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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 22:34

o_remachined_cd.jpg


J'avais le Re-Machined, A Tribute to Deep Purple's Machine Head pour vous faire un article concis, efficace. Mais peut-être trop. A part dire que, dans les instrus, seuls les effets changent (on ne bricole pas un Deep Purple comme on bricole un Dylan, quoi), mêmes les breaks, les descentes de toms sont les mêmes. Et pourtant, c'est un putain d'album de covers. Parce qu'un album de covers, c'est quelque chose d'hyper particulier à faire (déjà une cover en elle-même, c'est tendu, mais l'album entier...). Il faut rester dans l'âme de l'album originel tout en projetant dessus ses propres délires. C'est ce que font très bien les Black Label Society, par exemple. Y'a le fond de Pictures of Home avec la forme "délire guitaristique et voix hyper spéciale que seule Zakk Wylde peut faire". 
Les deux morceaux que je n'ai pas traité ici, c'est Maybe I'm a Leo, de Glenn Hughes (et on sent la patate de Chad Smith derrière, quand même) et Never Before, de Kings of Chaos. Pourquoi ? Pour le manque de "personnalité" des morceaux. Pour le coup (et je sais que je me contredis), c'est totalement parallèle aux morceaux originaux.

Y'a aussi la version Santana de Smoke on the Water, avec le trip aux bongos et tout. Ca, c'est mortel. Le petit côté Mexicano qui tape bien, aussi. Les mecs de la prod, ont, je pense, pas dû mettre longtemps à trouver qui ferait celle-là. Et y'a celle de The Flaming Lips. Celle-là, par contre, est à vomir. Sérieux, les mecs. Vous avez le droit de faire du Deep Purple. Mais là. J'ai l'impression de plonger dans un trip sous drogues synthétiques. Caler un Deep Purple sur une boîte à rythme minimaliste, une voix hyper modifiée. Y'a que la basse qui est pas à jeter. L'intro aussi passe pas trop trop mal. Jusqu'à l'arrivée d'une "basse" qui vient te dire "Hé coco. On est sur un album de covers. Si on veut dénaturer le morceau, on a le droit, on est payé comme des porcs pour pondre un morceau de cinq minutes". Être quatre pour faire un truc que d'autres feraient mieux tout seul... Et sérieux, on est plus en 84 ! Vous diriez quoi si Eurythmics reprenaient un Pink Floyd ? Le solo reste sympa, quoiqu'un peu trop synthétique à mon goût. Ce genre de reprises à éviter de mettre dans un cover album qui reprend ce mythique Machine Head ! Par contre, y'a un truc que je comprends pas, c'est pourquoi mettre celle de Santana en premier et celle des Flaming Lips en sixième ? L'inverse, je vous l'accorde, n'était pas envisageable. Mais à la suite ?

J'ai aussi été affreusement déçu par la version Chickenfoot de Highway Star. Bordel, en live, en plus ! Y'avait moyen de faire quelque chose de bien bien puissant. Et en fait, non. Sérieux. J'voudrais entendre Gillan, j'aurais écouté l'original. Mais si ça se trouve, c'est vraiment Gillan qui chante sur le morceau. Et bon. Je lui crache pas dessus, mais Satriani, il est bon (monstrueux, même), mais on s'attend pas à ce qu'il dénature le morceau le plus efficace (les autres aussi le sont, mais celui-là est vraiment rock'n'roll à burne !). Surtout qu'il a été guitariste dans le Deep. La crédibilité, c'est pas ce qui lui manque, donc. Un peu d'audace aurait été la bienvenue.

La version de Lazy de Jimmy Barnes (avec Joe Bonamassa) est énorme. Par moments, j'ai l'impression d'entendre des échos de Dire Straits, c'est assez sympathique. La basse détonne bien, la rythmique est calée, pas de boîte à rythme, on est sûr de ça, vu comment c'est technique et naturel. Et cet orgue, putain. Ce regretté Jon Lord n'aurait pas craché dessus. C'est sympa, parce qu'on a l'impression d'entendre du Gillan quand il monte dans les aigus. Et une autre voix quand il chante normalement. C'est assez puissant. La petite gratte rythmique qui se rajoute ne s'entend pas dès le départ, mais ajoute vraiment quelque chose au morceau de départ. Le petit côté funky, appuyé par le groove de basse. Seul bémol, l'arrêt dans le groove final est trop brusque (peut-être une couille de Deezer).

