d'aérations, le tout était très humide, hiver comme été. Le noir quasi complet. Le peu de caves raccordées aux égouts,une quinzaine sur toute la ville, avaient donc servies de propagateurs.






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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 11:51

Depuis elle, je tombe amoureux moins fort. Depuis elle, j’ai l’impression de la voir dans toutes les filles que je rencontre. Depuis elle, ma façon de réagir face aux coups est totalement différente. Depuis elle, j’ai l’impression d’avoir broyé les filtres de couleurs qui me troublaient la vue, j’ai l’impression d’être face à une réalité grise. Depuis elle, j’ai l’impression d’être vide. Depuis elle, je n’ai qu’une obsession. La retrouver. Depuis elle, ma vie a été happée par une lame de fond. Depuis elle, je me débats au fond de l’océan, essayant de surnager, d’avoir un peu d’oxygène. Mais je sais qu’au moindre appel de sa part, je serai là. Depuis elle, je n’attends que ça.





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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 20:25

Je marchais sur les crêtes comme l'on marche sur les rebords du trottoir, rasant la route, attendant qu'une voiture nous happe. Certaines crevasses faisaient dix, quinze mètres de profondeur, mais je savais, je sentais au fond de moi que je ne risquais rien. J'essaie de ne rien modifier au paysage, tout est si parfait, bien construit. L'impression que Dieu a fait ça. Chaque chose à sa place, son but défini et rien ne bouge. La mort avait pris une autre forme, une forme plus violente qu'un serpent noir et visqueux. Elle se trouvait partout autour de moi, chaque crevasse, chaque pic, chaque trou sans fond. Dieu avait un plan pour moi, pour me sauver, moi mouton, toi bergère. Je devais mourir, mais pas maintenant. Plus tard, quand je serai à bout de force, agonisant dans un lit à barreaux en fer, dans une pièce aseptisée et morte, elle aussi. Je devais mourir quand tu serais là, je le savais, je le sentais. Tu devais me voir mourir, ça serait ma vengeance à la façon dont tu m'as lâchement abandonné. Depuis le début.


 
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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 22:13

On marche, tous les deux, le long de la corde raide. Tu ne le sens pas, ce courant d’air glacial qui veut nous séparer ? A moins que ce ne soit toi qui le souffle, qui essaie de me repousser. Quel manque d’élégance. Tu m’avais habitué à pire. Mais soit. Le sais-tu ? J’ai cherché en vain des réponses à tes questions. J’ai tenté de te sauver, jamais tu n’as bougé. L’univers se tord, l’univers se plie, quelle ironie. Mais non. Tu n’as jamais été capable de comprendre l’ironie. Alors un peu plus ou un peu. Tu te désolidarises de moi, je te regarde chuter. Lentement. Tellement lentement que je vois les pores de ta peau se désagréger un à un, jusqu’à se mélanger à la poussière et au sang. Est-ce si important pour toi de rester en vie au regard des autres ? Tu ne veux pas décrocher, des fois ? Te laisser aller, arrêter cette mascarade ? J’oubliais, tu ne peux pas. Ta dope, ta came, le regard des autres. Tu ne vis que par eux, sans eux, tu n’es rien. Une ombre, un cadavre. Je détourne les yeux. Tu me supplies de jeter vers toi, une dernière fois, un regard. Je refuse et tu t’éteins définitivement.


 
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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:47

La tête hors de l’eau, nageant à contre-courant, je reviens te voir. Me revoilà, au coeur de l’inondation. Inondation de sentiments, j’essaie de faire face. Mais évidemment, ça serait trop facile de pouvoir résister. Plus je viens vers toi, plus j’ai l’impression de faire une putain de connerie. Plus je retourne vers toi, plus j’ai l’impression d’aller à ma perte. Quelque chose de violent, de malsain. Mais qu’est-ce que mourir ? Arrêter de respirer ? Trop facile, voire enfantin. Arrêter de penser ? Trop complexe, tu ne crois pas ? Quand on dort, on arrête de penser. Alors, qu’est-ce que la mort ? Tu ne trouves donc pas ? La mort, c’est quand, à l’intérieur de ton coeur, tout s’arrête. Comme ça, sans prévenir. Quand tes sentiments sont soufflés en une seule brise, et quand l’on recouvre ton coeur d’un linceul noir. Tu n’as jamais ressenti ça ? Tu en as, de la chance. Ce genre de moments où t’aimerais voler, mais tes ailes sont trop abîmées. Et tu recherches une raison à tout cela. Toujours sans la trouver. Tu cherches, à t’en faire cramer les rétines, mais jamais tu ne trouves.







