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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:47

Cette semaine, on va aller se revigorer du côté de l'Irlande, avec ses vertes prairies, ses murs de pierre qui sortent de terre un peu partout, sa pluie, son soleil réconfortant, sa bière... 



Je me permets de mettre deux reprises de ce morceau. Dans l'ordre, Thin Lizzy et Metallica (oui Metallica, oui).







HURROOO PEOPLE !







Un jour, y'a un compositeur français qui a eu la merveilleusement bonne idée de coller des instruments celtes sur des compositions de Vivaldi et ça a donné quelque chose de génialement savoureux !




Si vous me dites que la cornemuse est écossaise, je vous fais bouffer un kilt.







J'en ai oublié plein (et volontairement, sinon je vous aurais noyé sous un déluge irlandais), mais je pouvais pas ne pas finir sur deux des morceaux qui sont vraiment représentatifs de ce qu'est la fusion de la musique irlandaise avec autre chose, notamment du punk.




 
 
 
 
 
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 21:02

Ouais, Eminem. Cela étant, j'avais prévu, à la base, de faire un article sur Alice in Chains, mais étant donné que c'était déjà fait, bah fallait bien que je trouve quelque chose. Si vous n'êtes pas contents, faites des propositions au lieu de raler. Bon, comme toujours, ce sont des conneries de vidéo de Vevo, qui cache les "fuck" par des blancs. Donc quand j'écoute Eminem, j'ai l'impression de lire du gruyère (oui, lire du gruyère).













































 
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 19:09

S'il y a bien un groupe français qui façonne la scène metal de notre beau pays, c'est bien les Lofo qui sont là depuis, grosso modo, 20 piges (25 pour être précis). Groupe emmené par Reuno (pas la voiture) depuis le début. Groupe riche d'influences musicales allant du ska au hardcore, du punk au slam. Bref, Lofo, c'est un groupe de la mixité. Un groupe de gauchistes patentés qui refusent le diktat des capitalistes. 


10- Histoire Naturelle / Et si nous revenions aux sources de ce qui fait l'humanité ? C'est le pari (un peu utopiste) que le groupe développe dans ce morceau.




9- Buvez du Cul / Parce que toutes ces merdes qui vous abrutissent peuvent être remplacées par un truc : le cul. Et, non, je n'ai pas choisi les photos de la vidéo, et encore moins la photo de présentation de la vidéo. Voilà.




8- Les Gens / "Aime ton prochain comme toi-même". Donc l'amour-propre aurait été décimé au combat par Lofofora ?




7- Amnes'History / Quand Lofo s'attaque aux génocides et aux massacres du XXe siècle.




6- Comme à la Guerre / Simple critique de la guerre et de la recherche de profit.




5- Les Conquérants / Lofo sort de l'européanisme latent pour se positionner du point des vue des Amérindiens avant l'arrivée de Colomb. Bon, y'a quand même la grosse critique de l'Europe et de sa toute-puissance. Quand même.




4- Requiem pour Moi-Même / 77




3- Auto-Pilote




2- Madame Rêve / Quand Lofo s'attaque à Bashung, ça donne ça. De toute façon, chaque groupe qui s'attaque à Bashung, ça donne quelque chose de pas mal, voire bon.




1- Charisman / Il y aurait tant de choses à dire sur ce morceau. L'illusion qu'un politicien peut vous aider et vous sortir de la merde noire dans laquelle vous vous trouvez. La quasi-religiosité des paroles. Ce morceau est sans doute le plus parfait dans la longue disco du groupe (et c'est aussi par celui-là que je suis rentré dans le metal. En plus de BYOB. Mais c'est une autre histoire).

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 18:35

Les médias et les universitaires-chercheurs (surtout ces derniers) nous parlent de la fameuse "crise de la presse". Qu'est-ce que c'est donc que cette crise de la presse ? C'est tout simplement que le modèle papier est en train de brûler comme Jeanne d'Arc à la fête de la Saint Jean (ou presque). Et ça, bah les corps de presse, ils aiment pas, parce qu'ils ont toujours été publiés sur papier. Je vois pas le problème, il suffit de passer sur le web. Je caricature un peu, en fait. La crise de la presse est plus profonde. C'est toute une remise en cause du journalisme qui est en train de prendre forme alors que se dessinent les nouveaux médias. Comment intéresser les gens avec du papier alors qu'ils sont tous accros aux écrans ? Comment intéresser la population avec des infos internationales datées de la veille alors qu'elle trouve tout sur Twitter ?