Rien que le riff d'intro de Space Truckin' par Iron Maiden est faramineux. J'avais des doutes. Mais sérieux, c'te claque. J'ai l'impression d'entendre un vieux morceau de Killers, ce genre de morceau inédit que tu trouves que sur les best-of. C'te grosse basse de Steve Harris qui claque comme c'est même plus permis par les codes radiophonique. La voix de Dickinson, y'a pas grand chose à en dire, ça reste du Dickinson (et si j'peux me permettre, je les vois pas du tout au Hellfest. C'est du metal, certes, mais c'est bizarre. Y'avait les Guns, d'accord). Manque juste le petit solo de batterie de MacBrain pour que ça soit parfait (si on oublie le délire de la fin, bien sûr).

Et enfin, finir en apothéose, When a Blind Man Cries, par Metallica. La voix de James m'a bluffé. Putain, sérieux. J'm'attendais pas à ça. Il a la hauteur et la tessiture de voix pour chanter cette chanson. Un peu à la Turn the Page. Le solo de M.Hammett. Comme d'hab, ficelé comme c'est pas permis, un truc juste magnifique. J'suis sûr qu'on pourrait faire jouer du Era à Hammett, il nous collerait au plafond. La basse nous offre quelques beaux grooves (beaux et bons, en plus de ça). Le jeu de batterie tout en retenue de Lars est aussi impressionant que sa capacité à caler les pêches là où il faut. Je pourrais même dire que c'est une science. Mais bon. Je m'arrêterai à un feeling. Et tu t'attends pas, mais alors pas du tout à ce qu'ils partent en son saturé Metalliquesque. La même structure que Turn the Page, ouais. Putain, je suis bon. Je me jette pas des fleurs, mais je suis bon. Ca commence par des accords de quintes en son saturé. Et ça part. Pouf. Ca sent la Fender ce morceau. Je sais pas pourquoi, d'ailleurs...

Je me tâte. J'hésite entre un sept ou un huit sur dix. Pour les quarante ans de cet album mythique, l'affiche est plutôt alléchante. Une grosse déception pour le Highway Star des Chickenfoot, mais aussi terriblement déçu du massacre en règle par Flaming Lips. Mais ces deux bémols sont largement compensés par les sept autres morceaux. Je rajouterai donc un point pour la fin de When a Blind Man Cries. Oui, la fin vaut, en elle-même, un point (ce qui est énorme, je trouve aussi, mais que voulez-vous. On les avait dit morts et enterrés après le fiasco de Lulu, avec Lou Reed. Ils nous prouvent que non). Note finale : 8/10.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:28

Cette nuit, j'ai eu des hallucinations. Du genre qu'en me tapotant sur le nez, ça ferait passer mon rhume. Et ça a marché. Pendant pas longtemps. Toute la nuit, j'ai rêvé que je passais mon permis... que je n'ai pas passé. Pour me réveiller la tête dans le sable, les yeux dans le brouillard à me demander où j'étais et où était Michael Myers. 

Aujourd'hui, j'ai pété mon étui à lunettes au milieu de la fac. J'ai somnolé deux heures en cours (je dirai pas lequel, mais il semblerait que ça soit entre 8h et 10h). J'ai tenté de MacGyver un peu, en essayant de tuer l'ennui pendant une heure de CM. Mais cet enfoiré résiste plutôt bien, je dois dire. Bon, j'ai pas à me plaindre, la SNCF a encore été en retard, et ça, ça te réchauffe le coeur. Ce genre de nouvelle qui semble te dire "Mais tu vois que tout va pas si mal. La SNCF te prévient du retard deux minutes avant le départ, tu devrais te réjouir".

