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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 21:12

2. Comme le nombre de fois où j'ai sursauté : découverte du cadavre du cosmonaute et le brusque réveil de Nathan quand il est contaminé et que Ben regarde sa plaie. Voilà voilà.

Film inutile. Dans le fond comme dans la forme. J'avais déjà tenté de le regarder une première fois, impossible de me concentrer plus d'une demie-heure, j'avais dû lâchement abandonner pour cause de minablerie sa faisant passer pour de l'horreur. Les décors ne sont pas dégueulasses, loin de là. En même temps, j'ai jamais été sur la Lune, donc bon, je peux pas dire que ça, c'est bien à sa place et tout. Mais dans l'ensemble, ça ressemble à quelque chose de potable.

La découverte du module spatial soviétique lance le film et cette hypocrisie américaine typique de la guerre froide (genre "les soviétiques ne sont pas assez avancés pour pouvoir aller sur la Lune, et s'ils y avaient été, on aurait été au courant, hein", qui fait que t'as juste envie de baffer le mec qui a dit ça parce qu'il est, lui aussi, dans l'espace sans que personne ne le sache). Ce module spatial sera aussi source d'emmerdes pour le gouvernement qui ne veut pas que cet astronaute ne revienne sur Terre après ce qu'il a vu (aka des méchants aliens).

En parlant d'aliens, je trouve que ce film n'est, ni plus ni moins, qu'une connerie de remake du film de Ridley Scott. En vraiment vraiment vraiment moins bien. Genre "Oh mon Dieu, j'ai été contaminé par un alien qui a pénétré à l'intérieur de mon bide. Il va falloir qu'on rejoigne la Terre pour pouvoir avertir tout le monde du danger qui se trame dans l'espace". Sérieusement. Et je veux bien, moi, qu'il y ait des aliens sur la Lune mais va falloir m'expliquer deux trucs : comment ils ont fait pour survivre (pas d'eau sur la Lune + pas de bouffe) et comment ils font pour pas mourir congelés (parce que c'est bien beau la fossilisation, mais ça résout pas tout : normalement, un fossile, c'est mort).

Et y'a quand même cette énorme incohérence sur laquelle repose le film, quand même : qui a récupéré ses satanées bandes, quand, et surtout comment. Parce que c'est bien beau de fournir des preuves, mais là, c'est quand même assez énorme. Parce que ça peut même pas se faire par des clouds (parce qu'en 1974, ça n'existait pas) et que, de toute façon, télécharger des bandes magnétiques sur youtube, ça reste assez complexe. Alors soit y'a eu une autre mission secrète entre 1974 et 2010 pour ramener ces bandes, soit ce film est juste un énorme fake (quoi quoi quoi ??!!).

Et ce petit moment de tension, à la fin, quand le réalisateur te dit que des pierres de Lune ont été distribuées à quasiment tous les chefs d'État par les gouvernements américains. Si ça avait été le cas, je ne serais pas là pour cracher mon venin sur cette bouse magistralement bien faite de Lopez-Gallego qui n'avait rien d'autre à faire qu'un remake d'Alien. Ou alors, se dire que son idée est géniale et après, seulement, découvrir Alien.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 16:23

Lundi 25 Mars

- Dimanche 24 : manifestation anti-mariage pour tous. Sous la Commune, c'était les Barricades, hier, c'était les poussettes et les enfants faisant office de barrages anti-forces de l'ordre.

- Lancelot, 14 ans, gazé par des CRS. Pas de doute, on était bien revenu au Moyen-Âge, hier.

- Christine Boutin gazée, elle aussi. Remet en cause le bien-fondé des CRS. Marion Cotillard pense porter plainte pour plagiat de mort bidon.

- Mise en examen de Sarkozy : selon lui, "la vérité finira par triompher". Oh que oui !

- Marine Le Pen voit le FN comme "centre de gravité de la vie politique". Peut-on vraiment considérer un trou noir comme centre de gravité de quelque chose ?

- 700 kilos de cocaïne dans un avion Afflelou. Il a récupéré un contrat avec le PSG, c'est ça ?

- 2000 emplois créés à Pôle Emploi. 2000 anciens chômeurs se retrouvent de l'autre côté du comptoir. That's how it works (ahah).

Mardi 26 Mars

- La Corée du Nord menace de nouveau les États-Unis. Tu verras, y'en aura pas un qui aura les burnes d'attaquer l'autre.

- Une mère avoue avoir noyé ses enfants et de les avoir congelé. Ils risquent une pneumonie, c'est dangereux.

- Une Canadienne de 12 ans interdite de Facebook pendant un an, après menace d'étranglement. Sa mère ne s'est pas dégonflée et a affirmé que sa fille "n'avait pas besoin de Facebook". Prions, mes frères, joignons-nous à la douleur de cette jeune fille.

- Vague de froid inhabituelle en France. Pourtant, -5 en Avril, je vois pas ce qui choque. Ces parisiens, toujours à se plaindre...

- Bernard Lacombe, conseiller du président de l'OL, déclare qu'il "ne discute pas foot avec les femmes et qu'elles feraient mieux de retourner à leurs casseroles". Ces bonnes à rien qui croient connaître Karim Benzema, non mais allô quoi.

- Ibrahimovic jouera le match aller conte le Barça. Ah cool ! Voilà de l'info ! De la vraie !