Pendant mon stage, j'ai découvert ce à quoi ressemblait la presse dans les années 80. Plus fournie, plus dense. Et encore, je ne vous parle pas de ce qui se faisait au début du XXe siècle. Quand je vous dis plus fournie, c'est à vue d'oeil (mais comme j'ai jamais été bon en maths, je laisse cette appréciation en suspens), 3 à 4x plus de texte en moyenne. Un papier "standard" faisait, grosso modo, entre 6000 et 8000 signes à l'époque alors qu'en moyenne, on en est à 2000 aujourd'hui. Ceci n'est pas la preuve que la presse est moins intéressante, c'est juste la preuve que les gens veulent du concret et vite. Parce qu'ils sont pressés. Et ils préfèrent le web. Parce que c'est plus facile à lire dans le train. Ça prend moins de place qu'un journal et c'est moins chiant à ranger. La presse mute. Et c'est normal. Comme ça l'est pour la musique et les livres. Cela étant, la presse ne peut pas (ou ne veut pas) changer. Certainement un peu d'arrogance de la part des titres séculaires. La presse fournit aussi du fixe, de l'immuable. Alors que les gens veulent du vivant.

La crise du journalisme n'est pas seulement à lier au changement de moeurs des lecteurs, bien au contraire. Il y a une méfiance, voire une défiance, de la population face aux journalistes. De un parce que celle-ci se sent utilisée par eux pour justifier certaines actions politiques, de deux parce qu'elle considère que la presse cache des choses qu'elle savait pour protéger ses intérêts et ceux des politiciens (l'affaire du sang contaminé, notamment). Bref, la défiance est plus au coeur de la crise que le manque d'intérêt. 

Cette défiance a deux causes. La première, c'est que le journaliste "chasse le scoop". Toujours à fureter dans des endroits où il y a le plus de chance pour qu'il chope un politicien la chemise sortie du futal, toujours à chercher du scooter. Le journaliste perd son crédit parce que certaines rédactions ont tendance à trop considérer le scoop comme unique élément viable du journalisme contemporain (surtout le cas en télé, et comme les gens s'informent majoritairement par la télé, ne cherchons pas plus loin). J'en veux pour preuve : la presse papier ne révèle plus les scoops. Elle ne fait qu'en parler, parce qu'il faut bien le faire. Mais ceci est laissé aux médias de l'instantané pour des raisons évidentes. La deuxième cause de cette défiance, c'est que, au vu du prix d'une école de journalisme, on a tendance à payer sa carte de presse en s'inscrivant (si on réussit son concours, évidemment). Alors bon, la déontologie, voilà, c'est bien gentil, mais faut rentabiliser les milliers d'euros investis par papa et maman en les rendant fiers quand ils regardent BFMTV ou TF1. C'est surtout ça qui fait défaut quand on se penche sur la question : les journalistes n'ont pas de morale. Je l'ai entendu, pendant mon stage. Ça ne m'était pas destiné à moi ou à ma rédaction, mais c'était un constat global du métier.

Je ne peux pas m'empêcher de mourir quand je vois Enora Malagré interviewer Pharell Williams comme elle le fait. Même lui est mal à l'aise quand elle l'appelle "Baby". Qu'elle arrête de dire que tout le monde le fait, c'est absurde. T'es "journaliste", pas potiche de service. Bon, c'est vrai que chroniquer (bien grand mot, encore une fois) pour Hanouna, ça doit bien réduire le sens critique, mais agir comme une ado de 14 piges, c'est moyen pour la réputation du métier. Et je passe les questions complètement minables, du genre "Dis-moi, Pharell, est-ce que t'as pensé à te lancer dans la boucherie ? Parce que t'as tout fait, alors je me disais...". Non, mais où on va, sérieux, où ? Ça se veut drôle et décalé, comme une émission d'Hanouna, mais ça met mal à l'aise et ça laisse une image déplorable du journaliste (comme une émission d'Hanouna).

