Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 19:13

Womb_film.jpg



Je vais être parfaitement franc. Y'aurait pas eu Matt Smith au casting, je suis pas sûr que j'aurais regardé ce film. Après, je dis ça parce que je suis actuellement en plein milieu de Doctor Who et que Matt Smith est trop bien. Mais bref. Eva Green est géniale, dans son rôle de femme tiraillée entre aimer un fils ou un amant.

Comment critiquer ce film... Ce film est un extra-terrestre, non pas de ceux qui voyagent dans une boîte bleue, mais un OVNI cinématographique. On assiste à un mélange des genres, d'un côté le drame, avec la mort de Thomas et de l'autre, on est jamais loin de la science-fiction, avec le clonage qui permet de faire vivre les personnes indéfiniment. Ou ressusciter des animaux morts depuis des millénaires (du genre les limules, oui, voilà). Bref, le clonage semble un peu être utilisé à tour de bras (et on assiste à un rejet sociétal, comme à chaque avancée scientifique ou sociale, en fait).

Ce film amène le clonage dans des recoins plus sombres qu'un simple clonage d'enfant décédé. En l'occurrence, c'est le clonage d'un petit ami shooté par une bagnole. Rebecca, qui était la petite amie de Thomas veut le cloner pour le refaire vivre. Cependant, et cela arrive très vite dans l'histoire, Rebecca a un choix à faire : celui d'aimer un amant, ou d'aimer un fils.

Ce film est déconcertant, déjà par son thème (ça fait un peu pléonasme, je sais), mais encore plus par la façon dont il est réalisé. Il n'y a pas de plan spatial a proprement parler, étant donné qu'on pourrait être dans n'importe quel pays dans la partie Nord de la planète ayant un bord de mer, ni de plan temporel. Quelques durées, jetées au spectateur, pour qu'il ne se perde pas trop ("12 years". "We were 9 when we met for the first time"). On peut supposer que Rebecca et Thomas ont 21 ans quand ils se rencontrent pour la seconde fois (avant que Thomas ne meurt). La photographie est magnifique, dans les tons de gris. Jamais de clarté, comme le ton du film, toujours lourd et pesant. Comme le poids du secret.

Repost 0
Published by Hannibal - dans Chroniques
commenter cet article
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 18:35

Ne pas avoir d'enfants serait un choix marginal en France. Ouais. C'est clair qu'au milieu des Manif Pour Tous on aurait même tendance à oublier que ça existe. Parce que se servir de son enfant comme bouclier, c'est forcément une preuve qu'un papa et une maman, c'est l'amour et le bien-être garanti. En dehors de ça, environ 5% de la population (moyenne entre hommes et femmes) n'a toujours pas d'enfants. A en écouter certains, c'est l'horreur absolue et on devrait dissoudre ces gens dans des bains d'acide. Y'en a même qui disent que des couples se sont mariés sans avoir eu d'enfants. Si ça, c'est pas une preuve de la décadence de la société...

Plus sérieusement, pourquoi se traîner des Gremlins aux pattes alors qu'on pourrait partir en Finlande en plein mois de Septembre sans se faire chier avec l'école, à savoir comment faire garder les chiards, à pas savoir quoi en faire au restau. Non, c'est un boulet et puis c'est tout. Construire une vie de famille, c'est bon pour les faibles qui veulent pas affronter la vie. Faire des gosses, c'est bon pour les gens qui ont pas réussi et qui veulent reporter leurs désirs sur un petit être maléable et tout neuf "qui dessine très bien, oh c'est très joli ça". Parce qu'en plus d'être des vecteurs de fainéantise mentale, les enfants, bah c'est un sacré vecteur d'hypocrisie. Non, et puis les gosses, ça veut dire la fin du "je peux me garder les jouets Kinder" (marche aussi avec les céréales), mais aussi du "si je mange Mac Do trois fois cette semaine, c'est pas grave, je compenserai avec les pizzas la semaine prochaine". Nan. Quand t'auras des gosses, tu seras obligé de manger des légumes au moins 3 fois par semaine. Parce que. C'est comme ça. Tu discutes pas et tu rentres dans le rang.

