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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 17:59

Tétanisé au milieu d'une pièce. Une pièce relativement petite, aux murs capitonnés, sans lumière naturelle. Un lit, des sangles, une sorte de casque pour maintenir sa tête quand il devient trop violent, trop incontrôlable. Un détecteur de mouvement détecte un infime mouvement d'air, la lumière révèle. Elle révèle une pièce attaquée par le désordre et la crasse. Sur les murs courent des inscriptions. Deux, parmi une centaine, sont compréhensibles.

Une écrite au marqueur sur le plafond "Qu'elle éclaire à nouveau mon âme déjà rongée par la vermine". L'autre, au sang, sur la porte "On hait ce qu'on est, car on est ce qu'on hait". C'est en finissant d'écrire cette phrase qu'il avait été retrouvé inanimé et qu'il avait été ordonné qu'il soit attaché à son lit pendant son sommeil. Son coma avait duré une semaine. Personne n'entrait dans cette pièce. Elle semblait dégager une folie magnétique, une guerre mentale chez celui qui s'en approchait. Il n'a plus de notion du temps. Combien de temps passé dans cette pièce ? Combien de temps encore ?

Soudain, un bruit le coupe de sa transe mystique. Il se réfugie entre son lit et ce qui lui sert de table de chevet, où il n'y a ni livre ni réveil pour lui rappeler la pièce dans laquelle il se trouve. Juste des médicaments, des pansements et des seringues. Un homme noir, grand, et large entre dans la pièce. S'approche de la silhouette. Lui murmure quelque chose à l'oreille. L'infirmier se relève, attend quelque secondes, tend sa main à l'homme qui la prend et qui le suit sans négocier.

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Published by Hannibal
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