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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 22:00

On nous vante partout, et peut-être à juste titre, le calme légendaire des Japonais. Sauf quand on leur parle de fric. Yakuza ou pas, Juif ou non, on plaisante pas avec la thune. 

Un restaurateur s'est fait littéralement cuisiné pour ça. Il était venu réclamer à trois japonais, donc, une somme d'argent X. Ces trois hommes, d'âge divers, ont alors décidé de frapper un grand coup, et de refaire comme au temps de l'oncle Hô. A savoir dézinguer les gens à coups de marteau (comme tout bon communiste qui se respecte, cela va de soi). Et comme la viande, ça coûte cher, on va pas cracher sur de l'humain. C'est tellement tendre, savoureux, juteux. Excusez-moi, je m'emporte. Alors donc, les quatre dépeceurs de Tokyo (merci Luka), ne sachant que faire des morceaux de viande soigneusement découpés (à la faucille, cela va de soi), décident de les congeler. T'imagines, toi. Tu vas te chercher une glace dans le congel, et là, pouf, une tête de Jap'. La crise. Surtout que le Japonais, c'est comme les baleines : tout le monde en chasse, mais personne n'en a jamais mangé, soit disant. Ni même fait un parfum avec. Non, même pas Jean-Baptiste Grenouille, non. Il connaissait pas les Jap'. Et y'avait pas encore la Japan Expo pour les voir débouler en horde de folie sur Paname.

Nan et quelle idée de rajouter du curry pour le cuisiner, ce cadavre ? L'était donc pas assez jaune pour vous ? Vous auriez voulu passer inaperçu que vous auriez pas fait pire. Quoi que... Mais par contre, y'a dû falloir une sacrée dose de curry pour cacher l'odeur de chair humaine carbonisée. Ou alors, il suffisait de faire du "Japonais en robe des champs". Ou en kimono, ouais. Ouais, si vous voulez. Bien que je considère ce jeu de mots relativement minable, je prends.  


decorasuk9.jpg 

Ouais, bon, d'accord. Y'a des exceptions, quand même. La mode japonaise pourrait donc bientôt être motif valable d'euthanasie. 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:04

Depuis quelques temps, je me demandais pourquoi j'étais devenu hargneux, renfermé et violent. La faute à Facebook, sûrement. Ouais, je sais, c'est facile, ils sont déjà coulés en bourse (mais ça ils peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes), Mark Zuckerberg est un prétentieux, imbu de sa personne avec une tête comme un Zeppelin. Qui finira par exploser en plein vol, ceci dit.

Non mais plus sérieusement. Chercher à savoir pourquoi les gens sont hargneux sur Facebook, c'est aussi stupide que de chercher à savoir pourquoi personne ne se parle. Parce que, et c'est évident, les gens NOUS FONT CHIER. TOUS ! Même Marie-Anne, que t'as pas revu depuis la primaire et qui est venue te prendre le chou sur Facebook alors que t'étais bien peinard avec ta nouvelle vie. Et non, faut que ton amourette de CP vienne te demander d'aller boire un verre. Et pas de bière, elle est allergique au houblon. Et pas de cacahuètes, les arachides, ça lui donne de l'urticaire (et Rachid, aussi, mais ça, tu t'en fous royalement). Déjà, la nana, elle t'agresse avec ses pokes. Si tu veux, néoprène néophyte de l'internet et de Facebook, tout particulièrement, c'est un peu comme si la nana se plantait devant toi en pleine rue et te tapotait sur l'épaule. Stressant, hein ? Tu renvoies un poke, juste pour être sympa, et elle, ben elle prend ça pour un jeu. A moins qu'elle ne pense que ça vous mènera plus loin (oui, y'a toute une connotation sexuelle derrière le poke). 

Vous vous en foutez aussi royalement de savoir à quoi ressemble la nouvelle cuisine de Xavier, en néoprène bleu et ébène. Cet enfoiré ne vous a pas invité à grailler depuis quinze ans, et là, sous prétexte que votre femme demande le divorce, môssieur vous invite tous les deux, le même soir. Etrange. Et de toute façon, Xavier, vous l'aimez pas, il se la pète, ce con. Mais vous aussi, vous êtes relativement con, vous n'avez toujours pas compris pourquoi y'avait un "<3" à côté du nom de cette enflure dans le répertoire de votre femme.