Je sais pas, j'ai pas de gosses, mais quand je vois que des gens s'extasient sur des gamins à peine sorti de maternité, je trouve ça malsain. Tant pour la mère que pour les autres gens. Être obligé d'entendre (de s'entendre) dire "Oh mais il est trop choupinouninounet ton bébé" alors qu'il est encore tout rouge (comme un homard) et tout comme un siamois (j'avais pas d'adjectif pour qualifier cet état que seul un nouveau-né est capable d'avoir). Non, un bébé n'est pas beau. Surtout à deux jours. 

Repost 0
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:15

Une formation de kamikazes tourne au drame : 21 morts. Je sais ce que vous vous dites. Que j'ai pas assez d'inspiration alors je vais taper dans les fonds de tiroir du Gorafi pour ressortir ce genre de choses. Que nenni braves colporteurs, que nenni. 

Déjà, bon. On va pas se mentir. 21 apprentis-kamikazes qui sautent au même moment à cause d'un instructeur con comme un manche, c'est drôle. Je l'imagine bien, cet instructeur, le mec qui a qu'une courte vie, qui a regardé des tutos sur internet et qui a regardé d'autres personnes se faire sauter au milieu d'une foule. Ce mec avec un petit grain pour faire dérailler les neurones. Ce matin qui va appuyer sur un bouton sans le faire exprès. Genre un gros boulet de base. Le mec qui avait l'habitude de tomber de sa chaise quand il était assis. Le mec qui se prenait les pieds dans son turban et qui renversait le thé sur ses invités. Et puis bon, faire sauter un camion, c'est pas le genre de trucs qui arrive tous les jours. Là, les mecs ont géré leur coup. Que je vous explique.

Ils se préparent une petite vidéo de propagande, pépouze. Et là, y'a le camion chargé d'explosifs qui pète. Si c'est pas du beau Darwin Award, ça, quand même. On peut se demander comment ils ont fait pour faire péter un camion entier, quand même. Soit le mec a mis la marche arrière, ce qui avait pour but d'enclencher la bombe. Soit les gars devaient s'amuser avec la télécommande, en essayant de capter NRJ12 pour se matter Nabilla. Parce qu'on est peut-être des terroristes, mais on sait vivre, putain de merde. On a peut-être pas d'alcool, mais on s'en fout.

C'est marrant parce que les 21 potentiels terroristes auraient fait, à eux seuls, plus d'une centaine de morts, au moins. Comme quoi, l'auto-régulation, c'est le bon filon. 

Repost 0
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 19:05

Remettre en cause l'immigration en suisse, c'est fait. Quand on vous disait que le FN, c'était un parti de lopettes qui ne prenait pas assez au sérieux la préférence nationale. Quand on vous disait que l'UMP se la jouait petits bras quand elle disait, au sortir de l'Assemblée Nationale "Remettons-les dans les bateaux". Quand on vous disait que la Suisse était neutre et ne voulait froisser personne. Oubliez tout ça et venez vous asseoir pour assister à un joli feu d'artifice.

L'UDC a dynamité tout ce qu'on pensait de la Suisse, petit payé coincé au milieu de l'Union Européenne, sans pour autant y adhérer. L'UDC a permis de faire reconnaître la Suisse comme étant l'un des premiers pays qui limite les flux de travailleurs français, allemands et italiens. D'ici trois ans. La modération Suisse. On est toujours pas passés à la fibre optique. Un autre problème, mais il semblait plus important de limiter les droits des personnes en difficulté. Hein. Parce que vous comprenez, quand on est le dernier bastion à résister à l'envahissement européen, on doit supplanter notre réputation et aller toujours plus loin. Alors on décide quoi ? Bah de réduire les libertés aux frontières. Pépouze. En plein milieu de l'Europe. Ils auraient été aux frontières, on aurait compris. Mais là. Entourés de la France, de l'Autriche, de l'Allemagne et de l'Italie. C'est pas compréhensible.

Alors bon. On se dit que l'Union Européenne va réagir un peu quand même. Un peu, c'est le cas. Pas de grandes sorties d'Angela Merkel, pas de grande dénonciation de Hollande. Marine Le Pen qui approuve et qui pense qu'il serait temps de faire pareil en France parce que vous voyez ça devient éprouvant ces étrangers qui prennent le travail des français qui n'ont rien. C'est éprouvant pour tous. Sauf pour les oligarques. Ceux qui écrivent ces textes. Alors voyons. Utilisons, pour une fois, la vraie définition du mot "démocratie" et laissez-nous choisir. 

