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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:18

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On m'a toujours répété que Marilyn Manson était une sorte de Monroe du trash (oui, bah oui, je sais je sais), un personnage hybride ayant pour seules obsessions, je cite "égorger des poulets sur scène et faire le show avec le trash le plus violent". Soit. Et, à ceux qui, encore aujourd'hui me disent ça, je leur dis "Écoute donc The High End of Low" et tu verras. Parce que cet album est réellement différent des autres. Plus introspectif. Brian Warner s'engouffre dans la brèche laissée par Marylin Manson pour donner plus de personnalité à cet album, le côté humain qui faisait tant défaut aux autres albums (et à Born Villain).

Parce que, à part 3-4 morceaux vraiment cradingues avec des effets électro, cet album est le plus personnel et le plus poétique de Manson que j'ai écouté. Un peu comme SlipKnot, en fait. Y'a fallu attendre une décennie pour que le personnage se retrouve confronté à la vie réelle et se décide à faire un album poignant et soigné. Comme les morceaux Running to the Edge of the World ou Into the Fire, qui sont, pour moi, les deux morceaux essentiels de cet album. Deux morceaux ayant vraiment intégré la notion d'humanité de Brian Warner et laissé de côté le burlesque de Manson (qui sont, bien évidemment, deux personnes différentes). Parce que c'est cela qui est important chez cet homme : cette espèce de schizophrénie sans bornes, qui le pousse à aller plus loin dans le trash, qu'il vous réponde "C'est pas moi, c'est Marylin qui l'a fait". 

Il me semble que cet album a été créé et produit l'année des 40 de Manson. Album de la maturité, donc, de ce passage symbolique.

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Published by Hannibal - dans Chroniques
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