Vous n'osez pas non plus dire à Jean-Marc que sa fille est une nympho qui vous envoie des photos d'elle à moitié à poil. Elle a dix-neuf ans, vous avez donc l'esprit tranquille. Et JM, bah, il est con, aussi... Il sait pertinemment que vous adorez vous rincer l'oeil sur des nanas qui ont pas plus de vingt-cinq ans. Mais comme il est légèrement de droite, il veut pas mettre une burqa a sa fille. Et ça vous dérange pas.

Et Marie-Ange qui s'extasie devant ses triplés. Mais sérieusement, meuf, si ça t'amuses d'avoir des loches comme des poids en fonte, un bide comme celui de Carlos, c'est ta vie. Et le pire, c'est quand elle t'étale les photos du bébé qui vient de naître. Pour un peu, t'aurais encore du placenta dessus, quoi. Accompagnée de ce type de commentaire "Sont trop chous mes triplés. Léa, Léna et Léane". Donc. Soit. Mais tu peux pas demander à tout le monde d'aimer un bébé. C'est tout frippé, ça braille, ça pue, ça dort, ça mange. Et c'est tout. Donc non, je ne mettrais pas de "J'aime" sur ta photo, encore moins un commentaire du genre "Oh, ils sont trop trop mignons. T'as envoyé du lourd, ma chérie. Je t'aime tout plein" si ce n'est qu'une vague amie. 

Et on s'en fout de savoir que votre chiard de gamin s'est envoyé trois vodka black à la suite et qu'il a fait un coma éthylique. Au moins pendant ce temps, il braillera pas dans vos oreilles à la prochaine soirée pour savoir quel goût ça a, le vin. Il suffira que sa mère lui dise "Comme le truc noir que tu as bu la semaine dernière chez tonton" pour qu'il tourne de l'oeil. Et toi, tonton sordide, t'en profiteras. Comme une pute ! 

Vous avez à peine remarqué le statut maniaco-dépressif de Monique, trompée (encore une fois) par son enflure de mari. Mais lequel... ? Ah oui. Xavier. Vous n'avez pas non plus fait attention à la femme qui voulait se jeter du haut de l'arc de Triomphe, vous vous êtes dit que c'était une pub pour des parachutes. Et non. C'était Monique. Elle se vantera dans deux jours de son exploit d'avoir rassemblé toutes les forces de l'ordre française et tombera sous le charme d'un flic moustachu cinquantenaire. "J'aime ça".

Vous vouliez savoir pourquoi vous détestiez les gens sur Facebook ? Pour ça, tout simplement. 


facebook-boutton-jaime.jpg 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:48

Dans le cochon, tout est bon, nous dit l'adage populaire ? Mais dans le fermier de l'Oregon, hein ? Ca on ne le sait pas, personne n'a jamais mangé de fermier. Encore moins un fermier venant d'Oregon (c'est sale, ça pue, ça a les chicots pourris). Pis c'est pas bon pour l'éthique. Non. Un des Dix Commandements, c'était pas "Tu ne mangeras point ton prochain." ? Ou ton porcin, je sais plus trop bien... Toujours est-il qu'on pensait ce genre de trucs impossibles. En dehors d'Hannibal Lecter, où un caméraman, sous la coupe des nazis (z'avez qu'à lire le bouquin), finit jeté dans la fosse aux porcs car il a mal fait son travail. Ou juste qu'il sait pas tenir sur ses deux guibolles. Bref, je sais plus. Mais en tout cas, la fiction est devenue réalité. C'est cela le plus flippant. Savoir qu'à tout moment, on peut se faire gober par un porcelet de trois cent kilos (du morceau de choix, déjà). 

Non, parce que sérieusement, c'est triste si on veut. Si on a de la famille qui fait de l'élevage porcin. Et que le jour où tonton Gérard nous invite à visiter la porcherie, on devient un peu hésitant. Sauf si c'est une... Porscherie. Là, on hésite un peu moins et on remercie tonton d'avoir laissé les clés sur ses bijoux. Et, sans aucun scrupule, tu le jettes dans la fosse (broyé sous les Docks des fans de Slayer, il fait moins le malin). Et tu te dis que c'est dommage, de mourir sans avoir pu rouler en Porsche plus longtemps...