Repost 0
9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:32

C'est en partant de ce principe de base que j'ai eu l'envie de faire cet article. Et en plus, je vous l'avais promis la semaine dernière. Alors chose promise, chose dûe. Je suis parti aussi d'un autre constat. Les mecs sont environ 4-5 pour composer les morceaux de Rihanna et presque autant pour produire. Putain, une dizaine de personnes pour pondre des morceaux à la con qui te martèlent la tête toute la journée. Alors, tant qu'à faire, autant que ce soit de la bonne musique qui tourne en boucle sous votre petit crâne. Rihanna, c'est un peu le Bob Dylan du XXIe siècle : composer des trucs en béton armé sans pour autant savoir les mettre en musique.


Love the Way you Lie (originale + cover by Fate the Hopeless)








Umbrella (originale + cover by Lillasyster)


 





Diamonds (originale + covers by Any Given Day et Steam Powered Giraffe)











Man Down (originale + cover by Triggerfinger)








Stay (originale + covers by MONA et Our Last Night)







 
 


 
Repost 0
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 18:46

La justice enquête sur le patrimoine de Jean-Marie Le Pen. Bah déjà, on peut trouver un poignard pour émasculer des bougnoules (je me permets d'utiliser un langage que je cautionne pas, pour faire plus vrai). Un beau poignard qui aurait servi à tuer des gens. Pas seulement des biches, hein. Non parce que la biche faut la respecter. Elle était là avant nous, donc bon. On fait pas les cons. Non et bon. Si on avait des arguments pour buter de la biche, en dehors du fait que ça se mange (contrairement au bicquot), on l'aurait déjà fait. Mais là, pour le coup, c'est nous qui lui avons envahi son Lebensraüm espace vital, en mettant des immeubles et des autoroutes sur les forêts. Non et puis bon, respect quoi. La mère de Bambi s'est fait buter. On peut au moins, au moins leur laisser ça, aux biches.

Qu'est-ce qu'on peut trouver ensuite ? Ah, tiens. Une ex-femme qui pose nue dans Playboy. Je sens votre intérêt (et pas que) grimper en flèche. Je vous comprends. Voir une Le Pen en soubrette et non en chien de garde, ça ravive un truc dans votre cerveau reptilien (pas le mien, merci Seigneur). Mais seulement dans votre cerveau reptilien, celui qui est enfoui, à la limite de votre subconscient. Celui qui va vous faire rêver de Pierrette et de son aspirateur... vorace... pendant la nuit. Et vous aurez honte quand vous vous réveillerez avec une trique de bâtard le lendemain matin. Vous risquerez même de faire une tentative de suicide en vous noyant dans votre lavabo.

En héritage Le Pen, comment ne pas parler de la philosophie de vie. Celle qui te fait dire que les camps, quelle hérésie. Tout le monde sait que ça existe pas, putain de merde. Arrêtez avec vos conneries de journaliss là. C'est comme dire que la colonisation n'était pas favorable aux peuples noirs. Foutaises. Regardez le Rwanda. C'est totalement ubuesque comme situation. Vingt ans après on en parle encore. Vingt ans. On les aurait pas envahis, bah on parlerait pas d'eux.

L'héritage Le Pen, c'est aussi une dynastie. Le père, la fille et la petite-fille. Oh, la jolie trinité ! Parce qu'on aura beau dire que le FN n'est pas puissant, que le FN est républicain, faut quand même reconnaître que la tête (pas pensante pour un sou) du parti, elle est clairement verrouillée par la famille depuis sa création dans les années 70. Ou un truc comme ça. C'est marrant quand même, d'entendre Sarkozy dire que le FN est compatible avec la république alors que la marque de fabrique du parti pourrait aisément être "Made in Le Pen". 

Donc ouais, c'est un héritage à la France que laisse J-M. A sa famille, j'en sais rien. Il leur a en tous cas permis de devenir une sorte de dynastie. Un peu comme les Ming. En moins puissant. Un peu comme la famille Royale en Angleterre. Ou la dynastie Bush aux États-Unis (vous remarquerez qu'on est au même niveau d'intelligence pour le coup).