J'ai claqué entre trois et cinq paquets de mouchoirs en un week-end. Saloperie de rhume. Si j'étais Roselyne Bachelot, ça ferait longtemps que je nous aurais commandé un petit vaccin de derrière les fagots. Parce que sérieux, le rhume, c'est la pire chose qui peut t'arriver. Même un cancer, c'est agréable, à côté. T'as pas le nez qui coule, ni une barre au milieu du front, t'as pas besoin de respirer par la gorge comme un asthmatique en manque, t'as pas besoin de te faire des lavages de nez toutes les dix minutes, t'as pas à te moucher comme un triso au milieu de l'amphi... 

Le truc qui est sympa, aussi, c'est de prendre une douche, le lundi matin à six heures, quand tu te dis "Ca va me booster un peu, ça sera pas plus mal" et que ça fait totalement l'effet inverse. Je crois que j'ai trouvé la première partie de mon "journal du dehors", dixit la prof de pratiques littéraires. Je viens aussi de découvrir que Mudweiser, c'est putain de putain de méga bon.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 20:42

Le canon du fusil était froid dans sa bouche. En totale différence avec la chaleur de la crosse en ébène. Ce fusil, il lui avait été offert le jour de ses vingt-cinq ans par celle qui allait devenir sa femme et mère de ses enfants. Cette femme qui allait découvrir ses pulsions suicidaires et ses nombreuses conquêtes. Ce soir là, la neige tombait délicatement sur le pavé. Les lampadaires lui donnaient cette jolie couleur jaune sépia, ce genre de couleur qui faisait de lui le plus triste des hommes. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'il avait découvert, lui aussi, ses nombreuses aventures avec d'autres hommes. Des types arrogants, qui la traitaient comme une moins que rien. Des types sans âme et sans grandeur. Sans esprit et réflexion. Des minables. Avec un porte-feuille à alléger. C'était tout. 

Cela faisait dix ans qu'il n'avait pas revu ses enfants. Il avait fini par se désespérer de les revoir avant sa mère. L'embrigadement maternel... C'était moche, mais en même temps, ça le soulageait de savoir ses enfants loin de lui et de ses pulsions meutrières. Pourtant, ils étaient encore mariés, elle n'avait pas fait de demande de divorce. Il avait porté plainte au comissariat, ces incompétents n'avaient rien fait. Il le savait, elle avait une aventure avec le comissaire. A l'écouter, elle avait eu des aventures avec tous les types de la ville. Il avait des tendances paranoïaques. On pourrait même pencher pour de la schizophrénie. C'est ça qui avait fait peur à Emmanuelle. Le dédoublement de personnalité de son mari. 

La lumière des lampadaires faisait scintiller le canon du fusil. Les larmes roulaient sur ses joues, il ne savait pas pourquoi. Ses yeux bleus qui l'avaient fait fondre, lors de leur premier rendez-vous. Il s'était saigné à blanc pour lui offrir ce qu'elle voulait. Des robes de créateurs aux paquets de cigarettes et bouteilles de bourbon... Tout le spectre de la féminité en une seule femme. De la top-model à la metalleuse. Un sacré mélange. 