Mais un porc, quand ça a faim, ça bouffe vraiment de tout. Donc le mec a dû moisir un certain temps avec ses bêtes, au minimum deux jours. Mais imagine qu'un cochon tombe dans ton salon, là, comme ça, d'un coup d'un seul. A travers le plafond et tout. Tu fais quoi ? T'attends deux jours pour le manger ? Non. Tu réveilles ta femme à coup de main, tu lui demandes d'aller chercher la hache dans l'appenti à bois, dans le jardin derrière la maison, sous les feuilles d'un merisier asiatique. Tu le découpes sans scrupules, tu récupères TOUT le bacon que tu peux, parce qu'il y aura de moins en moins de bacon dans le monde, bientôt. Voire plus du tout. alors tu dis "Pourquoi gâcher ? Le fait qu'il soit tombé dans mon salon me rend propriétaire de cette chose". 

Vous pourrez donc vous dire que, oui, tout est bon dans le cochon, même les yeux et les ovaires. 


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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 22:10

Ethanol corrosif, ton corps se dissout sous mes yeux. C'est... étrange. Jouissif et étrange. Etrange mais beau. Et tu pleures. Sans pouvoir arrêter les larmes. Les larmes aussi brûlaient ta peau. Et si tu savais à quel point je te comprenais. Cet impression de brûler, de fondre de l'intérieur. T'en souviens-tu, de ce jour ? Ce jour où tu as préféré m'ignorer plutôt que t'asseoir à côté de moi et de parler ? Et à un moment, tu as l'impression que tout se calme, n'est-ce pas ? Cette impression que tu vas enfin mourir, succomber à ta douleur. Et en fait non. Tu sens ton corps qui lutte contre ce poison, qui refuse de se laisser avoir, même s'il en souffre. Tu souhaites abandonner, et je te regarde te débattre comme un poisson hors de l'eau. Ton hurlement est dissonant, on t'avait déjà dit que t'avais une voix inaudible ? Non ? Etrange. Pourtant, même quand tu parles, ça bourdonne. 

Je sais, je n'étais pas comme ça quand on s'est connu. Mais c'est bien ça, la vie. "Naître, mourir, renaître et progresser sans cesse, telle est la loi". Et bon... "Qui peut dire qu'il est toujours le même, quand l'amour s'en mêle ou quand la vie est une chienne" ? Sérieusement, chérie. Tu croyais vraiment pouvoir me faire du mal sans en subir les conséquences ? A l'intérieur, je suis mort. Par contre, et c'est dommage pour toi, je suis bien vivant physiquement. T'as tué la part de moi qui était la plus profonde. T'aurais dû faire le contraire. Maintenant, c'est toi qui va te retrouver physiquement détruite. Et quand tu seras morte, j'irai jeter ton corps dans la boue. Que tu vois ce que ça fait d'être humiliée. Si tu peux encore voir, ceci dit. Et alors j'irai chercher mon Glock, je le collerai à ma tempe et tant pis pour le reste. Je t'aime. Pour toujours.


 
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 16:24

"Hé François ! Ouais, toi, là, sur le parvis de l'Elysée. Ouais. J'ai juste une question. Pourquoi ?". C'est en ces mots que chacun de nous pourrait balancer ces quatre vérités au visage de notre flamby de président. Pourquoi nous avoir promis des réformes importantes dont on voit même pas un dixième se réaliser. A mon avis, il va pas tarder à recevoir Edouard Martin sur le coin de l'oeil, notre bon François.

Parce que, de toute façon, faut pas être dupe. S'il a été élu (et par moi en premier), c'était surtout un ras-le-bol du sarkozysme. Mais en fait, c'est pas mieux. Le seul truc qui a changé, c'est que lui, ben il a le tube de vaseline. Que Sarkozy n'a jamais pris la peine d'ouvrir.

En fait, le "presque personne ne va casquer, neuf français sur dix ne paieront pas plus d'impôts", ben ils se sont bien foutus de notre gueule, au gouvernement. Non parce que notre bon Jean-Marc parlait d'impôts directs. Bah ouais. Démagogie quand tu nous tiens. Non parce qu'on finira tous par raquer comme des veaux pour payer leur crise. On finira tous la gueule dans la boue parce qu'on a voulu vivre au-dessus de nos moyens pendant dix ans (mais j'm'en fous, j'aurai pas ça sur la conscience, vu que, si j'étais né, j'étais trop jeune pour avoir conscience des notions de "niveau de vie", de politique, de fric)