 
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 20:04

Alors que le ciel s'assombrit, petit à petit, tu sens l'air te manquer. Tu bafouilles quelques mots, ridicules, insignifiants. Dehors, les nuages prennent une teinte orangée, des relents d'apocalypse. Tes pieds cherchent le tabouret. Un chien aboie, son maître le rappelle à l'ordre tu essayes d'appeler à l'aide. L'horloge égrenne les secondes tu te mets à envier les suicidaires qui se brisent la nuque grâce à la corde. On frappe à ta porte. L'espérance est fugace, aucun son ne sort de ta bouche quand tu tentes de répondre. On insiste. Une fois. Deux fois. Trois fois. Plus rien. Tu ne peux même plus pleurer. Les suffocations n'accélèrent pas le processus. Il semblerait même qu'il ralentit. Ton coeur a trouvé un rythme permettant de continuer à faire vivre ton cerveau malgré le peu d'oxygène. Des tâches de lumière commencent à danser devant tes yeux. Tu tiens le bon bout. Tu le sais. Le balancement de la corde te berce. Petit à petit tu te laisses partir. Un océan de douceur te submerge. Il est impossible de ne pas fermer les yeux. Cependant, avant de les fermer totalement et définitivement, tu peux apercevoir, dans un dernier battement de cil, la mort. Spectre noir, de longues griffes pendant aux extrêmités de longs bras... Qui coupent la corde. Dans un dernier soubresaut, tu t'en vas.

 
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:30

Tu le sens, ce souffle froid au milieu de tes yeux ? Ce souffle froid qui s’immisce dans ton crâne, qui te fait tourner la tête. Une dernière fois. La neige, froide et humide te fait trembler. Pénétrer ton esprit, te regarder hurler, te sentir trembler. J’ai aimé ça, comprendre ton psyché, ce truc complexe, celui qui m’a fait souffrir. Mais tout ça, c’est fini. Tu étais à moi. Entière et une. Indivisible et unique. Tu ne m’apportes plus rien, maintenant. J’aurais voulu un truc plus fusionnel qu’une balle dans ta tête d’ange, mais tu ne m’as pas laissé le choix. C’est triste. Je t’aimais, je n’ai pas pu te montrer à quel point.


 
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:25

La tête hors de l’eau, nageant à contre-courant, je reviens te voir. Me revoilà, au coeur de l’inondation. Inondation de sentiments, j’essaie de faire face. Mais évidemment, ça serait trop facile de pouvoir résister. Plus je viens vers toi, plus j’ai l’impression de faire une putain de connerie. Plus je retourne vers toi, plus j’ai l’impression d’aller à ma perte. Quelque chose de violent, de malsain. Mais qu’est-ce que mourir ? Arrêter de respirer ? Trop facile, voire enfantin. Arrêter de penser ? Trop complexe, tu ne crois pas ? Quand on dort, on arrête de penser. Alors, qu’est-ce que la mort ? Tu ne trouves donc pas ? La mort, c’est quand, à l’intérieur de ton coeur, tout s’arrête. Comme ça, sans prévenir. Quand tes sentiments sont soufflés en une seule brise, et quand l’on recouvre ton coeur d’un linceul noir. Tu n’as jamais ressenti ça ? Tu en as, de la chance. Ce genre de moments où t’aimerais voler, mais tes ailes sont trop abîmées. Et tu recherches une raison à tout cela. Toujours sans la trouver. Tu cherches, à t’en faire cramer les rétines, mais jamais tu ne trouves.


 

 
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