La sono du salon jouait Where is My Mind. Bah tiens. C'était beau de se rappeller du seul film qui traite de la schizophrénie d'une manière aussi violente. Ca lui donnait aussi envie d'aller se combattre contre des inconnus. Sauf que lui savait pertinemment qu'il était seul. Depuis le départ. Il savait qu'il se battait contre ses démons, non contre une image idéalisée de lui-même. Quand il sentait son double, plus violent et plus malsain, prendre le dessus, il s'enfermait dans sa cave, et n'en sortait que quand il savait que son esprit s'était apaisé. Il ne vivait plus, tout simplement. Passant sa vie entre quatre murs. Pour ne pas qu'une crise explose alors qu'il était en pleine rue. Ou pire. Il se souvient d'une fois où il avait été violent avec ses propres enfants. Il ne voulait plus être impliqué dans des affaires de maltraitance. Les psychiatres avaient réussi à lui éviter la prison ferme, mais pas le HP. Il était ressorti changé. Lessivé. Démoli. Un peu comme Jack Nicholson dans Vol au Dessus d'un Nid de Coucous. Il se souvenait de toutes les horreurs qu'il avait perpétré durant sa misérable vie. Jeter une de ses conquêtes dans une rivière. Avec sa voiture. Comme Axl dans le clip de Don't Cry. Il se souvenait, en 1997 ou 1998 d'avoir forcé une de ses autres conquêtes (la première ou la deuxième, ça remonte à tellement loin) à regarder l'éclipse sans lunettes. Elle était devenue aveugle, il l'avait déposé sur les rails. Et attendu le passage du TGV en fumant sa cigarette. Comme s'il n'attendait rien. Et de nombreux autres meurtres. Tellement horrible qu'il en hurlait la nuit. Il avait fait trois tentatives de suicide. Aucune n'avait marché. 

Là, seul, dans sa cave, la sono à fond qui jouait Criminally Insane, de Slayer dans le salon, personne ne pourrait le sauver. De toute façon, il n'avait pas l'intention de survivre avec tout ça sur la conscience. Il n'eût pas le temps de penser une dernière fois. La balle avait propulsé sa cervelle contre le mur.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:24

Là, c'est du vrai post-hardcore. Mais pas le truc de fillette avec blinde de chant clair. Non. Le truc bien couillu, avec du gros scream, des gros break bien soignés comme il faut (on dirait pas, mais la plupart des morceau de PHxC reposent sur la puissance de leurs breaks. Un peu comme le metalcore. Un peu comme tous les trucs qui finissent en -core).


The Great Divide




Hopesfall

 
 
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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:20

Chose promise, chose dûe, voici le nouveau clip de The ARRS. Au début, je m'attendais à du The ARRS qui te cartonne les tympans pendant trois minutes vingt-cinq, quoi. J'ai donc été surpris d'entendre, au milieu du morceau, un putain de passage limite post-hardcore, mais qui passe méchamment bien. La Vierge qui pleure du sang au milieu de l'église, Nico qui gueule à la face du prêtre... Du The ARRS, quoi. Je ferai un truc plus poussé que ça quand l'album sortira, le 15 Octobre. 

 
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 20:58



Le soleil lançait ses flamboyances dans les nuages, les laissait retomber en fines particules de lumière. Les nuages changeaient de couleur au fur et à mesure que les heures passaient. Les oiseaux volaient sur le dos. Pas de bruit de moteur, pas de gens qui pleurent. Plus de bruits de circulation, plus de cons. La nature reprenait ses droits, et tu devrais le savoir. Te voilà transformée en arbre. Immense, majestueuse. La quintessence de ton âme se retrouve petit à petit dans la sève de tes feuilles. A mon tour, je me métamorphose. A mon tour, je deviens ce que je voulais être. A mon tour, je repars à la vie végétale. A mon tour, je me vois grandir, m'élever. Je ne sais plus trop bien. J'ai le sentiment que je peux faire le tour du monde en un battement d'ailes, tellement elles sont majestueuses. 

Et tout repart à zéro. Nous revoilà dans ce monde de bitume et de haine. Dans ce monde de colère et de bruit. Je ne supporte plus ça. Je ne me supporte plus. Je ne te supporte plus non plus. Tu étais plus belle en arbre. Tu parlais moins, je pouvais observer ta beauté brute, ce qui émanait de toi. Là, maintenant, tu ne m'offres plus que ton corps meurtri par la chirurgie et le maquillage. On parlait de charme naturel. Tu me disais que ça n'existait pas. J'ai maintenant des photos qui pourront te prouver le contraire. Tu es belle avec tes défauts, belles avec tes erreurs. Tu me fais les mêmes réflexions. Que mon corps tatoué n'est plus le même, que mes oreilles percées ont été déformé. J'accepte tes critiques, je t'en ai fait aussi. Mais que veux-tu ? L'amertume a remplacé la candeur. La haine finira bientôt par remplacer l'amour. Le feu s'éteint petit à petit, nous pourrons bientôt passer de l'autre côté.