Et c'est quoi cette manie, à chaque fois qu'on veut faire rentrer de la thune dans les caisses d'aller taxer les fumeurs ? Non sérieusement. Va falloir arrêter de faire reposer vos mesures budgétaires sur des pseudos-mesures de santé publique. J'veux bien, moi, qu'on raque tous un peu pour sauver le naufrage dans lequel on nous a mis depuis Mitterrand. Mais y'a des limites, quoi. Payer 6,45€ un paquet de tabac, c'est bon, quoi. Tout ça pour que ça rapporte un milliard au gouvernement. Qu'on verra s'envoler en lutte contre la délinquance à Marseille et en renvoi Roms dans leur pays (bah si, faut les payer, les flics, les billets d'avions et les trois cent euros, ils viennent pas de nulle part). Avec ça, on paye aussi les salaires de Giscard et de Sarkozy. On paye les pensions des députés. Donc ouais. On casque pour des gens qui n'en ont plus rien à secouer de nous. Génial, comme mentalité. Santé publique. LOL !

Alors peut-être que "Fumer tue", mais ça les arrange bien, eux. Si on arrête tous du jour au lendemain, tu m'étonnes qu'ils vont bien être dans la merde. Donc "Ne pas fumer tue votre gouvernement" qu'on devrait trouver sur les paquets. Quitte à n'avoir aucune moralité et aucune conscience, autant y aller jusqu'au bout. 


 
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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:40

Légèrement en retard sur la date (j'aurais dû le faire le 26, en fait), j'aimerais quand même rendre hommage à un des plus grands virtuoses de la 4 cordes que ce monde ait porté. Bassiste virtuose, donc, Cliff Burton, est connu pour avoir occupé le poste de bassiste (que d'aucuns diront soporifique, chiant à mourir, inutile, "pas assez fort", et j'en passe) au sein de Metallica (je me permets ce léger rappel pour les personnes qui l'ignorent encore. Et ceux qui recherchen sur google "Cliff Burton bassiste Metallica"). 

Virtuose de la basse, certes, mais pas à se faire péter les chevilles et la tête. Non. Cliff avait cette chose de plus en rare, il n'était pas imbu de lui-même. C'est pour ça que quand il est mort, le groupe a eu tant de mal à se reveler. Cliff était généreux, bon. Comparez avec Dave Mustaine, hein, c'est radicalement l'inverse. Metallica a très vite sû rebondir grâce au virtuose Hammett. Génie de la 4 cordes qu'il utilisait comme une guitare (avec wah-wah et pédale de disto, ouais !), grâce à son influence venu du XVIIIe, Cliff Burton a pondu les plus beaux morceaux de basse qu'on ait sans doute jamais fait depuis. Des trucs rageurs aux trucs mélodiques, de la violence à la puissance, Cliff jouait tout. Je ne vais pas vous faire un historique complet de son oeuvre, pour ça, vous écoutez Kill 'Em All, Ride the Lightning et Master of Puppets. L'ombre de Cliff a sans doute toujours pesé sur les épaules de James, Kirk, Lars et Jason, surtout. Jason qui, rappelons-le quand même, s'est farci tous les morceaux de Metallica pour pouvoir dire aux "Three Horsemen", donc, "choisissez le morceau" durant les auditions. Ce qui, accordons-lui ça, est assez audacieux. Mais il resta cantoné, sur l'album ...And Justice For All, à suivre les parties de gratte à la basse, ce qui n'est pas terriblement excitant. Mais, sur les albums suivants, Jason ayant réellement réussi à leur faire oublier musicalement le passage de Cliff, il pût, lui aussi, montrer toute sa virtuosité et son jeu violent et mélodique, mais à l'extrême opposé de Burton.

Nous remarquons alors que Metallica n'a jamais compté de bassiste dit "pot de fleur" dans ses rangs. A tous les gosses qui veulent croire en leur rêve, je leur dit "Prenez une BASSE ! Jouez avec votre ÂME ! Vous n'êtes pas cantonné à faire la MÊME RYTHMIQUE que la GUITARE pour avoir UNE PLACE dans un GROUPE". C'est le bassiste refoulé qui vous parle (devenu guitariste et chanteur), alors prenez-le pour argent comptant.


For Whom the Bell Tolls




La ligne de basse de Orion (mais vraiment de la basse tout du long, hein, même quand on a presque le droit de se dire "mais c'est de la gratte, ça").




