Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:35

scar-album_0.jpg


Depuis la mort de Paul Gray en 2010, SlipKnot est sur le déclin. Une pente qui, certes, a perdu de son intensité depuis la reprise des concerts des Neuf, mais qui continue inexorablement. Dans certaines interviews, il est annoncé que le groupe se réunirait en 2014 en studio pour un last album, qui viendrait clôturer la vie d'un groupe mythique et controversé. C'est dans ces temps incertains que nous pouvons voir les side-projects se multiplier. Stone Sour, de Corey Taylor, a pris une autre dimension avec le double album House of Gold and Bones, Part I et Part II, puisque le groupe a eu le privilège de faire tête d'aff à l'Ozzfest 2013 (en Mai dernier, au Japon).

Tout ce petit monde du nu-metal est actuellement en effervescence (avec la sortie récente de The Paradigm Shift, de KoRn, qui voit le retour de Brian Head Welch, qui avait quitté le navire en 2003, suite à la sortie de Take a Look in the Mirror), l'a été encore plus en début du mois (oui, j'ai pris un chouilla de retard pour cette chronique) avec la sortie de cette bombe qu'est Scar the Martyr, side-project de Joey Jordison, batteur de SlipKnot et guitariste des Murderdolls.

Scar the Martyr, c'est quoi ? Pour faire simple, c'est la combinaison de tout ce qui se fait au niveau du nu-metal, ce qui va, grosso modo (et selon moi, toujours selon moi), de SlipKnot (évidemment), à Coheed and Cambria, pour le chant, sur Cruel Ocean, avec une sorte d'indécision permanente (pas du tout regrettable), entre un chant limite auto-tuned et une grosse rythmique appuyée, des breaks de batterie calés (le contraire m'aurait surpris et affreusement déçu) par dessus laquelle on s'attend à entendre Corey débarquer en growlant. Cette tendance déboule directement sur le morceau suivant, Blood Host, sorti en single et qui a eu le droit à son clip. La parenté de SlipKnot, n'est, sur ce morceau, vraiment plus à remettre en doute, tant au niveau des guitares (Joey Jordison, mesdames et messieurs) que de la batterie. Mais le chant est, littéraement, Tayloresque. Des murmures schizophrènes à la voix claire et gentille, en passant par un growl stupéfiant. Henry Derek, vous êtes un génie. Certainement LE morceau de cet album, même si le reste est tout aussi fascinant. Dans Anatomy of an Erinyes, on retrouve une structure, et un son, proche de ce qu'à pu fournir Gojira dans L'Enfant Sauvage, notamment avec les percussions à la fin du morceau

Fascinant dans sa complexité, fascinant dans sa structure. Joey Jordison est un génie. Il a enregistré les guitares rythmiques et les basses pour cet album, en plus de la batterie. Le travail est dantesque, puisqu'aucun morceau ne fait moins de quatre minutes (en dehors de l'intro et de Sign of the Omeneye, mais c'est une interlude, donc bon). Quatorze morceaux, oui, j'ai bien dit quatorze sur l'édition normale, quinze pour l'édition japonaise. Déjà, quel groupe se casserait le cul à faire quatorze morceaux pour une édition normale ? Quand on sait qu'on tape à dix-huit pour l'édition bonus, et qu'on arrive même, attention, accrochez-vous bien à vingt-deux pour l'édition B-sides, je veux dire, quel groupe aujourd'hui peut se permettre de réunir autant de matériel audio pour un seul album ? La plupart des groupes seront dans une logique de marchandisation et feront deux albums de onze pistes. Surtout que la quantité ne l'emporte pas sur la qualité. Même les claviers de Chris Vrenna rajoutent une atmosphère aux morceaux, comme sur Prayer for Prey

Le gros gros point de cet album est donc, et c'est pour cela qu'il était attendu avec tant d'impatience, sa batterie. Comment passer à côté de ce side-project du batteur le plus en vue, avec une technique de monstre et un sens de la musicalité aussi impressionant. Les guitares rythmiques sont parfaites, tant au niveau du son que de la mise en place avec la batterie. C'est là, aussi, à mon humble avis, le gros point fort de cet album : la mise en place est juste stupéfiante. Contrairement aux groupes de metalcore qui s'arrangent pour faire tomber leur rythmique sur la grosse caisse, là, les guitares tombent sur l'ensemble, toms et cymbales compris. Totalement stupéfiant.

Je vous laisse avec White Nights in a Day Room, morceau plus calme, clairement orienté nu-metal, avec des inspirations à la Deftones, notamment au niveau des voix, des textures sonores, qui monte en puissance au fur et à mesure, avec cette montée de toms. Une voix claire qui se rapproche, encore, de celle de Corey. On aura vraiment du mal à décrocher de SlipKnot avec ce genre de pépite.

J'ai vraiment du mal à trouver des points négatifs sur cet album. Pour moi, il est parfait. 10/10. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Hannibal - dans Chroniques
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : My Way of Thinking
  • My Way of Thinking
  • : Vous vous rendez compte de ce qu'il se passe dehors ? Non mais allô quoi.
  • Contact