- Curiosity reprend du service. "Un Mars et ça repart !". 

Mercredi 27 Mars

- Le Dakota du Nord interdit l'avortement dès que le coeur du foetus bat. Même si c'est une question de santé pour la mère. "Madame, vous allez mourir à cause de votre foetus. Désolé, on peut rien faire, c'est la loi".

- La Corée du Nord coupe le téléphone rouge avec le Sud. "Bah ouais, on voulait passer au sans-fil, mais apparemment, ça marche pas mieux, hein".

- La France s'incline 1-0 face à l'Espagne. Soit. C'est...

- 300.000 personnes à la Manif Pour Tous. Encore des préfets "menteurs" et qui ne savent pas faire leur travail. Un boulot de juge, en somme.

- Hollande confond Mittal père et fils. En même, ces Indiens, ils ont tous la même tête...

- Hollande est à 27% de popularité. Pour info, Nicolas Sarkozy avait mis quasiment quatre ans pour en arriver au même stade. Je dis ça, hein...

- Selon L'Express, les réunions Tupperware gardent la forme malgré la crise. Merci M.Barbier de laisser passer ce genre d'article qui ravit les français ! 

Jeudi 28 Mars

- Il y avait bien 300 000 personnes à la Manif Pour Tous. Confirmé par les images des caméras et des calculs mathématiques. Mais étant donné que les maths nous viennent des Arabes, j'aurais tendance à douter de leur justesse...

- Laurence Parisot ne sera pas reconduite à la tête du MEDEF en Juillet. Victoire de la démocratie.

- Pistorius est autorisé à voyager. #TousÉgauxDevantLaMiseEnExamen Sarkozy doit pouvoir aller dans un pays qui lui assurera une protection. #ToiAussiTweeteCommeMorano

- Christiane Taubira huée par des anti-mariage pour tous. Et ils se réclament d'intelligence... On aura tout vu.

- Menaces de mort contre le juge Gentil. Probable diversion de groupies de Sarkozy.

- Roselyne Bachelot apprend à mixer avec Bob Sinclar. J'espère qu'elle sait se servir de loop et de Mac, sinon elle n'a pas d'avenir dans le métier. Encore que...

- Sarkozy suspend ses recours en attendant la réaction du CSM. Comme c'est mignon, un ancien président qui laisse la justice faire son travail.

Vendredi 29 Mars

- L'ONU échoue dans sa tentative de régulation du commerce d'armes. Si l'ONU échoue, pas étonnant qu'il ne se passe rien à Marseille pour endiguer la violence.

- Jean-Marc Ayrault réorganise son cabinet. Ce moment où la presse va trop loin. Par contre, j'espère qu'il n'a pas mis de moquette. Ça sera pas bien beau s'il pisse à côté.

- 80 travailleurs Tibétains ensevelis alors qu'ils travaillaient dans les montagnes. 80 personnes qui ne s'immoleront pas. Toujours ça de pris.

- Libération qui demande si Hollande est encore de gauche. A mon avis, si cette question est là, non. 

- Booba reconduit aux États-Unis car interdit d'entrée au Canada. Il faut que le petit ourson trouve du sucre naturel avant de devenir fou.

- Le Pape François en Amérique du Sud, embrassant les pieds de détenus. C'est plus de l'humilité, là. Son crédo, ça doit être "Pape normal, loin du droit papal".

- A Krautergersheim (où ai-je mis mon plateau de Scrabble, moi ?), on utilise le jus de choucroute pour chauffer une station d'épuration. "Quoi ? L'eau a un arrière-goût de choucroute ? Non, je sens rien, non".

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:18

Front.JPG

On m'a toujours répété que Marilyn Manson était une sorte de Monroe du trash (oui, bah oui, je sais je sais), un personnage hybride ayant pour seules obsessions, je cite "égorger des poulets sur scène et faire le show avec le trash le plus violent". Soit. Et, à ceux qui, encore aujourd'hui me disent ça, je leur dis "Écoute donc The High End of Low" et tu verras. Parce que cet album est réellement différent des autres. Plus introspectif. Brian Warner s'engouffre dans la brèche laissée par Marylin Manson pour donner plus de personnalité à cet album, le côté humain qui faisait tant défaut aux autres albums (et à Born Villain).

Parce que, à part 3-4 morceaux vraiment cradingues avec des effets électro, cet album est le plus personnel et le plus poétique de Manson que j'ai écouté. Un peu comme SlipKnot, en fait. Y'a fallu attendre une décennie pour que le personnage se retrouve confronté à la vie réelle et se décide à faire un album poignant et soigné. Comme les morceaux Running to the Edge of the World ou Into the Fire, qui sont, pour moi, les deux morceaux essentiels de cet album. Deux morceaux ayant vraiment intégré la notion d'humanité de Brian Warner et laissé de côté le burlesque de Manson (qui sont, bien évidemment, deux personnes différentes). Parce que c'est cela qui est important chez cet homme : cette espèce de schizophrénie sans bornes, qui le pousse à aller plus loin dans le trash, qu'il vous réponde "C'est pas moi, c'est Marylin qui l'a fait". 