Orion (quand même)




Fade to Black (encore un classique, ouais, mais il est dans tous les classiques de Metallica. Sauf Enter Sandman. Et Nothing Else Matters. Mais là, c'est Newsted. Donc bon).

 
 Master of Puppets (du dernier concert de Cliff, le 26 Septembre en Suède)




Master of Puppets, en studio




Parce que je peux pas tous les mettre, mais que cet homme restera quand même LE bassiste virtuose que le monde ait JAMAIS porté !
 
 
 
 
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:29

 Il était là, debout, se sentant si petit dans ce monde si grand.

Un monde qui le contrôlait, mais qui ne se souciait pas de lui. Qui ne se souciait pas des ses envies, de ses rêves, de ses maux.

Il semblait vieux. Il était jeune, accablé par les malheurs du monde alentour. Il voulait s’échapper, pour ne plus souffrir et ne plus faire souffrir son entourage. Sa compagne, ses amis, sa famille.

Il avait des cheveux gris dans sa chevelure brune lui retombant en boucles épaisses sur les épaules. Une barbe, relativement longue, le vieillissait encore plus. Il se courbait de plus en plus, pour marquer sa soumission à son patron, à sa femme, au monde. Il s’habillait parce qu’il devait le faire, il mettait de l’after-shave car cela fait plus "homme de société".

Mais lui, déteste la société, déteste le gouvernement. Il veut partir. Il n’a rien à prouver à personne. Rien à personne. Le néant. Comme sa misérable vie, qu’il passe misérablement.

Le Trou sans fond se profile. Noir, tapi dans l’ombre, attendant la chute pour le cueillir dans sa gueule béante.

Certaines fois, il prie Luaine, la femme qu’il a aimé, pour lui dire de revenir. Mais on ne fait pas revenir les morts. Luaine était belle, de taille moyenne, le teint pâle comme la pleine Lune. Cela contrastait avec sa chevelure rouge feu. Elle aimait se faire appeler Janice, quand elle mettait un bandeau dans ses cheveux et des lunettes rondes, avec des verres roses. "Pour voir la vie en rose, mets mes lunettes, Jimi". Elle l’appelait Jimi car ils formaient un couple improbable, comme Janice Joplin et Jimi Hendrix. En réalité, Jimi s’appelle Ailill, ce qui signifie Fantôme en Irlandais. Il comprend la signification de son prénom et ne désire pas l’avoir en tête constamment.

Lorsque Echtach, celui qui donne la mort, vient le chercher, il prend peur. Echatch, c’est le nom qu’il a donné au trou sans fond. Echtach, c’est celui qui a emmené Luaine lorsqu’ils étaient heureux. Pour lui, Echtach est synonyme de perdition, d’oubli, de mort.

Lorsqu’il prend peur, il se réfugie sous la douche. Il la laisse couler, à trente-cinq degrés. Celle-ci lisse ses boucles, les défait comme on défait un flot. Il ferme les yeux. Entend Down In a Hole, d’Alice in Chains, version acoustique et magique d’un groupe qui l’est tout autant à ses yeux. "Down in a hole, loosin’ my soul. Down in a hole, feelin’ so small. Down in a hole, loosin’ my soul. Down in a hole, out of control.". Cette chanson lui rappelle Luaine, la femme qu’il a aimé, la seule qu’il ait jamais aimé. Quand ils s’asseyaient, tous deux, dans le noir, enlacés, restant dans cette position pendant plusieurs heures, s’endormant parfois, il se sentait heureux, comblé, content.

A côté d’elle, Charlotte fait tache. Une grosse, énorme tache sur l’écran de sa vie. Elle veut tout contrôler, ne se soucie que de ses désirs, ne veut pas l’entendre parler, mais elle, elle braille à longueur de temps, et ça exaspère Ailill. Il est prêt à claquer cette "femme" pour qu’elle la ferme, une fois pour toute ! Non, il ne désire pas aller jusqu’au meurtre. Allez au tribunal pour ça… Il a bien plus important à faire, comme éviter Le Trou. Charlotte… Dire qu’il croyait qu’elle pouvait compenser le départ de Luaine, le rendre heureux, se soucier de lui, qu’ils pourraient regarder dans la même direction. Mais non. Lui regarde vers le passé. Elle, a le regard placide et vide. Pourtant, quand il l’a rencontré, elle était belle, elle avait de magnifiques yeux noisettes, mais qui ne concurrenceraient jamais les iris bleu ciel de Luaine. Ses cheveux avaient subis maintes et maintes transformations, il ne supportait plus leur vue, ils étaient secs, ayant perdus leur éclat d’origine. Elle porte un châle depuis qu’il lui a fait remarquer. Lorsqu’ils se sont mariés, il avait appris que la famille de Charlotte était opposée à leur mariage. Il ne savait pas, il ne sait toujours pas et ne saura jamais pourquoi. Et ça lui va mieux ainsi.