Les nuages se transforment en mouton, et alors, sur le toit des maisons, c'est une pluie d'étoiles filantes qui s'abat. Sans faire de dégâts. Le tout dans une finesse légendaire, elles explosent comme des bulles de savon, retombent en milliers de micro étoiles, qui, à leur tour, touchent ce qui reste de macadam avant d'exploser elles aussi en milliard de roches. Le trottoir est pavé de poussière d'étoiles mortes. Tu te remets à planer, comme une déesse. Je ne peux plus t'attraper, tu fais partie des étoiles, maintenant. Je te vois rétrécir, et je pleure. Je te vois monter et je suis soulagé. Je ne sais plus ce que je dois penser. Ni quoi, ni comment, ni pourquoi. Tu étais tout ce que j'avais. Tu n'étais rien. Tu étais ma vie. Tu m'as conduit à la mort. Je voulais vivre avec toi. Je suis mort pour toi. Jamais tu ne m'as félicité pour ça. Pas un sourire, ni une étreinte. Juste une braise de cigarette, rougeoyant par nuit noire. Juste une fumée âcre. Tu es un peu dans chacune des cigarettes que je fume. La fumée me rappelle ton visage. Le papier qui se consomme me rappelle ton rire. La blancheur de la cigarette me rappelle la blancheur de ta peau. 

Tu es très certainement revenue, une fois. Pour me dire à quel point tu tenais à moi. Où est-ce moi qui suis venu te dire ça, les larmes aux yeux, le coeur broyé par les sanglots ? Je ne sais plus. Tout cela fait si longtemps, maintenant. Je pense chaque jour un peu à toi, quand la cigarette touche mes lèvres, et que je recrache la fumée. Vous êtes toutes un peu cette cigarette. Vous êtes toutes parties comme cette fumée que j'essaye de retenir le plus longtemps, pour ne pas perdre la sensation ennivrante d'être vivant. 


 

 
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 21:02

Je tiens à dire merci. A ces profs qui te minent une journée. A ces profs qui te disent que t'auras un exposé à faire pour dans deux semaines. A ces profs qui te disent "Vous aurez un devoir de quatre heures, le samedi quinze". Je tiens à dire merci aux intervenants de journalisme qui te disent la même chose. Je remercie le prof de synthèse de documents de nous mettre une telle pression le premier jour "La synthèse de documents, c'est très complexe, la méthode est compliquée à comprendre". Je remercie quand même les français d'avoir perdu à Dien Bien Phu, contre un sous peuple. Sans lesquels mon exposé aurait été franco-français à l'honneur de la France. Et j'avais pas envie. 

Je tiens à féliciter mes profs de CM pour l'intérêt tout relatif que je porte à leurs cours. A part être plié en deux en entendant un type ronfler, on aura pas fait grand chose cette première semaine, en CM. Ah si. Somnoler.

Bref, première semaine, on perd pas les bonnes habitudes. Manger en cours, parler fort en amphi, même quand le prof est exaspéré et au bord du suicide. M'incruster dans des groupes de gens parce que je déteste faire des exposés tout seul quand c'est pas un exposé sur le metal. Me dire que finalement, les cours de L1, c'était pas si effrayant que ça.  



Oui, c'était juste pour avoir une publication. Oui, cet article est inutile en lui-même. 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:35

Olivier Metzner. Un avocat de très bonne qualité, chaire tendre et douce, de couleur verte, qui se mange très bien en guacamole ou en lamelles dans un sandwich au St Moret, qui a défendu, notamment, Jérôme Kerviel et Dominique de Villepin (des cas indéfendables, soyons d'accord là-dessus). Ce même Olivier Metzner, soixante-deux années au compteur, a décidé de porter plainte contre Le Régent pour... une chute dans une baignoire.