Il me semble que cet album a été créé et produit l'année des 40 de Manson. Album de la maturité, donc, de ce passage symbolique.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:20

Je crois que je vais finir par apprécier pousser les coups de gueule contre à peu près tout et n'importe quoi. Il y a deux semaines, c'était les fascistes et les antifascistes, la semaine dernière, le rap de banlieue. Aujourd'hui, je suis d'humeur pour matraquer un petit coup l'Europe, cette institution qui devait changer nos vies et les rendre meilleures.

Ça a commencé bien avant Maastricht, un truc du genre 1957, sous De Gaulle, c'est pour dire. A l'époque, ça s'appelait la CEE (Communauté Économique Européenne) et on devait prendre les décisions à l'unanimité. A l'époque, ils étaient 6 (France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Italie, Belgique) et De Gaulle s'était promis de mettre un beau bordel si le mode de vote n'était changé (comprenez si le mode de scrutin restait à l'unanimité et pas à la majorité). Et il le fit. Cet homme était un fou. Ou un visionnaire. Ou les deux. Pendant six mois, De Gaulle refusa que la France participe aux questions de traités (ou tout autre chose ayant un trait avec l'Europe, en fait) pour montrer que c'est bien lui qui a botté le cul des ennemis en 1945 (alors que c'est pas vrai, les Français se sont pris une branlée, mais ça, faut pas le dire, c'est mal pour le moral national, qui est déjà pas folichon. Alors, si en plus on leur dit que c'est le peuple et pas l'armée qui a triomphé de la monarchie, ils se relèvent plus) et qu'on ferait bien de pas oublier parce qu'il très vite faire dégénérer un truc (va voir comment il a niqué les plans nazis en lançant la résistance, toi). Ensuite, on a demandé aux Anglais de venir. Parce qu'il faut pas être méchant, les Anglais, ils sont cools, ils nous ont aidé par deux fois pendant les guerres, ils étaient pas là, on aurait fait la gueule et on parlerait schleu en ce moment (oui, même l'Alsace a été libérée, oui, mais ils sont un peu maso, mais on les aime bien quand même, hein).

Et après, on rajouté plein de pays qui servent pas à grand chose, du genre la Grèce, l'Espagne ou le Portugal (qui viennent couiner aujourd'hui parce qu'ils n'ont plus un rond dans les caisses) pour dire qu'on était "un peuple uni et indivisible". Je ne parle pas portugais, je ne vis pas comme un espagnol, je ne poutre pas un mot de grec, mais c'est pas grave, j'aime mes frères. En 1992 (un-neuf-neuf-deux. Prononcer mille neuf cents quatre-vingts douze, c'est has-been, loser), arrive Super-Maastricht et son traité sur l'ouverture des frontières. Un truc cool. Qui nous a raméné nombre d'immigrés roumains et hongrois (mais on va dire que c'est la rançon du succès. Oui, je suis pas une pute, je les aime bien, les roumains qui viennent me harceler dans la rue pour avoir "oune pièce pour manger. Sivouplé... Mis enfants, ils vont pas bien, je suis très faim". Constat : on devrait se cotiser pour offrir un Becherelle aux nécessiteux : comment tu veux les aimer s'ils parlent pas ta langue ?) en plus de ceux qu'on avait déjà récupéré avant 1968 : les immigrés polonais, espagnolais, portugais, italiens qui venaient chez nous pour notre accueil humain et le respect des droits fondamentaux des Hommes (y'en a sûrement qui font les ventilateurs dans leur tombe, en ce moment). Maastricht, c'est aussi le début du "On va faire une Europe économique, mais mieux". Partir de ce constat, c'était lucide. Dire qu'on va faire mieux, au vu du regard critique qu'on peut porter, je sais pas trop, en fait. Si c'est mieux dans le négatif, oui, certainement. Mais dans le positif, j'en sais trop rien.

Parce que, là où je veux en venir, c'est que l'Europe est une sorte de monstre tentaculaire créé pour concurrencer les États-Unis (parce que l'URSS, c'est bien gentil, mais en 1992, ça n'existe plus et la Russie est trop faible pour tenter quoi que ce soit). Alors, dans ce contexte, l'Europe est bien contente de se faire une petite place au Soleil. Pas pour longtemps, cependant. La Chine commence à accélérer sa prise d'indépendance par rapport à l'Europe, à être plus dynamique, à avoir plus de polarisation (salaires plus bas, hé ouais). Mais, l'an 2000 apporte son lot de promesses, nouveau siècle, nouveau millénaire. Les attentats du 11 Septembre, Bush, Ben Laden, tout ça est encore loin, alors, dans ce contexte de liesse, l'Union Européenne, sacrée au rang de "puissance économique" (ce qui, entre nous, est assez stupide : comment un seul pays peut-il rivaliser avec une coalition de 27 ?) se lance dans le pressage de monnaie. Je me souviens encore (j'avais 7 ans) des gens avec leurs calculettes bleues toutes moches multipliant constamment les prix en euro par "6,55957" ou demandant, aux caisses "Mais en francs, ça fait combien ?". Une époque où on ne se demandait pas comment finir le mois (pour la plupart des français) et où le litre d'essence ne dépassait pas 1,10€ (oui, je sais, ça fait mal de lire ça). Maintenant que tout ça est bien mis en place, que nos chefs d'État consécutifs depuis 20 ans nous ont bien mis dans la panade, c'est à nous de chercher une solution à leur connerie. Ou non. Plus exactement de payer les pots cassés d'une politique qu'ils n'ont pas su mener à bien. Et ce, pour trois raisons. Il n'y a aucune harmonie européenne. Le "Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", c'est bon, c'est mort. Ensuite, il n'y a pas possibilité d'avoir de vraie réforme monétaire tant que 27 pays lècheront les bottes du capital. Enfin, on ne peut pas espérer une sortie de crise tant que trois ou quatre têtes "pensantes" européennes voudront asfixier trois ou quatres pays pour garder leur puissance économique et leur souveraineté au sein de l'Europe. L'Union Économique Européenne est donc un modèle voué à l'implosion si on ne change pas ce mode de pensée. Parce qu'il est clair que cela nous pend au nez.

