Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 22:55

On ne cesse de nous vanter les bienfaits de la démocratie athénienne.
M'enfin... Comment peut-on se permettre, dans le monde d'aujourd'hui, de vanter cette même démocratie ?

Petit rappel des faits. Entre 2009 et 2010, la Grèce, nouvellement dirigée par les socialistes, annonce un déficit d'environ 10% au lieu des 6% prévus. La nouvelle semble passer inaperçue. Dans les semaines qui suivent, l'agence de notation Fitch annonce un abaissement de la note grecque. S'en suit alors une longue chute aux Enfers pour le pays qui connaît des crises de plus en plus graves, des mesures d'austérité de plus en plus imposantes. Tout ça, bien sûr, sous la houlette des deux champions Angela Merkel et Nicolas Sarkozy qui ont empêché, à court terme, une sortie de la zone euro de la Grèce. Il semblerait que la Grèce en est maintenant à l'échelon C, soit très très très proche du D, qui signifierait un défaut de paiement, et donc, à plus ou moins long terme, une sortie de la zone euro.

Mais, ces derniers jours, le ministre des finances allemand vient de déclarer, que, non, une sortie de la zone euro de la Grèce ne serait pas si grave et pas si dommageable. Donc, deux questions. Pourquoi avoir fait tant de zèle à vouloir sauver ce pays au bord de l'implosion économique ? Et pourquoi ne pas expédier cette affaire aussi facilement que semble vouloir le faire le ministre Allemand, M. Wolfgang Schäuble ?

Bref. Je ne suis pas là pour vous parler politique, encore moins économie, oui, je sors d'un bac littéraire et je suis en fac de lettres. Je n'ai donc pas les connaissances nécéssaires pour vous faire un cours d'éco sur la situation grecque au niveau financier. J'ai surtout envie de m'intéresser au côté social et humain de la chose. 

Environ onze millions de personnes, la majorité des "citoyens lambda", sont en train de se faire asphyxier par la zone euro, pas uniquement de leur faute, mais aussi grâce à la toute-puissance que l'on confère aux marchés financiers. Endettements massifs des Etats pour sauver leurs banques pour que celles-ci puissent encore alimenter le sacro-saint marché boursier au lieu de s'occuper de son peuple (excusez mon engagement de gauche, voire plus, j'ai encore du mal à maîtriser ces nouvelles notions de politique). 

Une crise en entraînant une autre, nous avons pu assister, il y a une semaine, à l'émergence d'un nouveau gouvernement suite aux législatives. Et quelle (anti-)surprise de découvrir l'émergence du parti Nazi Aube Dorée qui obtient pour la première fois des sièges au Parlement Grec (vingt-et-un, pour être précis). 

Cela m'amène donc à un constat général. La montée des partis d'extrême-droite en Europe n'est donc pas qu'une mode, pas qu'un simple fait de société. En effet, que la Grèce puisse vouloir afficher un repli identitaire pourrait sembler compréhensible, mais des pays comme l'Autriche ou même, nous, en France (pays des Droits de l'Homme, terre d'accueil pour immigrés) qui ne sont pas encore touchés trop violemment pas cette crise veulent créer ce même repli semble ahurissant. Et il faut aussi considérer que le gouvernement Autrichien (extrême-droite, donc) s'était inquiété, le 22 Avril dernier, suite à l'énorme score réalisé par Marine Le Pen. 

La démocratie athénienne est aujourd'hui mise à mal. Trois chefs de parti ont échoué à mettre sur pied un gouvernement. Néa Dimokratia a échoué à établir un gouvernement, de même pour SYRIZA et Pasok, hier. Enfin, le gouvernement de coalition souhaité hier (et ardemment défendu par les économistes et chefs politiques européens) semble être dans l'impasse.

D'où une réponse ouverte à ma première question : peut-on encore espérer un semblant de démocratie en Grèce, au vu de la situation actuelle, où même la plus ancienne et la plus respectée des démocraties est incapable de réussite dans ce qu'on lui prête de plus fort et de plus ancien ? Cela laisse présager de sombres jours pour la zone euro, les créanciers et les marchés financiers. 

Un petit cadeau avant de vous laisser, cette magnifique prevue d'amour d'un leader néonazi envers les journalistes. Et certains osaient dire de Jean-Luc Mélenchon. A côté, il passe pour un gentil, quoi.








Source

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : My Way of Thinking
  • My Way of Thinking
  • : Vous vous rendez compte de ce qu'il se passe dehors ? Non mais allô quoi.
  • Contact