Parfois, il commence à somnoler sous le jet de la douche et rêve. Il rêve d’un monde meilleur où il rejoindrait Luaine. Il rêve d’un monde de douceur et de bien-être. Il rêve d’un monde où les gens vivent heureux. Il rêve de Luaine, les larmes se mélangent avec l’eau dégoulinant le long de sa chevelure, il renverse sa tête, de longs sanglots se créent dans sa gorge, dans son âme. Il s'assoit sur le carrelage de la cabine de douche, ne pense plus qu’à elle, celle qui emplit ses pensées, ses sens, sa vue. Il se revoit, le jour où il l’a demandée en mariage. Il revoit ses larmes de joie, son sourire qui n’en finissait pas. Qui ne finirait jamais. Ils étaient heureux ensemble. Peut-être qu’elle ne lui apportait pas assez de bonheur matériel, mais il s’en fichait.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:26

Tant qu’il avait sa guitare acoustique et sa future femme, il aurait pu vivre sous un pont. Peut-être que Charlotte lui apportait une aisance matérielle hors norme, mais il n’était pas heureux pour autant. L’eau ruisselle le long de ses bras. Il approche les mains de son visage, et ne sait pas s’il essuie des larmes ou de l’eau. Lorsqu’il commence à se sentir un peu mieux, sa "femme" se met à frapper à la porte. Elle fait un boucan du diable avec ses poings. Il n’aime pas ses manières primitives, d’obtenir tout par la force, d’obtenir ce qu’elle désire par la force, parfois jusqu’à la violence. Elle lui demande s’il compte descendre pour faire à manger. Il lui dit "d’aller préparer sa bouffe toute seule. Et si madame n’est pas contente, elle fera un régime." Elle s’en va, excédée.

Il est heureux de son coup. Il est heureux de se dire que ce n’est que le début de la révolte. Il se voit rajeuni. Il se sent prêt à briser des nuques, s’il le faut. Il se sèche les cheveux, les attache avec un élastique. Maintenant, nous pouvons voir ses yeux. Gris comme la roche. Profond comme l’espace. Des yeux envoûtants, en tous points de vue. Nous pouvons aussi apercevoir une cicatrice partant du lobe de son oreille et atteignant son arcade sourcilière. Cette balafre, c’est Luaine qui lui a faite. Ou plutôt Echtach dans le corps de Luaine. Il le savait, il l’avait vu dans ses yeux. Il ne se souvenait jamais avoir vu une telle fureur dans son si petit corps. Il ne comprenait pas, il ne comprenait plus. Avant qu’elle ne parte, elle saisit un couteau, pas un gros couteau de cuisine, mais un bien tranchant, se retourne et lui tranche une partie du visage. Il s’est estimé heureux de ne pas avoir eu l'œil touché. Et elle est tombée, comme une feuille se détachant de sa branche, perdant sa source d’énergie. Il avait appelé les secours, ils étaient venus. Ils l’ont examinés, ont demandés pourquoi il avait une si grosse balafre sur le visage, il répondit qu’il avait essayé de la retenir avant qu’elle ne tombe, et qu’elle s’apprêtait à cuisiner. Ils lui soignèrent sa blessure, lui dirent que ce n’était que superficiel, qu’il avait eu beaucoup de chance.

Il les regarda partir. La regarda partir définitivement. C’est pour cela qu’il s’était poussé les cheveux. Malgré ce que cela lui rappelait, il les gardait longs, pour cacher sa cicatrice, mais aussi pour ne plus rentrer dans le moule préfabriqué de la société d’aujourd’hui.

L’enterrement fut le moment le plus dur de sa vie. Il resta plusieurs heures aux côtés de la tombe. Ses larmes se mélangeant à la pluie abondante et glaciale. Lorsqu’il eut trop pleuré, il se releva et parti écumer les bars, enchaînant cigarette sur cigarette.