Repost 0
6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 21:19

Daniel Schneidermann répond à Patrick Cohen dans une tribune comment dire... plus ou moins hallucinante. Pour vous situer les faits, hier, Patrick Cohen a fait une tribune sur Daniel Schneidermann, le fondateur d'Arrêt Sur Images car il y a un an, celui-ci a dressé une sorte de "liste noire des invités" du chroniqueur radio. 

Alors bon, vous vous dites que Patrick Cohen avait déjà réagi à cela. Hé bien non. Même pas. Pas une seule fois. Pas un seul mot à propos de cela. Et là, il a vaguement dit qu'il a vécu, pendant 324 jours dans la tristesse et la douleur. Blablabla. C'est pas pour être méchant avec Cohen, hein. Je suis pas antisémite, du tout. Moi-même, je mange du pain azyme alors bon, vous savez... Mais par contre, je n'aime pas le pain noir (serais-je raciste ?). Mais 324 jours avant de pondre une réponse. Je dirais pas qu'il y a prescription, mais quand même. Ça ridiculise un peu le bonhomme.  Un an. Si c'est ça être un journaliste qui tient une matinale sur France Inter, je veux bien sa place. En décembre prochain, je pourrai peut-être parler de la mort de Mandela. Je suis tellement impatient. Là, je comprends pas, vous voyez. Là, je bloque. Un an. Y'a foutrement prescription.

M.Cohen trouve que Schneidermann a instrumentalisé la haine à son encontre, en publiant une liste noire des personnes qui ne sont rarement, pour ainsi dire jamais, invités dans ses émissions. Patrick Cohen s'étonnait, peut-être à juste titre, de voir que Dieudonné ou Tariq Ramadan étaient encore invités dans son émission. Autant dire que c'est crétin comme argumentation et comme cheminement de pensée. Pêle-mêle (parce que j'ai sacrément mal au crâne), une émission de télé où des dieudonnistes sont invités, une chronique acerbe de Didier Porte sur ce même Patrick. Bref, c'est un peu le bordel. La tourelle s'est enrayée et tire à vue. Sur tout ce qui bouge et où l'on prononce le mot juif. Peut-être que ça fera de la pub à mon blog, après tout. 

Daniel Schneidermann conclue sa vigie avec un point sur lequel j'aimerais revenir. "Vous ne reprochez pas seulement de vous avoir critiqué. Vous me reprochez de vous avoir critiqué en tant que juif. "Le juif Cohen", glissez-vous au détour d'une phrase. Et ça, cette manière de brandir son étoile jaune en bouclier, je vous le dis, c'est infâme". Je l'avoue, je trouve ça odieux aussi. Passer une chronique entière à critiquer quelqu'un parce qu'il vous considèrerait plus en tant que juif que français, et conclure sur cette idée magnifique, à savoir que Cohen, bah c'est juif, ça décridibilise toute l'argumentation derrière et donnerait raison à Schneidermann. Ça ferait de vous plus juif que français. Si je peux me permettre, cette contradiction revient souvent. Passer son temps à dire "on n'est pas seulement juif on est aussi français" et, à chaque attaque personnelle, sortir un "je suis juif, si vous parlez de mon peuple, vous parlez aussi un peu de moi quand même", bah c'est trop facile. C'est un peu facile de ne pas vouloir être considéré comme juif et de se réfugier derrière la mémoire d'un peuple exterminé quand on reçoit des critiques professionnelles. C'est même un gros raccourci.

Allez, Patrick Cohen, rendez donc les bottes de Sept Lieues à qui vous les avez volées et n'en parlons plus (cette petite conclusion à la Christophe Barbier est jouissive, vous trouvez pas ?).

Repost 0
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 18:42

Le Vatican vient couiner que l'ONU fasse des petites tentatives d'ingérence dans les affaires du pays micro-état dont la devise est "In God we trust". A moins que ce ne soit celle des États-Unis, je confonds toujours, ce qui est drôle quand on parle d'ingérence. Parce que les States sont les champions à ce niveau. Bref. Revenons à nos moutons. Prêtres. Même s'ils grandissent dans un enclos paroissial. BREF. Anyway.