Hier, en cours de "gestion des interactions professionnelles", dispensé par un gradé de l'INSEEC (clairement l'école où t'achètes ton diplôme en payant tes frais de scolarié), on a eu le droit à un magnifique "mais de toute façon, les journalistes n'ont aucune morale. D'un drame de dix morts, on arrive à un résultat final qui semble nous parler d'un bilan de 300 morts". Je vois pas en quoi on devrait se taper des leçons de déontologie d'un mec qui passe son temps à pigeonner des gens en concoctant des plans de stratégie de communication à destination d'un public de moutons. Ou, au mieux, à sauver du marasme communicationnel une entreprise de pose de fenêtres. Demander à des étudiants journalistes "s'il faut avoir un piston pour passer les concours", ça non plus, c'est pas digne, pas classe, pas de standing international. Demander à des étudiants journalistes s'ils ont "un plan de secours", c'est pas très finaud comme manière de dire "vous êtes minables, vous faites quoi en fac ?". Alors non, peut-être que je ne suis pas capable de "créer des plans de communications en cinq étapes pour permettre la symbiose dialogique entre deux équipes diamétralement différentes pour faire fonctionner un service de communication", mais ça devrait sûrement me réjouir. 

La presse est en crise et je ne pense pas que ce soit un mal. Il faut dépoussiérer les institutions si elles ne peuvent pas le faire d'elle-même.

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:54

Comme ça parle de ça partout, depuis un moment et que je me dis que je dois le faire, je vais le faire là. Comme ça, sans aucune raison. On parle beaucoup du fait que la musique française est en train de se réduire à Daft Punk et Zazie. Voire Bob Sinclair. C'est ce que dit Rachid Ferrache, du moins ce qu'il essaye de nous faire croire. J'admets que son argumentaire est, pour moi, amplement suffisant, quoi qu'un peu forcé. Le trait extérieur dégouline un peu et c'est grossier. Ça l'est d'autant plus que Rachid a fait prof et jury à la Star Ac (sur NRJ12, s'il vous plaît) et qu'il a aussi été choriste pour les L5. Alors bon, pour l'argumentation du côté musical, on va se passer de son avis, même si celui-ci aurait été pertinent. Bref.

La musique française, pour M.Ferrache, c'est quoi ? C'est Zazie et Mauranne. Un peu de Bob Sinclair. Du Zaho. Zaho quoi. Merde. Et Ben l'Oncle Soul. Qui ? Lui. Donc voilà, c'est foutraque, mais jamais Rachid ne s'intéresse à des petits groupes français. Il en parle, un peu, je crois. Mais jamais ne les prends en exemple. Il en parle (pas beaucoup) comme une zone à revitaliser. Certes. C'est bien. Mais arrête de prendre Zaho comme exemple enfin ! Je vais vous l'avouer, j'ai voulu écrire cet article en réécoutant l'un des morceaux qu'on avait fait avec mon ancien groupe. C'était minable, clairement. Mais y'avait un truc. Y'avait une putain de cohésion, on était vraiment un groupe. Pas quatre mec dans une salle de répète qui jouent chacun dans leur coin. On passait quatre heures, certains matins pendant les vacances, à répéter cinq morceaux pour d'hypotétiques concerts qui n'ont quasiment jamais eu lieu (on en a fait deux). On n'avait pas commencé à composer, on reprenait des morceaux qui nous semblaient exploitables. Mais on était vraiment contents d'être ensemble. Comme un putain de groupe. Une putain d'entité qui vit (pas très longtemps, mais quand même, laissez-nous ça).

Alors non, Monsieur Ferrache, la musique française, c'est certes pas Sept Fions d'Assaut (qui sont huit, au demeurant, alors les jeux de mots foireux, c'est mieux quand ils sont un minimum cohérent), comme vous les nommez si bien, mais un peu de respect ne vous ferait pas mal, pour commencer. Ensuite, Zaho non plus c'est pas de la musique. Qu'est-ce que c'est ? C'est le pendant féminin des Sexion d'Assaut que vous pouvez retrouver chez tous les bons vendeurs d'autotune. Après avoir vu ça, j'ai plus envie de m'étonner que la musique française soit déconsidérée. Je sais pas, mais Zaho, c'est pas vendeur. Faudra l'envoyer sous les balles de l'Eurovision, pour qu'elle clôture sa carrière avec une scène intercontinentale. Au moins. Parce que si c'est en voulant faire éclore des artistes comme Zaho, plutôt en finir de suite et vendre le ministère de la Culture au Quatar, hein.