Tous ces souvenirs lui reviennent comme s’il les avait oubliés, laissés dans une petite boîte, cachée sous un matelas. Ou dans une cicatrice. Il décide de se saisir d’un rasoir, et de raser sa barbe. Oui, il sera un homme nouveau. Il sent son mal-être dégénérer, il sent Echtach s’éloigner. Il sent Luaine se rapprocher pour lui dire que faire. Il rase soigneusement sa barbe, en laisse plein le lavabo, le bouche. Comme ça, Charlotte sera obligée de le déboucher. Qu’elle aille au diable. Il ne lui reste plus qu’un bouc, et une petite moustache. Il ne touchera pas à ses cheveux.

Il descend dans la cuisine, se fait un sandwich. L’autre se met à brailler parce qu’elle a préparée le dîner. Il l’envoie sur les roses, lui dit qu’il demandera le divorce, qu’il cherchera un nouveau métier ou un nouveau pour compenser celui qu’il a déjà, mais il ne restera plus avec elle bien longtemps. Il continuera d’aller au travail, mais ne se laissera plus marcher sur les pieds. Il est de nouveau vivant. Quel fut le déclic ? Sûrement lorsque, sous la douche, Echtach est venu et lui a frôlé sa cicatrice. Il a revécu ce qui était sensé le perdre à jamais. Mais il a survécu, il n’est pas Le Faible, finalement. Il a su résister aux assauts du monstre, pour enfin se retourner contre lui.

Il décide d’aller se recueillir sur la tombe de Luaine. C’est en arrivant qu’il découvre que cela fait plusieurs mois, voire plusieurs années qu’il n’y est pas venu. Il enlève le lierre grimpant, et s’allonge sur cette plaque de marbre froid, en faisant la promesse de ne plus jamais être faible. Il a survécu, et a comblé le vide que le départ de Luaine a provoqué.

 

 

Le Fantôme et la Lune.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 22:17

Le "racisme anti-blanc". En même temps, si notre bon Jean-François va se perdre à Neuilly, je vois pourquoi il se ferait recevoir amicalement, avec un thé, des gâteaux secs et le dernier Vogue. Quand on fait partie de l'ex-majorité, qui a tout fait pour démolir les "assistés", je vois pas pourquoi on devrait venir chialer devant les télés qu'on subit un racisme de plus en plus grand. 

Monsieur Copé, il serait important de vous remémorer quelques grands faits historiques qui ont fait des blancs LA cible des méchants noirs et des vilains arabes qui saccagent nos églises, violent nos femmes, égorgent nos moutons en direction de La Mecque (et ça, ça doit rester le pire de tout). Monsieur Copé. Si vous vous souvenez bien, la France a été l'une des première puissances, au XVIe siècle, à aller conquérir les "sous-peuples" pour la culture de sucre dans les Antilles. On se servait de leur crédulité pour leur refourguer des trucs brillants. Brillants, mais sans valeur. "Les noirs sont comme les pies. Ils prennent tout ce qui brille, sans savoir si c'est des matériaux précieux ou de la pacotille", aurait dit un gros riche "entrepreneur" du XVIe. Car c'était réellement une entreprise. Un peu comme un haras. Il fallait s'occuper des noirs. (Faire semblant de) s'occuper de leur état de santé, les nourrir, les punir s'ils faisaient des conneries, les découper s'ils s'enfuyaient. Comme les chevaux, fallait (un minmum, ici, par contre) s'occuper de leur hygiène. Parce que quand les autres gros riches venaient sur les marchés aux esclaves, ben il fallait bien que les dents soient nickels.

Monsieur Copé. Pour que vos riches et aristocrates ancêtres puissent se faire péter la panse avec du sucres, des bananes, des noix de coco, et plein d'autres trucs, on a asservi les noirs pour ça. Donc ne me parlez plus de racisme anti-blanc, on ne récolte que ce que l'on a semé. C'est comme en Afrique du Sud. Ou les blancs se mettent à chialer parce qu'ils sont à la rue, au détriement des noirs. Non mais sérieux. Où on va, là ? 