Moi aussi, j'ai été surpris de ce détail choquant, mais ô combien important. La baignoire n'était pas équipée de revêtement anti-dérapant. Enfer et damnation, allez tous brûler en Enfer, mécréants. Mais on ne donne pas une baignoire à une personne âgée, surtout quand y'a pas de tapis anti-dérapant (ou de barres pour tenir debout). au mieux, on fait une douche à l'italienne, au pire, on appelle l'aide-soignante avec la petite télécommande située au niveau de son bras ou posée sur la table de chevet. Ah oui, non. On parle d'hôtel de luxe et pas de maison de retraite. Ce que je peux être tête en l'air, parfois. 

Sérieusement, il a remporté son procès. CINQUANTE MILLE EUROS de dommages et intérêts. CINQUANTE MILLE !! Alors que Môssieur Metzner voulait qu'on lui paye grassement un mois de salaire (trois cent mille euros, au barreau au bas mot, pardon). 

Je vois bien des procès, comme ça, complètement tordus et tirés par les cheveux, qui auraient changé le cours de l'histoire.


- George W. Bush contre les bretzels. Forcément, ça finit en guerre. George W. Bush contre l'Alsace. 

- Lars Ulrich contre l'industrie du téléchargement illégal. Oh wait...

- Kate Middleton contre les fabriquants d'appareils photos qui vendent aux paparazzis. 

- Staline porte plainte contre le Petit Père du Peuple pour avoir fait passer une image de lui trop positive. C'est à ce moment qu'on à découvert la schizophrénie.

- Hitler porte plainte contre Glock, pour un défaut de cran de sûreté. Et contre l'Allemagne pour construction de bunker pas assez solide.

- Mussolini porte plainte contre Dieu, pour sa petite taille. Ce dernier a dû encore le faire rétrécir, on en entend plus parler.

- Jésus Christ porte plainte contre Cecilia Gimenez. Avec son père comme avocat. A rien pu faire, la pauvre.

- John Bonham contre les fabricants de Vodka (et ceux de shooters) pour non-prévention des risques de coma éthylique.

Bien sûr, ces procès auraient été vrais, on n'en serait pas là aujourd'hui. 


Justice.jpg

...And Justice for All, pour pas me faire détester de TOUS les fans de Metallica (dont je fais partie, d'ailleurs).

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 21:49

J'vous le dis franchement, j'vais commencer à en chier pour commenter l'actualité. Sauf le week-end (et encore). La fac va me prendre un paquet d'heures de mon temps libre, y compris les vacances. Surtout que quand je rentre, j'suis vanné comme c'est pas permis. Avec un cursus qui demande la maîtrise de synthèse de documents sur le bout des doigts, méthode qui sera ensuite évaluée par un partiel de 4h un samedi aprèm... Déjà deux exposés à faire avec des personnes que je ne connais pas. Où j'ai d'ailleurs tapé l'incruste comme un sagouin. 

Donc voilà les nouvelles. J'essaierai de faire de mon mieux, mais ça va être super dur. Vous en faites pas, je suis le premier déçu.

Bon allez. Pour les connaisseurs (ou pas, d'ailleurs, le dernier bébé de The ARRS. Ca, ça sent l'album de tueurs. Et je mettrai le clip dans quatre jours, aussi).
 





Et pis tiens, tant qu'on est du côté hardcore de la force. Un petit Tess. Avec partie violon et tout. Venez plus me dire que le metal, c'est de la musique de bourrin.


 
 
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 21:29

 L’homme était là, debout sur le pont. En dessous de lui, un torrent. Sur les berges de ce torrent, des gens, des milliers de personnes prêtes à le voir mettre fin à sa misérable petite vie.

Lui, seul, sans amis, sans famille, sans amour. Lui, ne veut qu’admirer ce paysage, magnifique, qu’offrent la hauteur et le positionnement du pont au dessus du torrent. Il avait même prévu son appareil photo pour faire des photos à mettre sur son site. Car, oui, cet homme aimait la nature, et elle, au moins, elle le lui rendait bien. Il ne désirait pas être aimé, ne désirait que sa petite vie tranquille et non pas une célébrité vécue au jour le jour.