L'Europe économique, pourquoi pas. Mais pas comme ça, de but en blanc. Pas directement, sans rien prévoir de stable. Parce que ce qu'ils ont créé repose sur du sable. De jolis sables mouvants qui vont tout engloutir dès que l'on bougera un tout petit trop fort. Ce n'est pas passé loin avec la Grèce. Quelles seront les répercussion après Chypre ? Pour moi, un modèle européen stable reposerait sur deux autres piliers avant l'économie. Le social et le politique.

L'Europe sociale aurait dû être mise en place dès le départ. Avant cette hérésie d'Europe économique. Pourquoi ? Comment peut-on avoir quelque chose de fiable s'il n'y a pas de sentiment de fraternité entre les peuples. J'en conclus que le drapeau européen, l'hymne européen (la Neuvième de Ludwig Van), ce n'est que du vent, le pansement qui cache l'amputation. Il aurait été aussi préférable de disséquer, un par un, tous les comptes de tous les pays membres (au niveau du déficit, la France ne serait même pas acceptée si elle présentait un dossier d'adhésion aujourd'hui) et ceux qui veulent le devenir. Sans finances saines, l'Europe se casse la gueule (on en a la preuve en ce moment). D'autant plus que ce dépouillement pourrait permettre de revoir ce qui ne va pas dans chaque pays (cotisations sociales, âge de la retraite, montant des indemnités, couverture santé), parce qu'il est inadmissible qu'au XXIe siècle, on ait encore de si grandes disparités sur notre joli continent. Et le problème des "cultures locales" n'en est pas un. C'est une chance. Regardez ce qui se fait chez nous, en Bretagne, en Alsace, dans le Nord... Ne peut-on pas faire ça à l'échelle d'un continent ? Une culture commune (les valeurs morales, la pensée...) avec des particularismes pour chaque pays. 

Une fois cette Europe sociale mise en place, une fois qu'on est sûr qu'elle est viable, on peut s'attaquer à un autre problème plus délicat : la politique. Sans une politique commune, on va dans le mur. Preuve en est que, sans avoir regardé précisément les dossiers, l'Europe s'est écrasée face contre terre. Il aurait fallu avoir la possibilité d'une gouvernance commune, pas être gouverné par une hydre à 27 têtes comme c'est le cas aujourd'hui. La politique au niveau européen n'est pas impossible. On a un président européen (un mec qui est là pour le statut, sûrement, parce que, soyons francs, qui a déjà entendu parler d'Herman Van Rompuy, en dehors de ses cours de géographie ? Qui a même déjà vu son visage ?), donc pourquoi pas. Il me semble qu'il se pose la difficile question des 27 présidences nationales. Problème qui n'en est pas un, au demeurant. Pourquoi ? Est-ce un problème, aux États-Unis si 51 États ont tous un chef différent ? En Allemagne, avec les Länder ? Il ne me semble pas qu'il y ait de gros problèmes de gestion. Le problème n'est donc pas là, puisqu'on pourrait très bien, en Europe faire une présidence commune aux 27 États (avec un Président et une équipe) et laisser en place les gouvernements. On met en place un système de lois fédérales (justice, économie, défense...) et on laisse gérer les autres choses moins importantes par les gouvernements en place dans les pays. Personne ne perd sa souveraineté et l'Europe gagne en stabilité.

Il en va, enfin, de même avec l'Europe économique. Une fois que le social et le politique ont été mis en place, sont viables et efficaces, on peut sans peine imaginer mettre en oeuvre une économie commune qui s'appuie sur les différents statuts et qui prend sa source au sommet, dans les bureaux du Président de l'Union Européenne, qui ne contrevienne pas à une loi d'un pays ou d'un autre, parce que tout aura été fait pour qu'il n'y ait plus aucune différence entre les États.


Le projet européen est donc viable, il peut être mis en place. Encore faudrait-il que les gouvernements acceptent de perdre un peu de leur légitimité, de laisser le peuple choisir son destin (pas comme avec le Traité de Lisbonne), d'arrêter de prendre l'économie comme base de la vie humaine. L'Europe est projet pour les peuples, pas pour la finance.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:25

Voyez, O mes frères, comment Votre Humble Narrateur, un tchelloveck comme un autre se retrouve face à la dure réalité de la jiznée des adultes.

