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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 16:42

Alors, généralement, j'aime pas le rap français. Je dirai même plus, ça m'horripile, ça me fait tourner de l'oeil. Qu'on se le dise. De B2OBA à AlKPote, les paroles, c'est juste de la bouse, de "nique la police", à "les meufs, c'est des putes, elles blessent moi dans le coeur" (bah ouais, en plus, c'est stylé de faire des fautes ignobles dans ce genre de textes). 

Solaar Pleure. Un morceau d'une qualité exceptionnelle, tant au niveau instrumental qu'au niveau des paroles. J'ai toujours aimé ce morceau. Me demandez pas pourquoi, j'en sais foutrement rien. Mais putain, ce morceau. Somptueux. 

J'suis sûr que tu changes juste le chant, tu peux caler une version bien metal comme il faut.


 
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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 14:06

Alors oui. Vous me direz que c'est commercial. Alors oui, vous me direz que c'est un effet de mode. Mais sérieux, je m'en tamponne l'oreille avec une pelle. Certes, j'ai déjà dit, par le passé, qu'avec son physique de pin-up et ses lèvres botoxées, elle avait plus sa place au cinéma, notamment dans celui des années cinquante. Mais sérieusement, après l'écoute de son premier album, ben je dois dire que la demoiselle m'a plutôt convaincu. Certes, c'est travaillé au possible, certes, le mec derrière la console à dû passer des nuits blanches à réajuster sa voix, parce que quand on voit le chant en live, ça laisse perplexe. Elle a une belle voix, mais il lui manque la justesse. 


Kill Kill




Queen of the Gas Station



Gramma




Video Games

 
 
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 17:40

J'ai pas envie de me casser le cul à écrire aujourd'hui. Comme ça, ça a le mérite d'être dit. Tiens, en attendant. J'ai vraiment hâte d'écouter le nouveau Muse. Pouvoir vomir ma bile sur cette chose qu'on ose appeler "album". Sérieusement. Après Survival et Madness, on est en droit d'attendre le pire du pire. Je dis ça parce que je réécoute attentivement le Black Owls Holes and Revelations. Ce genre d'album de tueur. Avec un son résolument moderne, mais qui flirte aussi avec ce qui a été fait dans les 80's ou les 90's. Je crois que j'aurais un album de Muse à garder, ça serait celui-là.

Mais je ne suis pas là pour vous parler de Muse. Non, j'ai décidé de vous parler d'une chose toute autre, tant au niveau du style que de l'inspiration. C'est Mogwai (non, pas le Gremlins avant qu'il ait mangé après minuit, non). Un groupe de trans/psycho. Ni rock ni metal. Le point pile entre les deux. Un peu Floydien, comme ça. Très bon. Planant, enivrant.


Cody




Scotland's Shame




Thank You Space Expert




I'm Jim Morrison, I'm Dead

 
 




 
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 18:39

Vladimir Poutine aurait une dent contre Martine. Si si. J'avais déjà parlé des parodies de Martine qui fleurissent joyeusement sur le net (et qui sont pas mal faites, ceci dit). Eh bien notre ami-président soviétique communiste léniniste staliniste russe s'est encore illustré récemment. 

Après "Vladi nu dans un lac gelé", "Vlad contre le Tigre", "Vladimir en treillis et torse nu chassant dans la brousse", on a "Vladimir, fervent défenseur des animaux, veut être sûr que les galinettes cendrées grues sauvages arrivent bien à destination". Pour ça, il va les suivre en U.L.M (Unité Léniniennne Motorisée), comme on le fait tous, bien évidemment. Poutine est un homme du peuple, il ne peut pas faire des trucs de riches comme sniffer du caviar ou manger de la coke sur ses toasts (à moins que ce soit l'inverse, mais soit).

Non mais sérieux. J'le répète, mais ça serait presque comme Martine. Dans la collection "Vladimir", on trouvera bientôt :

- Vladimir donne à manger au dernier poulpe géant à trois kilomètres de profondeur sans sous-marin, en retenant sa respiration.

- Vladimir sauve les chatons des méchants communistes chinois (de la sous-race, ces communistes).

- Vladimir s'oppose à la torture. Sauf quand c'est lui qui pratique.

- Vladimir se déguise en Susan Boyle et provoque Obama en duel pour la maîtrise de la Terre.

- Vladimir repousse les envahisseurs Brésiliens des terres d'Amazonie avec un doigt. 

- Vladimir dit à Chuck Norris qu'il est complètement naze. Plus personne n'ose contredire le Petit Père des Peuples heu... bref.