D’ailleurs, il faudrait expliquer comment l’homme s’est retrouvé derrière la balustrade du pont, au-delà des barrières de sécurité. Il désirait, au départ, prendre des photos du pont, pour donner une impression d’infinité, de continuité, de longueur du pont. Tout comme sa vie. Un pont désert, peu fréquenté, seulement par lui, et quelques curieux, qui désirent en apprendre plus, en savoir plus, sur la nature humaine. La Nature, tout simplement.

Cet homme se demandait pourquoi la foule était si ardente, prête à exploser, comme une bombe à retardement. Il passe la barrière de sécurité pour voir la foule qui semble attendre quelque chose de lui, il veut en savoir plus, il veut savoir pourquoi la foule scande le même refrain, lancinant, lui perforant les veines, lui montant à la tête. "Saute, saute, saute, saute, saute, saute !", scandait la foule. Elle ne désirait qu’une chose, assouvir son fantasme de violence et de sang, de perdition et de suicide. Cet homme en était venu à plusieurs raisonnements, tous aussi stupides les uns que les autres. Il pensait que la foule le voulait au fond du torrent, que quelques passants prendraient des photos, voire même, pourquoi pas, des vidéos qui feraient le tour du monde et le rendraient célèbre. Il se mit à rire, fort, parce qu’il ne veut pas de célébrité, même posthume. Il veut garder son anonymat, cet anonymat, si jouissif pour chacun de nous, si puissant qui nous élève comme des simples feuilles mortes au mois de Novembre.

D’ailleurs, cette scène se déroulait en Novembre. Le 2 Novembre, plus précisément . Il pensait que les gens voulaient voir des choses tomber, pas que des feuilles. Tous les ans la même litanie, le même brunissement des feuilles, leur chute, lente, modérée, puis enfin, le retour à leur état premier, leur état naturel. Se décomposant peu à peu, comme un cadavre en perdition, dans un océan de terre et de Noir éternel.

Il avança un pied dans le vide, pour voir comment la foule réagirait s’il faisait le dernier, le final, l’ultime pas. Celui qui le conduirait vers les Anges, vers sa défunte épouse.

La foule, toujours hypnotisée, lançait dans les airs son unique et seul refrain, lancinant. "Saute, saute, saute, saute, saute !". A la tête de cette foule folle, se tenait un homme, grand, avec une crête sur la tête. Il semblait plus déchaîné, plus fou, plus intenable que les autres, et le petit Chétif sur le pont avait peur de lui. Très peur. Cet homme, comme un prêtre lorsqu’il rassemble ses fidèles, à l’air immortel, se sentant comme un messie, croyant que c’est la parole de Dieu qui l’envoie, qui l’appelle vers sa destinée. Cet homme, il lui fait penser à un Hitler moderne. Un "Führer" qui illuminerait et conduirait les foules. Oui, ce type est comme un prêtre, un prêtre sataniste, qui rassemble ses fidèles pour assister à l’égorgement d’un bouc ou d’un autre "démon", pour expier leurs péchés. Le Chétif, le Martyr pleure toutes les larmes de son corps.

Il veut leur crier d’arrêter, qu’il ne veut pas sauter, qu’il désire vivre. Mais on n’obtient pas tout ce que l’on désire. De plus, il sait que les mouvements de foule ne peuvent être arrêtés que d’une seule façon : leur donner ce qu’Ils désirent. Donner du désir aux Indésirables. Quelle ironie! Le Chétif ferme les yeux et se concentre. Il recherche un moyen pour s’en sortir, il recherche un moyen assez plausible pour ne pas sauter, pour rester vivant. Pour qu’il puisse nourrir son dernier compagnon, son chaton, dénommé Feuer, car il possède déjà un tempérament ardent, s’était dit l’homme, lorsqu’il l’adopta, en "compensation" de sa Défunte. Il ne voulait pas mourir. Pas avant d’avoir serré une dernière fois la petite boule de poils qui lui rappelait sa femme.

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