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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 22:15

Elle était sur une planète en-dehors du système solaire, sol bleu, arbres mauves. Jusque là, tout va bien. Elle voyait des marteaux avancer, comme dans The Wall, des Pink Floyd. Quoique ce n'était pas du Floyd pur, hein. C'était la musique des Floyd sur le film d'Alan Parker. Elle voit le Fantôme de Tom Joad flotter lentement, doucement, jusqu'à se noyer dans l'aqueduc qui est tombé de nulle part. Un type, du nom de Harper Lewis était devant elle, des sons incompréhensibles sortaient de sa bouche, des couleurs aussi. Le plus flippant, c'était les couleurs. Un mec qui vomit des couleurs, ça s'est jamais vu. Juste après ça, Johnny est venu faire une colère sur le parvis du supermarché. "NOUS ALLONS FONDER LE PARTI UNIQUE. ET LA VICTOIRE, CARESSE L'ESPOIR DE NOUS APPARTENIR". Texto, cash, comme ça. Elle voulait se réveiller, mais elle ne pouvait pas. Maintenant, elle se faisait traquer par une fraise Tagada dénommée Jones. Non, sincèrement, ça l'épuisait plus qu'autre chose, quoi, courir devant une fraise tueuse. De mémoire de singe, on aura jamais vu ça. La fraise lui hurlait de faire de la "chirurgie ésotérique". Bon, qu'à cela ne tienne. Elle alla pêcher une baleine, la disséqua. C'est Joe qui allait pas être trop trop content. Il aimait les animaux, Joe. C'est pour ça qu'il avait fini dresseur d'orques dans un parc aquatique. Et non dresseur d'orgues. Là, c'est plus dur à réaliser. Elle appâta un dragon aussi. Blanc, tout blanc. Avec des espèces d'ailes bleu cendré, comme ça. Classe. Elle l'ouvrit d'un coup de canine. Celle de la baleine, plus précisément. Même si elle savait pertinemment que les baleines n'ont pas de dents, quoi. Bah oui, tout le monde sait ça. Et là, sur cette dissection, les quatre chevaliers de l'Apocalypse arrivèrent. Sauf que là, ça ressemblait aux quatre types de Metallica à califourchon sur des guitares ESP, série Ouija d'un certain Kirk Hammett. Bizarre ce type, hein. Elle lui parlait, il parlait de peinture, de fleurs, de surf, de chevaux. Tu parles d'un metalleux, toi. Ça pousse au suicide d'apprendre ce genre de choses sur les types qu'on admire, quoi. Elle essayait d'en apprendre plus lorsque les sons du jardin d'enfants s'éteignirent. Comme ça, nettement. Ca la faisait flipper, elle. Elle aimait pas quand c'était silencieux. Encore plus quand il faisait noir ET que c'était silencieux. Il faut dire aussi que, en plus du choc, ils avaient bien fumé. Et pas que du tabac, quoi. Donc, niveau onirique, elle était blindée. Elle avait tenté d'amadouer des lézards avec de la poudre de tristesse. Et les lézards étaient venus, comme les rats au joueur de flûte de Hamelin. Elle adorait ça, qu'on lui obéisse au doigt et à l’œil. Mais c'étaient des lézards arrogants. Pas un regard, pas une parole. Non, aucun respect pour la prêtresse, quoi. Et ça, c'est inadmissible. Elle les comprenait quand ils parlaient. Maurice était donneur d'organes. Jacques était un bobo coincé. Marc était un homosexuel refoulé. Et ça se voyait quand il marchait. Cette façon de dodeliner la tête de gauche à droite, là. Pas pour critiquer, hein. Juste un constat. Denis passait ses journées au PMU à parier sur des fourmis. Il avait "fumé tout son cash pour parier sur les fourmis sans savoir comment ça se jouait" a indiqué le barman, qui a tenu à l'anonymat. *Pour la vie privée des lézards, les prénoms ont été changé* (NDLR). Jean-Michel faisait des trucs bizarres au synthé. Georges est plus orienté politique, par contre. Plus à droite. Et ça, François, bah il aime pas. Tout comme Jean-Luc. Mouram était l'immigré. Pas méchant, juste en dehors du système. C'était pas le lézard-type européen, il était plus du Sud que les autres, ce qui n'en faisait pas quelqu'un d'antipathique. Arsène était le lézard à l'écart des autres. Il n'aimait plus la vie, s'était retranché chez lui, vivait dans le noir, écrivait des trucs glauques depuis que sa femme l'avait quitté. Il n'aimait pas la compagnie des autres lézards, mais il en avait besoin, pour ne pas devenir fou (même si, comme le compris Mélissa, le croyait déjà mort de cela). Y'a Tom, aussi. Le lézard metalleux. Le pur, le dur. Celui qui braille quand il chante, qui parle de nazisme dans ses chansons (oui, y'a aussi un mouvement nazi chez les lézards. Les lézards de l'Est ont été exterminés par ceux de l'Ouest. Une histoire glauque. Mélissa l'a compris, elle n'a pas posé de questions) et qui n'hésite pas à faire explicitement référence à l'unité 845 dans une de ses chansons. Il a aussi eu l'honneur de rencontrer Marine, préparatrice de viande de vache, mais jamais à l'ail. D'ailleurs, toute la couronne de Lizardville avait été fourni en viande à l'ail, mais ça, personne n'y a jamais cru, hein. Surtout pas M. Karwosy, candidat essayant désespérément de gratter quelques terres à son rival, M. Jyllonde. Mais voilà que M. Taybrou s'engage fermement dans la course en essayant de fermer l'angle à Mme Loguen. Mais ils ont cédé tous les deux face à la force du Monstre Lézard, celui qui bouffe du reporter de terrain quand il a faim, qui reprend la place de la Grapille (où eu lieu la Révolution, le jour où les Lizardois se sont rebellés contre le pouvoir en place, ne supportant plus avoir un énorme roi impotent et gras, Nopolodéon 1er) quand il veut (sauf pour le symbole : 22 Hyuti : début de la Campagne, dans la capitale. Oui, c'est pas logique, elle le sait, mais elle dit rien. C'est susceptible un lézard, surtout un lézard rouge).

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