Le Vatican qui se dit outré par une "tentative d'ingérence" en dit long sur la pratique de la pédophilie dans ce pays. Parce que bon, c'est avéré. Comme la Terre ronde. Sauf que ça a mis du temps à arriver à l'oreille des croyants. Alors certes, c'est un peu facile de dire que le Vatican refuse d'entendre les arguments de l'ONU parce que tous les catholiques sont les mêmes et qu'une met inoxerblement des siècles à être acceptée. Mais c'est aussi un peu facile de dire que le Vatican n'a rien à se reprocher. D'ailleurs, l'existence d'un lobby gay dans la cité en est la preuve hein. Comment un catholique pourrait-il être intègre s'il se met à chérir les homosexuel(les) comme les siens ? Mais où va-t-on ?

Non, puis bon, le Vatican qui te parle d'ingérence alors que ses évêques, sa police de la pensée, ses chiens de gardes sont disséminés dans tous les pays du monde depuis deux millénaires, quatorze ans et six semaines, c'est un peu facile. Ça fait un peu américain dans la manière de présenter le problème. "On oblige le monde à se soumettre grâce à une puissance supérieure (argent ou Dieu), mais en échange, ils nous devront allégence et loyauté pendant des millénaires, et on pardonnera pas une incaratade. Quand il y aura des représailles contre notre peuple, par contre, on ne se gênera pas pour aller faire chier tous ceux qui s'y opposent (l'inquisition ou les guerres d'Irak par les États-Unis)". Je ne vois donc pas la différence entre l'ingérence de l'ONU (qui, admettez-le) est nettement dominée par les américains, et l'ingérence des catholiques dans la vie des autres pays.

Donc, messieurs les religieux. Si vous ne supportez pas qu'on vienne taper dans votre fourmilière dorée, vous pouvez licencier les ecclésiastiques qui ont effectivement violé des enfants (arrêtons de parler d'attouchements, ça minimise) ou qui sont supposés l'être. Comme ça, finie l'ingérence et finis les colères.

Repost 0
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 20:19

Serge Ayoub en garde à vue pour violences conjugales. Le cerveau aurait tenté de se faire entendre dans un ultime sursaut avant l'encephalogramme plat définitif. En même temps, c'est compliqué de te faire entendre quand t'es le cerveau de Serge Ayoub. Pendant longtemps, on t'a mis en mode off. Peut-être juste ta partie reptilienne qui survivotait encore un peu (de quoi lui permettre de respirer) mais sinon c'est tout. Parce que Serge Ayoub c'est quoi qui ? 

Pendant un moment (long moment), j'ai tenté de me souvenir qui était cet homme avec une boîte crânienne disproportionnée par rapport à ce qu'elle contient. Au final, j'ai échoué et j'ai lu l'article du Huffington Post. Sans surprise, il me semblait bien qu'il était d'extrême-droite. Mais c'était la raison pour laquelle il était sorti de l'ombre tel un Zéro Zorro des temps modernes, prêt à défendre le facho et le timbré, quelque soit le sort qui lui est réservé. Et le sort qu'il réserve aux autres. N'épiloguons pas sur l'affaire Clément Méric. Comme le dit Proust (Gaspard, pas Marcel), "des gauchistes qui sortent d'une vente privée pour se fritter avec du facho" (ou un truc dans le genre), admettez-le, c'est un peu con. Anti-système et aller à une vente privée. C'est pour ça que je refuse celles de la FNAC. Systématiquement. Après, c'est pas mon côté anti-système. C'est juste que la FNAC, 17€ le CD, voilà, ça fait mal au cul un peu.

Bref je m'écarte putain. C'est pas grave. De toute façon, c'est de ce front plat de Serge Ayoub qu'on parle. Du mec qui se fait appeler "Batskin". Pour moi, c'est ni plus ni moins qu'une traduction de "peau de chauve-souris". Rien à voir avec la batte. Pour le coup. C'est bien beau de choisir des surnoms qui cognent (ahah), encore faut-il que ça marque les esprits (et pas que les visages). Parce que l), Batskin, pour le coup, on a plus l'impression d'avoir affaire à une chauve-souris skinhead qu'à un véritable ramolli du bulbe. Pour en revenir à sa femme, bah que dire. Si ce n'est que, déjà, un vrai gentleman ne cogne pas sa femme (on passera le risible de cette sentence en disant qu'un homme, s'il a un peu d'estime, ne cognera jamais une femme), et que bah rien quoi. C'est Serge Ayoub et je vois pas en quoi on s'étonne. 