Qui a envahi les pays du Maghreb pour leurs ressources fossiles, parce que c'étaient des arrières-bases militaires plutôt peinardes quand le méchant Pétain nous a livré aux Allemands ? Qui a dit aux Pieds-Noirs "On vous laisse le choix. Soit vous rentrer en France pour vous faire humilier toute votre vie et les générations futures aussi, soit vous restez en Algérie et vous vous faites cartonner par la sous-race locale ?" Qui, dans les années cinquante, a fait venir toute la misère de l'Europe, a ouvert ses frontières car on s'était fait cartonner pendant la guerre ? La plupart de l'héritage moderne de la France est de droite, Monsieur Copé, revoyez donc un peu vos livres d'histoire, on parlera de racisme après. Rendez-vous compte que c'est tout ce qu'on (ce que vous ?) a mérité.

J'ai pas pour habitude d'être irrité par les propos des politiques. Ils disent tous plus de conneries que leur voisin, donc bon, à la fin, c'est juste du bruit. C'est chiant, mais ça reste passable. Par contre, quand la voix du parti d'opposition s'élève pour dire de pareilles inepties, je peux pas faire autrement. On aurait passé ça à Jean-Marine, parce que c'est dans leurs habitudes. Mais que Copé Le Fourbe, Copé Maître-Nageur, choisisse la voie de la facilité, la voie de l'amalgame, je peux pas tolérer. Vous ne parlez, par contre, du "racisme anti-jaunes". Auriez-vous peur que le Ricard se fasse la malle, lui ?

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 17:59

C'est quand on a découvert que Goebbels aimait écrire des lettres romantiques qu'on s'est dit qu'il y avait de l'eau dans le gaz (oui, bah oui. Mais bon). Mais, en regardant de plus près, c'étaient des lettres antisémites (sa réputation est donc sauve). Goebbels aimait le cul. Oui, bon, d'accord. Il était particulièrement tourné vers le sexe. C'est mieux ? Bon. Son surnom ? "Le bélier". A 16 ans, il voulait se taper des MILF. Roooh. Mais enfin. Il aimait les femmes mûres. Voilà. 

Et pourtant. C'est avec une femme comme lui, nazie, donc, qu'il a eu une tripotée de mioches. Ce qui, disons-le tout de suite, n'a servi à rien, puisqu'il leur a collé une balle chacun le lendemain de la mort d'Hitler. Six. Un barillet entier. A mon avis, c'est pas lui qui payait les balles. Il se suicidera ensuite avec sa femme. Voilà pour la bio.

A sa première copine, il a dit : "Si je t'avais ici avec moi, je te saisirais et te forcerais à m'aimer, même pour un instant - ensuite, je te tuerais". Tout en finesse, le père Goebbels. C'est marrant, on en a parlé en cours de propagande. Mais pas de ça. Bref. Il a aussi eu une amourette avec une Juive. Bah. Caca. Il a pas eu besoin de lui dire qu'il la forcerait à l'aimer et qu'il la tuerait. C'était très certainement une Juive parmi les autres, qui est arrivé, un soir de Décembre, habillée de loques et de suie, de matière fécale et de sueur (je dis les choses comme elles sont, ils étaient pas en TGV première classe, olives et mini-bar). Elle l'a sûrement regardé, supplié. Il lui a callé une balle dans le front. Fin de l'histoire.

"Adolescent assez simple, timide et romantique". Comment dire. "Assez simple". Etait-il stupide ? Avait-il des lacunes dans certaines matières ? Ou était-il simple à amadouer ? Parce que c'est pas pareil. Si t'amadoues un pauvre gars avec tes loches pour qu'il te file ses cours, tu m'étonnes qu'il était simple. "Timide" devenu ministre de la propagande sous Hitler. Normal. Le mec devait être un peu un Janus (ouh putain, j'ai réussi à le replacer), genre double-face. Schizophrène ? Peut-être. "Romantique" ? J'ai beau chercher, je vois vraiment pas. Mais bon. J'dois avoir des lacunes en sciences humaines. Ou alors j'ai pas la disquette "Goebbels avant Hitler". "Egocentrique et dominateur". Bah ouais, fallait bien ça. Il avait déjà pas un physique facile, tu m'étonnes qu'il a dû se rebeller, à un moment, le garçon. Il avait vraiment la tête de l'emploi, en plus. Un physique de Juif. Ahah ! Le pire, c'est que si, en fait.


Goebbels.jpg

Photo de famille (de haut en bas, de gauche à droite) : Maman Nazie, Tonton Dératisateur (je savais que je faisais une connerie quand j'ai vu ce mot clignoter dans mon esprit), Papa Menteur et Manipulateur, enfant I, II et III (ça aussi, c'est pas terrible, mais bon).

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