Alex de Large, 14 ans, maltchickicaïd anglais tolchocke souvent les gens, pendant la notche, pour passer le temps. Il aime voir couler le krovvi rouge des familles, il aime terroriser les lioudis sans défense, comme ce viochko veck saoulot. A force de tolchocker durant la noche, il ne va plus à l'escoliose durant la journée parce qu'il est un malenky peu beaucoup fatigué. Un jour, il tolchoke un malenky peu raide fort une babouchka vivant seule avec ses kots et la tue. Il va donc faire un tour dans la Prita des familles. Très vite, il désire sortir et décide alors de suivre le traitement Ludovico qui va le rendre aussi innocent que les jeunes dévotchkas de 10 ans avec qui il a fait du dedans-dehors en sortant du discotic, un jour.

Je vais arrêter le nadsat, sinon, j'explose. En parlant de nadsat, le premier chapitre de cet exceptionnelle fiction est horriblement incompréhensible, O mes frères. Parce qu'il faut sans cesse aller dans le lexique des familles pour pouvoir sloucher un mot pas français. Et c'est un malenky peu fatiguant. Pour être franc, j'ai trouvé le livre nettement mieux que le film : plus violent, plus trash, plus cohérent, aussi, même si Kubrick a réussi un film de génie. Bon, le film est quand même vachement édulcoré, hein.

Et dans le livre on a l'explication du titre, quand Alex et ses drougs tabassent l'auteur et sa femme (que les hommes ne sont en fait que des robots, un peu comme dans Blade Runner, quoi), ce qui n'est pas négligeable comme apport. En parlant de l'auteur du livre, il a un nom, F.Alexander et ça rajoute de l'humanité au personnage (qui ne pousse pas Alex au suicide par vengeance, mais pour démontrer les faiblesses du système de justice).

Alors que le film finit sur la réminiscence complète de VHN, le livre a encore un chapitre, ou Alex a retrouvé une banda de drougs qui le prennent vraiment pour leur Chef (pas comme le gros Momo qui se bidonske huhuhu) et qu'il est sapé à la super plus énième mode (en punk, quoi). Mais il va se rendre vite compte qu'il est lassé de la vie de malchickicaïd et qu'il souhaite trouver une dévotchka pour avoir un fils.

Un livre plus efficace, donc, que le film qui en a découlé, qui fait prendre conscience de toute la force des deux oeuvres (à condition d'avoir vu le film avant). La suppression du dernier chapitre change complètement la donne dans le film et modifie le message que Burgess nous fait passer dans le roman (à savoir qu'il faut du temps pour faire changer les gens, mais que cela se fait, peu importe la manière utilisée). Dans le film, on s'arrête quand Alex est apte à être de nouveau violent (les Hommes ne peuvent pas changer, voilà le message du film).

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:26


Et la version Wayne's World, juste excellente 


















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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 21:41

Elenna. Vingt-deux ans.

Elenna. Regarde vers le passé.

Elenna marche, marche, encore et encore, jusqu'à en avoir les jambes coupées, jusqu'à ne plus ressentir la douleur.

Elle veut retourner vers ce passé, cette chose inaccessible qu'elle regarde tout le temps, à chaque instant, chaque minute. Chaque seconde passée à regarder en arrière l'éloigne un peu plus de la vie présente qu'elle mène, en demie-teinte. Moitié morte, moitié vivante, Elenna flotte entre deux mondes, deux états parallèles. Elle sait qu'elle peut s'en sortir. Mais elle ne veut pas. Elle ne désire pas oublier cet homme. Celui qui lui a fait découvrir la vie, la joie, la haine, le bonheur, les pleurs.

Elle se jette à corps perdu dans une cause déjà perdue. Même les shooters de vodka ne l'aident plus à oublier. Même les lignes de coke ne lui font plus d'effet. Et pourtant, Elenna a mal, trop mal. Elle veut, désire oublier.

Elenna ne peut vivre sans lui, sans cet homme qui lui apportait bonheur et humanité, calme et volupté. C'est, en fait, plus un choix de vie qu'une obligation.

Alors, pour passer le temps, Elenna s'assoit et comate. Parfois, elle plonge dans le rêve. Le revoit, lui, Zak, son défunt amant. Elle le voit courir, dans une rivière. Elle le suit, pleurant toutes les larmes de son corps. Elle sait que dans cette rivière, tout finira par redevenir noir. Elle sait que dans cette rivière, le retour est impossible. Et tout d'un coup, Zak devient forme. La forme devient fantôme. Le fantôme devient invisible et se meurt, peu à peu, dans cette rivière.

Elenna, dans un sursaut, se réveille, le visage mouillé de larmes, d'avoir trop pleuré la mort, d'avoir trop attendu la vie.

Elenna, alors, descend dans la rue et va marcher. Elle s'arrête dans un bureau de tabac, ressort avec un paquet de Camel. Elle en grille une, en repensant à son sommeil hanté. Elle s'assoit à la terrasse d'un café, attend. Sa journée défile lentement. Elle rencontre certaines personnes, en évite d'autres. Journée banale, en somme. Elle finit par rentrer chez elle et reprend un rail, comme ça. Pour la forme. Elle n'en a plus besoin. Son organisme a totalement identifié la substance et les effets deviennent minimes, jusqu'à devenir inexistants. Elle tombe. De sommeil, de douleur, de fatigue, de ressentiment. Tout cela au même moment.