Repost 0
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 18:47

"Le marché du disque en hausse en France" COCORICO ! Paluchez-vous, allez ! Faites que cette journée soit mémorable. Parce que ça va pas durer. Daft Punk, c'est pas Rihanna, c'est pas une machine à disques. Stromae non plus, c'est à ça qu'on voit qu'il bosse seul (ou presque) sur ses disques. Quant à Gims... Heu... Ça tiendrait qu'à moi, je parlerais d'effet de mode. Donc de là à dire que le marché du disque se porte bien... Surtout que c'est seulement pour des artistes français. 17 des 20 meilleures ventes (85% des ventes en France, ce sont des artistes français), de là à dire que c'est du favoritisme national, y'a qu'un pas. Que je franchis allègrement.

D'accord, c'est une première de puis onze ans. D'accord. Mais pensez à tous les gens qui achètent des CD pour continuer à faire vivre des disquaires, des artistes, des maisons de disques indépendantes (me dites pas que Daft Punk sont sur XIIIBis Records). Est-ce que pour eux, ça va changer leur vie ? Non. Pour eux, c'est dans l'ordre des choses. Pour moi, ça l'est. Le physique a cette chose en plus, ce petit supplément d'âme que le numérique n'a pas. Les albums numériques, c'est un peu la désincarnation complète de l'artiste et de son oeuvre. Et pour ça, je suis content que le marché se casse (un peu) la gueule. Pour leur faire comprendre, à ces gens qui passent leur vie à payer 0,99€ un morceau, que la musique ne vaut pas moins d'un euro. Que la musique c'est plus que ça. Et pourquoi c'est plus que ça, la musique ?

Parce qu'un CD, ça n'est pas que de la musique. C'est tout ce qu'il y a autour. Un boîtier, déjà. Que ce soit boîtier cristal ou digipack, en dit déjà beaucoup. Le digipack, c'est la proximité avec une oeuvre, c'est sûrement moins cher aussi (mais je vais pas épiloguer là-dessus). Le digipack, ça permet au mec qui achète d'être dans l'immédiateté avec l'artiste. Le digipack, il permet de faire des sculptures, comme créer des choses avec (faire la maison de House of Gold and Bones, réunir deux tableaux d'une même oeuvre -SOAD et le dyptique Mezmerize/Hypnotize). Et le boîtier cristal. La robustesse et la durée de vie (sauf si on met un coup de talon dedans, certes. Mais essayez de mettre un coup de talon dans un digipack et essayez de lire votre CD). Le boîtier cristal ne pardonnera jamais que vous perdiez le livret à l'intérieur. Car dans ce cas, plus de cover. 

En parlant de livret... Peut-être la chose la plus intime d'un CD. De un parce que quand c'est dans un boîtier cristal, faut arriver à le sortir sans le déchirer. De deux, c'est tout un univers, un livret. Généralement, c'est les paroles des chansons du CD. Rien de bien original. Des fois, c'est une histoire à la place des paroles. Des fois, le livret est carrément la cover de l'album dans son intégralité (comme Lateralus, de Tool, où les pages transparentes du livret se superpose pour donner la cover intégrale). Des fois, c'est des photos. Des fois, t'achètes un CD qui est "édition collector" parce que le livret contient les photos ET les paroles (les paroles étant le bonus de l'édition collector). Des fois le livret se lit comme un livre. Avec des pages qui se tournent de droite à gauche. Des fois, le livret, il se déplie à la verticale. Des fois, le livret, c'est un poster avec les paroles des chansons derrière.

Des fois, le numérique c'est bien aussi. Parce que ça permet d'obtenir des albums que tu trouves pas en France et qui sont commercialisés nulle part. Mais c'est tout. Et même là, j'ai l'impression de trahir mes convictions. Parce que j'ai grandi avec les CD (que je numérise à tour de bras, c'est bon, je le sais) et que je mourrai sûrement avec. Parce que les netbook, sans leurs lecteurs CD, bah c'est frustrant. Et c'est la raison pour laquelle j'ai acheté un 15" Acer pour aller en cours. Pour avoir un lecteur CD.

Repost 0

Présentation

  • : My Way of Thinking
  • My Way of Thinking
  • : Vous vous rendez compte de ce qu'il se passe dehors ? Non mais allô quoi.
  • Contact