- Vladimir fait du saut à l'élastique avec une corde autour du cou. C'est comme ça que les Pussy Riot ont eu sa peau.



vladimir-poutine1.jpg

Ces muscles saillants, cette petite croix discrète. Le gendre parfait, quoi. En plus, paraît qu'il est blindé de thunes. 

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Published by Hannibal
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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 17:15

C'est lorsque tout va mal qu'on se rend compte que les roses de l'été sont souvent aussi noires que les charmes exalés dans nos trous de mémoire les Etats-Unis, ben ils se foutent bien de notre gueule. Au lieu de nous aider. Certes, ils l'ont déjà fait. Mais bon. Comme les Européens, et encore plus les Français, sont ingrats, ben voilà, quoi. Et qui voudrait de l'aide d'un Noir, sincèrement ? Les autres Noirs ? Ouais, d'accord. On a eu Jésus, ils ont Obama. Niveau martyr, c'est assez différent, en fait. Mais tu me diras, vaut mieux ressembler à Obama qu'à un Jésus Espagnol

"Génération perdue". J'trouve ça cool, moi. Faudra juste nous dire quand la partie de cache-cache s'achève, par contre. J'ai pas envie d'être perdu pendant vingt ans et me rendre compte que, quand on m'a retrouvé, ben y'a plus de boulot ni rien à faire. Ca fait genre "les aventuriers de l'Arche Perdue". Ou comme celle de Noé, oui, si tu veux. Non mais de toute façon, c'est fondé qu'on aura pas de boulot. Ou alors on galèrera pendant pas mal de temps pour en trouver. 

Putain. J'me rends compte que j'ai encore fait un article à tendance maniaco-dépressive. J'm'en veux tellement. A la base, je m'étais donné pour but de mettre un peu de joie de vivre dans vos vies, des trucs comme ça. Mais bon. Entre écouter Era et Manson, j'ai pas le temps, moi, pour des trucs joyeux. Et à la base, c'était, dans ma tête, un blog qui était sensé s'axer sur la politique, ce genre de trucs assez barbants dont personne n'a rien à secouer, mais un truc de malade, quoi mais apparemment, j'ai dû changer parce que vous n'aimiez pas. Et ça me convient amplement, je dois dire. Je m'éclate plus à faire des articles sur les chaudasses d'auto-stoppeuses (j'ai déjà mis bonnasses dans l'article, alors bon, je m'adapte). Ou alors l'article sur les mots de passe foireux. Que j'avais particulièrement aimé, au passage.

Non mais sérieusement. A un moment donné, faut arrêter, quoi. Les Etats-Unis s'accordent du crédit au niveau mondial alors que, je trouve, le bilan n'est pas très reluisant. La capture de Ben Laden ne se serait pas déroulée comme prévue (et comme racontée dans les médias), les mandats Bush minent encore le moral des Texans (on se demande comment un texan a eu aussi peu de jugeote et de savoir-faire. Moi, je crois savoir, mais bon), les gosses n'ont jamais été aussi dodus et aussi plein d'acides gras saturés (à un moment, faut dire les choses comme elles sont, quoi). 

Je vous demande, moi, miséricordieux bloggeur, de ne pas m'achever trop vite pour cet article raté. 


 
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:50

"Et si le mariage préservait de l'alcoolisme ?" C'est en ces mots que Slate nous pond un article assez confus (mais faut dire aussi que, vu mon QI, je ne suis pas amené à comprendre beaucoup de choses, notamment les maths et les statistiques, ce qui est le cas ici, en même temps, je viens de m'apercevoir que c'était un article d'un site suisse, alors bon, je comprends, maintenant, pourquoi c'est si confus). Mais passons sur la facilité à lire cet article. A vrai dire, ce qui m'intéresse, c'est l'intitulé du truc (et aussi son contenu, mais légèrement moins, en fait).

On aurait tendance à dire que, non, le mariage ne préserve pas de l'alcoolisme. Suffit juste de regarder autour de nous pour s'en rendre compte. Quand tu vois Gérard, rouge comme le diable, le regard vitreux, le souffle court, la bidoche tombant au-dessus de sa ceinture, frottant presque le comptoir, tu te dis que sa femme l'a eu à l'usure et qu'il finira, un jour peut-être, par l'achever parce qu'elle l'empêche de prendre son calva à six heures trente (l'heure de l'apéro, bordel !). Ou quand tu vois Paulette, la tête dans le vague, la bouche dans la bouteille de Villageoise. T'es obligé d'avoir de la pitié pour ces gens. Mais non. T'en as pas. Ingrat. Tu les penses alcoolique, mais ils sont justes rongés par le poids des années et le mariage, qui s'auto-consumme dans l'alcool (c'est assez paradoxal, en fait, quand on y pense). 