Je suis un metalleux dans l'âme, pas besoin de vous le dire. Mais j'ai un genre de tiraillement. D'un côté, j'aimerais que mon metal français soit reconnu du monde entier, même si je sais qu'il n'en a pas besoin pour prouver sa valeur. Même si les groupes qui ont réussi à percer se compte sur le bout des doigts, c'est quand même bon de voir Dagoba ou Gojira tourner aux États-Unis. C'est mon côté français, mon côté chauvin, pour pouvoir dire "Putain, ces groupes sont français, comme moi". Mais au fond je m'en fous, c'est mon côté français, pour pouvoir dire "Ouais, mais nous, au moins, on a encore des vrais artistes qui vendent pas leur cul à des majors". Après, y'a toujours les Victoires de la Musique qui remuent un peu le couteau assaisonné au sel de Guérande dans la plaie purulente du narcissisme français. Mais si c'est un problème de narcissisme, autant prendre son mal en patience, ranger son égo dans une boîte et perdre la clé qui ferme le cadenas. On sera peinard et on ira pas chialer que les ricains font tout mieux que nous, au moins musicalement. Parce qu'on a pas la même culture, les gars. C'est tout, cherchez pas.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 18:12

En 2013, suite à l'adoption du "Mariage Pour Tous", Jean-François Copé avait fait miroiter le fameux "droit de conscience des maires" qui pouvaient, dans ce cas-là, refuser de marier un couple homosexuel en le déléguant à ses adjoints. En même temps, être marié par Copé, faut le vouloir. Et un mariage qui commence comme ça, vaut mieux pas qu'il commence. Je dis ça... Alors bon, voilà, la liberté de conscience du maire... Moui. Bon. Encore que. Ouais. En fait. Mais non. C'est crétin. Peut-être. Ou pas. Bref.

En Arizona, on fait mieux. Oui, on fait du thé en bouteilles funky, aussi. Thé dégulasse qu'on dirait de la boisson lyophilisée à laquelle on aurait rajouté de l'eau du robinet. Le problème n'est pas là. En Arizona, la gouvernure va devoir statuer sur... l'interdiction de vente de gâteaux (ou de services ayant pour but un mariage) aux couples homosexuels. Des gâteaux. "Du champagne ? Pour fêter vos fiançailles ? Thierry et Bertrand ? Non, finalement, je la garde, j'ai pas envie que ma marque soit associée à une activité décadente qui verra la civilisation occidentale s'éteindre". Bon, voilà. En gros. Très gros, mais l'idée est là.

Suite à cela, et étant donné que la gouverneure doit statuer sur la question le 28 février, des cafés ont pris les politiques à contre-pied en disant pouvoir "refuser de servir les parlementaires". Donc bon. La situation semble être dans une impasse, ici, en Arizona où les cafetiers refusent de servir les pâtissiers qui refusent de servir les homosexuels et où les pâtissiers refusant de servir les cafetiers qui refusent de servir les pâtissiers qui refusent de... Et puis voilà, vous avez l'idée.

23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 19:15

Quand on parle de pop, on pense tout de suite à Lady Gaga ou ce genre de choses qui, en fait, ne sont pas de la pop. Mais plus un amalgame de R'n'B (pas le vrai Rythm and Blues, hein, je suis pas con non plus) et d'une pop-synthétique saupoudrée de basse qui donne un vrai relief au morceau. Alors quoi de mieux pour vous parler de pop (les gens parlent de "rock progressif" mais les gens ont faux. Les gens ont toujours faux. J'aime pas les gens. Screw you, all !). Bref. Supertramp, c'est bien c'est beau c'est bon et je tiens à vous en faire profiter ! Ah oui. Une dernière chose. Roger Hodgson ayant été l'un des principal compositeurs et le chanteur de Supertramp, les morceaux de lui sont la représentation des versions de Supertramp que je n'ai pas pu trouver.






























 
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 18:42

Après la musique dématérialisé, j'aimerais m'attaquer à un autre sujet sensible. Le livre dématérialisé. Précisons les choses. Je ne suis pas un énorme lecteur. J'aime bien lire, le soir, avant de me coucher, une demie-heure, une heure. J'aime lire plein de trucs. Notamment des policiers et des bouquins de SF. Quelques essais, aussi. Du moins des livres qui ne sont pas fictionnels. Dans le genre, j'avais adoré Propaganda, d'Edward Bernays. J'avais aussi été aspiré par Pouvoir et Terreur de Chomsky. J'aime aussi lire des bouquins sur la musique (narmol, vous me direz). J'ai lu l'autobiographie d'Anthony Kiedis qui m'a laissé sur le cul. Et faut que je termine House of Gold and Bones (le comics). Parce qu'il attend. Mais je vais le finir. J'ai aussi lu, ne vous étonnez pas, les cinq premiers Harry Potter. J'ai lu aussi des dizaines de Chair de Poule quand j'étais gosse. Ça me collait vraiment des sueurs froides. Mais je préfère par dessus tout la SF. Du genre de Stephen King. Je veux tester le Nécronomicon aussi. Et j'aimerais aussi trouver des livres sur les sciences occultes. Parce que, mine de rien, ça a l'air d'être terriblement intéressant, ça aussi. Bref, je suis pas un avaleur de papier, mais je ne pourrais pas vivre sans un bouquin à lire le soir. Même en revenant du Sonisphere, a 5h du matin, j'ai dû prendre le bouquin qui traînait avant de m'endormir. Ne serait-ce que lire quelques lignes. Pour dire à mon cerveau "C'est bon, tu peux commencer à éteindre". C'est plus ça. M'endormir peinard, calmé, loin d'un écran. 

