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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:00

"Et yes, Philippe, the feuilleton vire to the psycodramatic scene" . C'est en ces termes que Nelson Monfort serait venu commenter l'élection (qui ressemble plus à un épisode de Plus Belle La Vie, en fait) du "Président" (un guignol, quoi) de l'UMP. J'admets, ça fait trois jours (quatre ?) que je me la coltine, je dois dire, je trouve toujours matière. 

Maintenant que ça commence (un peu, sinon, c'est pas drôle) à se tasser au niveau de la tête du parti que voilà les militants que nous rejouent une scène de Racine. Oui, un gros psychodrame avec des morts, du sang, de la chair, des têtes qui tombe, du sexe, de la baise, du cul, de la violence, des cris, des larmes. Olivier Mazerolle qui explose en plein direct sur BFMTV. 

Le psychodrame de la carte de militant, découpée sans aucuns scrupules, j'en ai encore des frissons, en voyant ce pauvre morceau de plastique écartelé de part en part, explosé en mille morceaux par un militant chamboulé. C'est pas parce qu'on est triste qu'on est obligé de faire mal à une personne qui ne vous a rien fait. D'autant plus une carte d'électeur. Est-ce que vous réflechissez, parfois, les gars ? La petite carte, elle peut même pas se défendre, vous, vous mettez un coup de ciseau dedans. Ca va pas bien, hein. C'est comme frapper un tétraplégique. En pire. 


carte-twitter-ump_scalewidth_300.jpg


Et Copé qui vient couiner, là. "J'ai mal, je suis blessé, horrifié, détruit, abasourdi, tout comme le parti, je cherche des solutions pour me sortir d'une grave dépression. Oui, je vous le dis, mes amis, compagnons de route, souffre-douleur, adversaires, femmes, petits amis, j'ai fait une grave dépression, dimanche. Me voir accablé d'une telle responsabilité, je n'y étais pas préparé. Au fond de moi, je savais qu'il y avait esbrouffe. Le directeur de la COCOE, c'est un de mes plus proches collaborateurs. Les DOM-TOM, c'était son idée. Bourrer les urnes à Nice de bulletins "Fillon" et faire accuser Eric [Ciotti, NDLR] ? Son idée aussi. C'est fourbe. Ca aurait pu très vite jouer en ma défaveur, si les gens avaient eu la jugeotte de se dire "Mais c'est pas possible, Copé est assez fourbe pour bourrer l'urne de bulletins "Fillon" et faire accuser son adversaire de triche". Mais voilà, ça a fonctionné. Maintenant, je viens me repentir devant vous. J'allais proposer à François de reprendre ma place, mais, comme il l'a très bien dit sur TF1, il ne prendra pas la place qui lui revient de droit. Donc je garde ma place d'imposteur, oui, je l'avoue, je le suis. Mais je ne laisserai pas ma place à Alain [Juppé, NDLR], je considère qu'il n'est pas l'homme de la situation. Certes, c'est grâce à lui que le parti s'est mis sur pieds.
                Mais que serait le parti sans la force et le charisme de Nicolas ? C'est pour ça que je vous demande de faire une standing ovation à Nicolas, qui revient d'entre les morts pour reprendre en main notre parti. Qu'il soit mis en examen ou non, il reste notre chef naturel. Qu'il soit mis en examen nous montre une chose : nous savons que nous faisons des erreurs, nos hommes politiques condamnés, on les affiche comme tels, pas comme cette gauche immonde, donneuse de leçon, incapable de gérer un pays sans le faire sombrer dans un marasme noir. Et si vous saviez comme il m'est difficile de voir mon pays détruit petit à petit par ce "président normal" qui se sert de son pouvoir pour aider ses amis. Voyez Jean-Marc Ayrault et son aéroport. Une droite sociale et respectueuse de ses administrés n'auraient jamais laissé faire une chose pareille. Madame Merkel, un gros problème aussi. La gauche est acculée, elle se laisse dicter sa conduite par une femme néo-libérale à moitié folle, à moitié inconsciente. Une droite unie, c'est une droite qui évite à son pays de payer des erreurs commises par les néo-libéraux européens tels que Madame Merkel. Sarkozy tenait en laisse Mme Merkel, il ne la laissait pas gouverner une seule question européenne. Vous, les petits calomniateurs, les suppôts de Satan que vous êtes en tant que journalistes, je veux vous dévoiler l'envers du décor. C'est Mme Merkel qui apportait son café à Nicolas après les repas.
                 Mais j'ai assez parlé de moi, je veux parler de l'amour de mon parti et de ce qu'il a fait pour moi. A l'UMP, à tous mes amis, je vous aime, je dois partir."

Tiens, je ne savais pas que Jeff écoutait du Megadeth. 

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