Mais si, le mariage préserve de l'alcoolisme. Mais bon, c'est dommage de ruiner des années d'alcoolisme pour être bien avec quelqu'un que t'aime. Faudrait pouvoir être alcoolique ET amoureux. Mais apparemment non. En Suisse, ça marche pas. C'est comme aimer les montres et les coucous, le fromage et le chocolat. Tu peux pas mélanger les deux. De un parce que t'as l'air con avec ton coucou qui sort de ta montre toutes les heures (et ça fait gros, comme montre, et très moches, soyons francs), ou toutes les demi-heures si vraiment t'es colombophile (non, pas ça. Ca veut juste dire que t'aimes les oiseaux, ce terme) ou juste complètement maso. De deux, le comté (ou l'emmental) dans la fondue au chocolat, c'est vraiment gerbant. Ou de l'argent déclaré dans une banque Suisse. Ca se fait pas, faut respecter les coutumes, bordel. Quand tu vas en Allemagne, tu refuses la bière et le MacWurst ? Non. Bon. 

Mais le truc le plus drôle, c'est qu'ils te disent qu'une femme boit moins qu'un homme, mais finira, sur le long terme à boire plus. Peut-être parce que les femmes ont une durée de vie plus longue. Et je m'intéresserai pas au veuvage, au divorce, au célibat. Parce que le célibat, de toute façon, c'est sûr que, dès que tu peux, tu te mets misère. Alors bon.




Parce que Lemmy à l'harmonica, ça a pas de prix. Pour une pub de binouze française, en plus.

Et je vous mets la version longue qui vaut le détour. Je suppose que vous connaissez l'originale...

 
 
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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:15

Je m'étais résigné à me dire que le monde dans lequel nous vivons était, certes, pas très reluisant, mais quand même rattrapable. Ben je crois sincèrement m'être trompé. En lisant un article de Slate sur les paires de godasses. Oups, excusez-moi. Ravissantes paires d'escarpins et de talons aiguilles en tous genres. Plus classieux, ça va ? 

Non mais sérieusement. Appelons une paire de pompes une paire de pompes, quoi. D'accord, vous accordez les couleurs, tout ça tout ça. Mais pourquoi faire suer les gens quand vous avez des escarpins bordeaux avec un tailleur noir et un haut blanc. Sérieux, moi, j'ai une paire de Reebok noire, ça va avec tout. Surtout avec les jeans. Bon d'accord, ça va pas avec des shorts de sport. Mais bon. J'ai aussi une paire de Vans, que je traîne depuis trois ans maintenant. Peut-être même trois ans et demi. Tu vas hurler, toi, la petite matérialiste qui a, au bas mot, quatre cents paires de grolles. Mais des trucs classes, hein. Du genre Loboutin, Complices, Mephisto ou Burberry. Pas de Converse ni de Vans (alors que, quand t'avais quatorze piges, t'aimais bien, c'était confortable, ça faisait rebelle de pacotille), pas assez classe. Sauf que t'aimerais bien remonter sur ton skate, te prendre deux ou trois vautrades, histoire de déconner un peu, non ? Mais tu peux pas. Sandy te l'a bien fait comprendre. C'est des trucs de mecs, faut que t'oublies si tu veux devenir une dame "de la haute". Si tu veux être respectée sur ton physique et pas autre chose. 

Parce que c'est ça. Tout simplement. Une histoire de "j't'en mets plein la vue, cire mes pompes sans cracher dessus". Je savais que notre société était matérialiste au point de non-retour et tout le bordel. Mais là. En arriver à considérer les gens sur leurs chaussures. J'ai juste l'impression de nager en plein délire. Un incalculable nombre de fois, je me suis demandé comment on avait fait pour en arriver là. J'ai toujours pas la réponse, mais je commence à l'entrevoir. A force d'être tous moches et horriblement tristes intérieurement, on se rabat sur notre apparence (je sais pas si je dois m'exclure du lot ou pas, en fait) pour prouver que "Je vais bien tout va bien". 

Hé, Simon Doonan et Jean-Clément Nau. Une paire de pompes n'est pas faite que pour être classe. Elle est faite pour être agréable quand on marche avec. Et dans ce cas, mesdames, si vous voulez avoir la classe quand vous allez quelque part, d'accord, mettez des talons. Mais venez pas pleurez parce que ça vous fait trop mal et que vous avez des ampoules. 