Et là, dans un rêve quasi-parfait, la route, menant à la rivière. Elle se réveille en pleurs, le thorax comme brisé, la tête prête à exploser en milliards de morceaux, tous aussi gros que son chagrin. Il est de ces moments comme indéfinissables, qui sont juste violents et que l'on veut garder pour soi, voire même oublier. Celui-ci en était un. Une pâle lueur de jour commençait à s'élever sur la cité, et Elenna ne voulait plus refermer un œil. Elle se sentait comme désemparée, déboulonnée de son socle d'acier. Ce rêve était si clair, si précis qu'elle aurait pu y courir les yeux fermés, en ne se fiant qu'à ses souvenirs brisés. A leurs souvenirs, à Zak et à elle. C'était au début de leur relation, il y a environ six ans. A ce moment, ils étaient juste amis, des amis proches, certes, mais amis quand même. A la sortie du lycée, Zak voulût emmener Elenna dans un lieu qu'il considérait «propice à l'imagination, à la rechute vers le passé et à la dégustation de l'instant présent».

Il l'avait donc conduit sur les berges d'une rivière. Elle avait été étonnée de voir ce lieu pour la première fois. Elle ne savait même pas qu'il pouvait exister un tel lieu à seulement vingt minutes de marche d'une ville de taille moyenne. Qui plus est, Zak avait emménagé deux ans auparavant. Elle, était là depuis sa naissance. Elle voyait la vie reprendre le dessus. Elle voyait la vie vaincre la mort. Elle voyait la nature vaincre le béton. Elle voyait les animaux vaincre les humains, sans sentiments, rangés dans des box, avec du ciment dans les yeux. Elle voyait le Soleil dans sa plus brillante et imposante forme. Et, plus important, elle respirait enfin. Au fond d'elle, et bien avant cette journée idyllique, elle aimait ce qui émanait de Zak. Son odeur, sa chaleur réconfortante, son sentimentalisme malgré les apparences qu'il envoyait. Elle l'avait aimé dès qu'elle l'avait croisé, en ville, bien avant même de savoir qu'ils se retrouveraient dans la même classe, dans le même lycée. La probabilité était infime. Le destin a bien fait son boulot.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 21:40

Elle revint à l'instant présent. Ils étaient assis sur les galets et regardaient la rivière, signe de vie et de temps qui passe. Elle aimait le calme. Lui, la regardait avec ce regard. Celui qui veut tout dire, celui qui ne veut rien dire en même temps. Le jour, sur le déclin, laissait place à une nuit sombre, sans lune et sans étoiles. Une des ces nuits où le temps semble virer à l'orage, où la lune joue à cache-cache avec les nuages. Quand il la serra dans ses bras, elle sentit un courant passer entre eux deux. Un de ces chocs comme elle n'en eût plus jamais depuis. A la fois violent et doux, puissant et inefficace, rapide et si lent. Elle savait que ça serait lui, et non un autre, qui partagerait sa vie jusqu'à ce que la mort les sépare. Elle dût réprimer un violent besoin de plonger sa tête dans ses épaules, de fondre ses lèvres avec les siennes. Elle se sentait vidée de toute énergie. Elle voulait s'envoler, mais elle ne pouvait pas faire un pas. Ils repartirent, regardant encore la rivière, une dernière fois. Un silence s'installa entre eux. Pas un silence oppressant, mais un silence léger, comme libéré d'un poids trop longtemps inavoué. Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre encore un certain temps, avant de se quitter et de repenser à cette magnifique après-midi. Elle lui en était reconnaissante. Il ne se souvenait pas avoir aimé comme ça. Elle se sentait libérée d'un poids, libérée du silence qui entourait ce sentiment. Il se sentait si léger qu'il aurait pu sauter à pieds joints, puis s'envoler vers le paradis. Ils ne désiraient qu'une seule chose tous les deux, c'était de se retrouver le plus tôt possible.

Le passé gifla Elenna au point de lui faire oublier la douleur un instant. Elle se sentait virer dans un monde où le présent, peu importe son importance, s'effondre et laisse place à un monde noir, où le moment que l'on vit est déjà connu. Elle revivait sa vie et se sentait de plus en plus déprimée, au point de vouloir exploser sa tête contre les murs, s'enfoncer des aiguilles dans le cerveau, regarder le vide, et sentir le sol vaciller, et tomber. Dans cette rivière... dans cette rivière... dans cette rivière. Cette phrase hantait Elenna, au point de lui faire peur. Il fallait qu'elle redécouvre, qu'elle ressente par elle-même ce qu'elle avait senti la première fois. Elle marchait donc d'un pas décidé vers ce lieu hanté. Lorsqu’elle arrive en ce lieu, elle sentit la peur l'envahir.