J'aimerais tester, une fois, les liseuses. Voir si c'est vraiment aussi bien qu'on le dit. Parce que je ne lis pas dans les transports. Sinon j'ai des nausées. Donc lire en voiture, c'est mort. Lire dans le train, encore moins. Mais, après avoir lu des témoignages (tirés du Monde), je me pose réellement la question : à quoi ça peut bien servir de lire un bouquin sur smartphone ? Bon, après, je dois aussi dire que mon expérience est limitée parce que j'ai les yeux terriblement sensibles et que la lumière me perfore le crâne à chaque fois que je sors sans lunettes de soleil, et que je suis donc un bien mauvais cobaye pour ce qui concerne la lecture numérique. D'accord, lire sur smartphone c'est pratique quand t'es à deux dans un pieu. D'accord, c'est pratique quand t'as qu'un portable, et pas un MP3, un livre, un agenda, une montre, un appareil photo... Le problème n'est pas que les gens téléchargent du livre numérique pour mettre sur leur smartphone, non. Si ça permet aux gens de découvrir qu'ils aiment lire, tant mieux. Vraiment. Cela dit, dans les témoignages, ce qu'on retrouve souvent, c'est "Pourquoi le livre numérique est-il toujours aussi cher qu'un livre papier, alors que la musique numérique est nettement moins chère que la musique sur CD ?". Pour répondre à cette question, je vais utiliser un argument très simple, à la portée de tous, normalement. L'argent, les gars. L'argent. Ouais, c'est encore l'argent qui est en cause. "Mais pourquoi ?", me direz-vous. Pour deux raisons. 

La première, c'est qu'un musicien, même s'il aimerait vraiment beaucoup, n'est pas obligé de vivre QUE des albums qu'il vend. Un musicien, c'est une personne qui peut produire d'autres albums, donc toucher de l'argent grâce au travail d'autres musiciens. Un musicien, il peut être roadie pour une tournée. Lui, il s'en branle, il est en backstage, personne le verra porter des caisses d'un autre groupe. Un musicien, il peut avoir plein de side-projects qui lui permettent de vivre. Un musicien, et c'est là la principale source de revenus, bah il fait des concerts. Où les gens paient pour venir le voir jouer (c'est fou, en 2014 que des gens ne se soient pas encore plaints que les concerts étaient trop chers pour ce que c'était). Alors qu'un écrivain, bah écoutez... A part écrire ou être prof, il a pas trop le choix dans ses activités. Alors s'il pouvait vivre de sa passion, ça serait pas mal. Alors oui, le prix d'un livre numérique est peut-être similaire à celui d'un livre physique, mais un romancier ne peut pas se démultiplier comme peut le faire un musicien. Un romancier, ça fait pas des tournées qui lui rapportent des millions par mois. Les romanciers, ça vivote, la plupart du temps. "Oui, mais Marc Lévy ?". Marc Lévy, un écrivain ? Pardon ?

La deuxième raison, toute simple, c'est que la musique tend à se développer sur un autre secteur marchand, le merchandising. Alors oui, c'est purement commercial, mais tu l'aimes bien ton sweat Metallica, mec. Pareil pour ton t-shirt Slayer. Et ton futal Mötörhead (que je trouve purement ridicule, au demeurant). Et tes Converse Nirvana. Et ta boucle de ceinture Iron Maiden. Tes drapeaux, que tu sais plus où mettre. Tes posters qui sont restés chez tes parents. Les patchs sur ta veste en jean que tu ressors pour les concerts. Les pins sur ton sac à dos de lycéen... Bref. Vous comprenez bien qu'on peut pas vendre des t-shirts "Ionesc 'Em All", ça marcherait pas. Pas du tout. Et ça fait pas génial, pour un ado en pleine lutte contre la société, d'arborer des Converse Zola. Ou encore une boucle de ceinture "Gustauve Flaubever".