 
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:00

C'est l'histoire d'un prêtre qui disait, à qui voulait l'entendre, que les pédophiles sont des victimes de séducteurs en puissance. Les enfants. Ouais. C'est ce qu'affirme un prêtre américain, Benedict Groeschel. C'est sûr que, vu comme ça, ça change la donne. Qui dit que le petit Thomas, en tenue affriolante, n'a pas été se frotter méchament au prêtre sans défense ? Qui oserait remettre en cause la parole d'une victime d'un viol ? Sérieusement. Redescendons sur terre et incarcérons ces jeunes dévergondés sans morale. Ou alors, on pense tout de suite à la castration chimique et on n'en parle plus. Et offrons notre aide aux Soldats du Tout-Puissant pour qu'ils puissent se réinsérer dans la société et qu'ils n'aient plus peur des enfants. 

Bon, ceci dit, c'est normal qu'ils cherchent un axe de défense, les pauvres. Quand tu prends les cours de catéchisme, c'est pas pour te faire alpaguer par Nina et Tom en même temps, parce que, pour te trouver une identité sexuelle, c'est pas terrible. C'est trop dur psychologiquement. Non, toi, ce que tu veux, c'est insufler une nouvelle énergie à l'intérieur de ces petits corps (bon ok, c'est bizarrement tourné, mais vu le thème de l'article, vous ne me le reprocherez pas), leur apprendre l'Immaculée Conception, les joies de la crucifixion et du sado-masochisme, par là même, mais aussi la conception particulière des termes "Aimer son prochain" (oui, je pourrais en faire plein, des trucs foireux comme ça, oui).

Ceci dit, on peut se demander quand finit la pédophilie. 15 ans (majorité sexuelle) ou 18 (voire 21 ans) ? Non, parce que ça met des doutes dans la tête des gens, ça. Par exemple, Cindy, là. Elle a quatorze ans, mais elle en fait facile dix-sept. Elle montre une fausse carte d'identité qui prouve qu'elle a dix-huit ans. C'est bizarre qu'on s'intéresse encore au catéchisme, à cet âge, alors qu'on peut boire, fumer, faire des comas éthyliques, conduire en état d'ébriété sur des petites routes de campagnes sinueuses, découvrir les joies d'une grossesse non désirée avec une personne qu'on connaît à peine (comment ça, c'est le cas avec les prêtres ? Je ne vous permets pas, ce sont des victimes, je vous rappelle), mais bon... Elle s'habille comme une petite traînée dévergondée/fille de mauvaise vie/ fille de joie, qu'est-on sensé faire alors ? Lui dire non et la frustrer, ou sombrer dans le péché et lui permettre une ouverture vers un monde plus beau, plus grand, plus brillant (heu ouais, bon, okay) ? Tiens, d'ailleurs. On s'est jamais demandé à quel âge Marie avait eu Jésus. Si ça se trouve, on va devoir faire une descente de flics chez Dieu pour l'incarcérer sous motif d'abus de pouvoir pour obtention de faveur sexuelle (ce qui n'aura servi à rie, d'ailleurs, puisqu'il n'en aura eu aucun plaisir), et là, on comprendra que la pédophilie, ben c'était une volonté de Dieu, une sorte de vengeance. Moi, je m'arrête là, sinon, je vais avoir des problèmes avec les catholiques et la police (bien que ces derniers soient les moins méchants). 


boom-pregnant.jpg 

Bon, d'accord, c'est un peu païen, comme image, mais pour avoir des trucs plus précis, testez donc youporn. Ou, si vous êtes de la vieille école, y'a encore Playboy qui sort tous les mois. 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 17:25

Y'aurait des gens qui voudraient faire exploser une sorte de "bombe nucléaire environnementale". Vous remarquerez que ces termes sont quand même fortement paradoxaux. Des scientifiques américains veulent pulvériser du soufre pour faire refroidir l'atmosphère. Ouais, comme les volcans. Vous me direz, c'est pas con, comme idée, hein. Le seul truc c'est que ces types n'ont juste pas intérêt à foirer leur dosage. J'ai pas envie de souffrir à cause du soufre, moi (mmmhh, oubliez donc ça). 