C'était aussi ici que Zak avait décidé de mettre fin à ses jours, à ceux d'Elenna, aussi, indirectement. Il était venu seul, une nuit de pleine Lune. Le ciel était dégagé, les étoiles apparaissaient les unes après les autres, laissant place à des constellations qui envoûtaient ses yeux. Il se laissait porter par elles. Il ne savait pas ce qu'il l'avait poussé à agir comme ça, tout du moins à vouloir agir comme ça. Il savait qu'elle se sentirait coupable de ce qu'il allait faire. Il savait, lui, qu'elle n'y était pour rien. Mais elle, l'ignorait complètement. Il ne se sentait ni bon ni méchant. Après tout, c'est lui qui souffrait, et qui désirait quitter ce monde. Il savait, au fond de lui, qu'il lui ferait plus de mal qu'il ne s'en ferait à lui. Mais bon, la vie, c'est la vie, et il savait qu'ils devraient passer par là un jour ou l'autre. Il s'était laissé emporter par ses pensées, s'en voulait, parce qu'il perdait du temps. Trop de temps. Les minutes qui lui restait s'écoulaient trop lentement à son goût. Il ne voulait pas profiter de la vie qu'il lui restait. Il ne voulait plus lutter. Il lui avait laissé un mot, pour s'expliquer, expliquer son geste, tout du moins, tenter de le faire. Mais il savait très bien que cela était purement inutile. Il commençait à se lever, lorsqu'un bruit attira son attention vers les sous-bois, là où la lumière ne pénétrait que difficilement, et par bribes diffuses. Au plus profond de ce sous-bois, se tenait une forme, immobile, mais floue, peu attrayante. Zak s'approchait, retenant son souffle, ne sachant pas quoi trouver. Bizarrement, il ne pensa plus à son suicide, mais à identifier la chose. La chose se leva, et ce que Zak vit, Zak ne l'aurait jamais oublié s'il avait eu le temps de s'enfuir en courant. Il chuta lourdement, la chose passa sur lui, et, au lieu d'une forme humaine, un petit tas de cristaux bleus.  

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 21:39

Le jour commençait à poindre lorsque le corps mutilé d'un jeune homme de dix-sept ans passa au cœur de la cité, un corps si mutilé qu'on était incapable de trouver un seul signe distinctif sur son visage.

Au bout de trois longues journées d'analyses ADN minutieuses, un nom fut donné à ce triste amas de chair et de sang séché. C'était le corps de Zak Kartaktian, un jeune arménien. Sa famille avait été prévenue, mais les médias et les amis du jeune homme ne l'ont pas été. Un meurtre apparent fut donc camouflé en suicide. Le corps n'aurait jamais été retrouvé, et l'enterrement eu lieu avec un cercueil soi-disant vide. Une jeune fille était resté allongée sur la tombe pendant des heures, pensant à cet amour perdu. Elle avait lu la lettre, vraie, elle. Le suicide lui était donc confirmé. Elle avait passé cinq ans, pensant que sa faute à elle l'avait perdu lui.

Les années étaient passées pour cette jeune femme, et elle ne se remettait pas de cette perte.

Elenna se souvenait maintenant parfaitement de ces jours sombres, où, elle aussi pensait mettre fin à ses jours.

Elle était debout, le long de la rivière, regardant cet endroit idyllique, où, jeune, elle avait aimé cet homme.

En pleine nuit, dans la forêt, Elenna regardait cette rivière, couleur encre. Elle regardait une eau noire, noire comme ses plus sombres souvenirs et ses plus sombres pensées. Soudain, sa vision se troubla, elle vit. Elle vit ce qui s'était réellement passé ce soir-là, il y a cinq ans de cela. Elle sentit une force l'envahir, lui montrer les choses, détails sur détails. Elle vit l'horreur et la mort. La peur et la douleur de celui qu'elle aimait. Elle sût même ses véritables raisons, trop horribles pour être racontées. Après cela, elle ne se sentira plus jamais la même. Si elle survit à ce qui va lui arriver. Elle se réveille, un chose lui rentre dedans, elle chancelle et manque de tomber la tête la première sur un énorme rocher. Elle essaie de se relever, mais une chose la maintient violemment au sol, lui coupe son oxygène. S'en suit alors une poussée d'adrénaline si énorme que sa tête vient à lui tourner. Elle saisit la chose qui la maintient au sol, et la soulève tant bien que mal. Elle roule sur le côté, essaye de reprendre son souffle, mais une nouvelle charge la cloue au sol, si bien que tout mouvement est inutile. «Take a look to the sky just before you die, it's the last time you will.» furent les dernière pensées qu'elle put avoir. Elle mourut en regardant le ciel, en repensant à Zak. Et elle le vit, en face d'elle.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 18:14

Lundi 18 Mars

- La popularité de Hollande continue de s'écrouler. Parce que possible de passer dans les négatifs ?

- Chypre a été soumis à un plan de sauvetage : taxer les dépôts d'argent des épargnants sur les comptes en banque. Jean-Marc Ayrault commence à réfléchir sérieusement à la position de la France sur cette question.

- Al-Jazeera bientôt en français. Le truc c'est que ça sera pas une chaîne avec des bimbos décervelées à poil. Va falloir réfléchir alors.

- Nicolas Sarkozy se rendra mardi en Libye. Bah ouais, on a retrouvé des documents qui le concernaient...

- Des paroles de hip-hop seraient en vente sur Internet. Mouais, je vois pas où est le problème. A part médiatiser un truc que tout le monde savait implicitement...

- Pour Jean-Claude Gaudin, il faut "aider Marseille". Si son maire faisait bouger les choses, ça irait mieux, déjà. Oh wait...

- Armer les rebelles Syriens, oui. Armer les islamistes au Mali ? Jamais de la vie. 

Mardi 19 Mars

- Une entreprise italienne pose des bracelets électroniques à ses employés. 16h30, c'est 16h30. Pas 16h29:54.