Donc, pour palier à cette lacune que les auteurs ne peuvent pas combler, il fallait bien, malgré tout, qu'on leur permette de vivre. Alors un livre aura toujours le prix d'un livre. Et si vous en voulez pour votre argent, passez au format papier, ça devrait aller mieux. Un vrai livre, de vraies pages, du vrai papier. Qui vaut généralement plus les 23€ que son homologue numérique. 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 18:10

C'est ce genre de trucs qui fait rire. Ce genre de petites phrases qui fait sourire, malgré la morosité ambiante, malgré le feuilleton autour du coma de Schumacher, malgré le bilan morose des français à Sotchi. Malgré la croissance en berne (0.3%, merci mais c'est pas de la hausse. Genre de la stagnation surélevée), Pierre Gattaz se place comme l'un des humoristes phares de cette nouvelle année. Vous avez aimé Copé et Fillon en 2012, vous avez adoré Frigide Barjot en 2013 ? Vous allez surkiffer (je pèse mes mots wesh) le one-man show de Pierre Gattaz, révélation 2014. 

Pierre commençait déjà à rôder son sketch alors que sa prédécésseuse (je sais pas si ça se dit, alors je l'écris mal exprès) Laurence Parisot n'a toujours pas laissé son poste (c'est un peu Tennant qui fait "I don't wanna go" mais qui part quand même parce que la vie est ainsi faite). Mais que, comme seule la forme change, on peut donc dire que Parisot s'est régénérée en Pierre Gattaz (mêmes idées, mêmes combats, mêmes haine des socialistes). Alors bon, on se dit que le temps n'est pas une ligne droite, plutôt un genre "wibbly wobbly timey wimey... stuff", alors Pierre Gattaz s'est rencontré plusieurs fois sous sa forme précédente et sa forme future (suivez un peu, c'est chiant ces questions inutiles) pour avoir les idées qu'il a maintenant. Bref je m'éloigne.

Donc Pierre Gattaz reprend le show Parisot, mêmes sketchs, mêmes punchlines. Sauf qu'il va parfois plus loin. Comme aujourd'hui. Où il a demandé que des lois soient signées, certes, mais des lois qui "ne doivent pas faire stresser les patrons". Par contre, si vous pouviez mettre un peu plus de poids sur ces fainéants assistés gentils intermittents du spectacle, ça serait cool. C'est pas qu'on les aime pas, mais s'ils pouvaient arrêter de nous pomper notre fric, ça devient lourd quoi. Après, les lois pour pas faire stresser les patrons, je suis totalement pour. C'est tellement mieux un patron qui peut s'épanouir en plein air, élevé au blé dur (humour) et qui a plus de goût une fois dans l'assiette des syndicalistes. A propos de "l'observatoire des contreparties" monsieur Gattaz souhaiterait qu'il y ait un changement d'appelation. Un truc du genre "comité de suivi". Ça fait moins agressif. C'est clair. Ça fait presque "comité d'entreprise". Pour un peu, on demanderait que le comité de suivi soit composé de membres du Medef. Et un seul syndicaliste. Parce qu'on n'est pas paritaire, mais qu'un avis anticonformiste, c'est pas gênant. Et c'est vrai que c'est pas bon d'agresser les patrons. Ça les fait stresser, ça envoie de l'acide lactique dans les muscles et après ils sont plus mangeables.

16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 18:49

Alors que leur prochain album Catacombs of the Blac Vatican est dans les carton, j'aimerais revenir sur la carrière du groupe. Parce qu'on a beau dire ce qu'on veut, Zakk Wylde, c'est pas "que" le guitariste d'Ozzy et le poto à Dimebag. 

Puisqu'on en parle, tiens. Le dernier single fraîchement daté du 21 janvier (yup, j'ai pris du retard, je sais).




Un petit arpège classique (et un solo qui déboîte) pour continuer. Chanson écrite, justement, pour Dimebag. 





Parce que non, Zakk n'est pas né avec de la barbe. Et que oui, il a été imberbe (comme moi, donc). 





Zakk Wylde, c'est aussi faire sonner une guitare électro-acoustique comme une électrique. Chapeau bas.





Être Zakk Wylde, c'est aussi savoir reprendre ses propres morceaux en changeant totalement la structure. Et aussi de passer d'une version électrique massive à une version acoustique toute douce.








Black Label Society (ou Zakk Wylde, des fois c'est pareil), c'est aussi des reprises.







Black Label Society, c'est aussi une symbolique derrière chaque morceau.

 
 
 
 
 
 
 

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