Non mais plus sérieusement. Ils ont intérêt à doser au poil de cul près, quoi. Sinon, ça sent la destruction de pas mal de choses vivantes sur Terre. Je pense notamment aux organismes les plus fragiles, comme les enfants ou les vieux les espèces ayant déjà des insuffisances respiratoires avérées, comme Dark Vador. Parce qu'on a déjà vu ce que ça a donné quand les dinosaures (et plus particulièrement le dinopoule) se sont pris une météorite sur le coin de la tête. Bah il restait plus rien. Seuls les petits animaux plus malins que les dinosaures (les poules, donc) ont survécu. A mon avis, et vu comment le genre humain est con quand il pense en masse, bah on est dans une sacrée merde (oui, je le dis comme ça parce que c'est ça). Et là, c'est pas un petit rhume qu'on risque. C'est carrément une grosse bronchite bien mortelle. 

Les avions sans pilote seraient préférés aux pipelines aériens. Je comprends ce point de vue, quoi. Qui aurait envie de se taper une montée dans les sphères pour aller réparer la fuite de soufre ? Qui aurait envie de se taper vingt bornes pour voir où est le misérable boulon qui a sauté ? Qui aurait envie d'aller pourir un pipeline de vingt kilomètres de long à je sais pas combien de kilomètres de haut pour aller siphonner quelques litres de soufre (surtout que personne n'utilise de soufre, et c'est dégueulasse à siphonner, en plus) ?

Ou alors on met un immense drap humide tout autour de la planète et le problème est réglé. Mais bon, il faut un drap vraiment fin, pour qu'on puisse continuer à avoir de la lumière, et donc, pouvoir respirer. Mais le truc de cette réduction de gaz à effet de serre, c'est que ça va enfin libérer tout le monde du poids du protocole de Kyoto. Et on pourra se remettre à polluer autant qu'on veut. Surtout les gros américains, dans leurs gros Hummer. 


dark-vador.jpg 

Branché sur respirateur artificiel, on ferait tous le même bruit que lui. On appelerait tous nos gosses Luke, juste pour se marrer. Un peu. 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:18

La baie vitrée reflétait des lueurs de mort. De celles qui remplissent les cimetières, très tard la nuit. On dit souvent que ce sont des feu follets, mais, à ce moment précis, je ne pouvais plus croire en cette explication enfantine. Pourquoi ? Je voyais clairement les visages se dessiner et prendre vie. Je sentais leurs hurlements errer dans ma tête. 

La pièce était remplie de ces couleurs qu'on ne devrait voir qu'avant sa mort, tellement leur beauté vous coupe le souffle. Vous ne comprendriez pas, vous. J'en pleurais. Pourquoi ? Je ne sais pas. J'avais l'impression d'avoir mal partout et, par ailleurs, j'avais l'impression d'être vraiment bien. Une douleur intense et fulgurante au niveau de la tête. Ce genre de douleur qui peut assomer un cheval. Je comptais les secondes qui me séparaient de leur entrée dans la pièce. Mais ils ne faisaient toujours rien, ils se contentaient de frapper les carreaux de leurs lambeaux de chair. Ils se contentaient d'hurler et de faire augmenter mon malaise, petit à petit. Cette douleur qui s'insinue dans tes veines, celle que tu ne contrôles pas, celle que ton cerveau ne peut même pas réduire. J'avais l'impression de convulser. J'avais l'impression de chuter sans cesse. Et de me relver juste après. Un horrible cercle vicieux.

J'ai eu l'impression, pendant un instant, d'accéder à un supplément de réalité. Celui qui est parfois décrit chez Borges. De voir tous les points de l'univers en même temps mais distinctement. D'entendre tous les bruits, séparément. Juste comme si je suivais plusieurs conversations en même temps. Je n'arrivais plus à séparer le rêve de la réalité. Je savais que dehors, c'était la guerre, mais je souhaitais la paix. Je savais que dehors, ça allait être la paix, alors je me mettais à vouloir le chaos. Toutes mes pensées se contredisaient. La contradiction physique était devenue contradiction psychologique. Je compris alors ce qu'il se passait réellement dehors. Ce n'était pas de simples fantômes, comme j'avais pu me l'imaginer. Je me souviens ma grand-mère me sermonant que, si je n'étais pas sage, les chevaliers de l'Apocalypse m'emmèneraient sur leurs chevaux de feu. Ils fracassèrent la vitre, pénétrèrent dans mon taudis. Je voyais le premier arriver vers moi. Un glaive dans la main droite, dans la gauche, une Bible. Et, pour la première fois, j'ai prié. A m'en faire péter le cerveau.

Soudain, les lumières s'évaporèrent littéralement. Je voyais les volûtes de celles-ci s'échapper vers les étoiles. Mon malaise s'évapora aussi. Instantanément. J'étais de nouveau seul chez moi. Le néon de la cuisine crépitait de nouveau. Et je sentis un nouveau malaise. Celui de la civilisation ambiante errer en moi.

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