- La France est le "Paradis du fast-food américain". Pas d'accord. On a pas de Burger King et on a pas les Coca d'1,5L.

- Benezma refuse de chanter la Marseillaise. D'où la position du FN : est-il vraiment français ? Si non, excluons-le de notre beau pays des droits de l'Homme (et du FN).

- Du porno dans un livre pour enfants en Grande-Bretagne. Après le cheval dans les lasagnes, je vois pas pourquoi les gens sont choqués... Sincèrement.

- L'UMP en manque de recrues pour les municipales. Nadine Morano se propose pour gérer ce bourg nommé Lorraine. 

- 57 tonnes de viande de mouton interdite (moelle, muscles et os) découverte chez Spanghero. C'est vrai que mettre du muscle dans de la viande en 2013, c'est moche.

- Le pape François a fait sa grande messe d'intronisation. Et là, personne n'a gueulé au scandale parce que le prédécesseur ne s'est pas fait raccompagner.

Mercredi 20 Mars

- Cahuzac démissionne du gouvernement tout en affirmant son "innocence". Un innocent qui démissionne. T'es innocent, tu démissionnes. Non mais allô quoi.

- Jean-Michel Aphatie tient à souligner que, dans l'affaire Mediapart-Cahuzac, il a toujours soutenu Mediapart qui défendait un idéal de journalisme indépendant du pouvoir politique.

- Un policier traîné sur 30 mètres par un scooter en Seine-Saint-Denis. Le traditionnel "Papiers, s'il vous plaît" sera remplacé par "Descends ou je te descends".

- 4 millions de signatures pour protéger les buralistes des hausses du prix du tabac. S'ils se dépêchent, ils n'auront pas besoin de dire qu'il y a, certes, quelque milliers de morts sur le nombre initial de signataires.

- De "début Avril", le retrait des troupes françaises du Mali passe à "fin Avril". Ô joie d'un exécutif qui s'empêtre dans une galère et qui veut, en plus, aider les rebelles syriens.

- Le gouvernement ne négociera plus avec les terroristes. Sauf ceux qui peuvent nous fournir du pétrole ou du gaz. Là, y'a possibilité, oui. Sinon, on ne négocie plus.

- Éric Ciotti veut "donner la possibilité aux entreprises, par leur règlement intérieur, d'interdire les signes religieux qui peuvent choquer". L'UMP redéfinit les termes de la laïcité qui est maintenant "interdire tous les signes religieux qui choquent". Donc, principalement les tchadors. Parce que les croix chrétiennes, ça va. 

Jeudi 21 Mars

- Un rat aurait causé la panne électrique à Fukushima. Ceci dit, après un inceste qui cause une panne d'ordinateur, hein...

- Psy s'apprête à sortir un album. Il change le titre d'une chanson pour ne pas choquer le monde arabe : c'est bien de prendre soin d'une région du monde, mais sincèrement, s'il pouvait le faire pour le monde entier...

- Carambar décide de supprimer ses blagues et de mettre des questions culturelles. Tout se perd. Bientôt on nous annoncera que la viande de boeuf, c'était du cheval.

- Un astéroïde risquerait d'entrer en collision avec la Terre dans les trois prochaines semaines, selon la NASA. Son mot d'ordre ? "Priez". On ne risque donc rien. Merci le Huff Post.

- Montée du racisme et de la xénophobie en Europe. On aura beau répéter que ça va avec la crise économique, nos élites continuent de nous bâillonner et trouve bizarre que l'extrême-droite prenne de plus en plus de place. Mais non, ce n'est pas de leur faute.

- Selon Obama, "Assad doit partir". Moui. Et s'il pouvait baisser la tête et traîner des pieds pour montrer qu'il est faible, ça serait encore mieux. Avec des menaces comme ça, c'est sûr que la Corée du Nord s'éclate comme c'est pas permis...

- 30 clandestins morts au large du Gabon. C'est sûr qu'à 30 sur pyrogue, c'est pas terrible. Enfin je dis ça, ce n'est qu'un constat d'européen civilisé et réfléchi, hein...

Vendredi 22 Mars

- Mort d'un candidat de Koh-Lanta. S'il y a possibilité de forcer les candidats de Secret Story à faire un peu de sport, je dis pas non...

- Sarkozy mis en examen pour "abus de faiblesse" sur Liliane Bettencourt. Bien. Faites donc tomber ce réseau mafieux... Oh wait !

- Henri Guaino s'insurge et critique la justice et les magistrats qui font mal leur travail. Cette même personne qui trouvait la justice courageuse de s'attaquer à un membre du gouvernement en place.

- Balkany hurle "je vous emmerde" à un avocat. S'il n'y a plus Sarkozy, l'UMP explose. Clairement.

- Burger double steak-saucisse en Chine. "Bonjour, je voudrais un MacHeartAttack, s'il vous plaît. Avec ceci ? Un coca light, faudrait pas que je grossisse trop".

- Fumée noire au-dessus de l'Élysée. Jean-Mars avait pourtant dit à François que la fumée devait être blanche.

- Assad veut "nettoyer" la Syrie des islamistes radicaux. Qu'il demande à Sarkozy quel Kärcher acheter, ça devrait grandement l'aider.

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Published by Hannibal - dans Revue de Presse
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